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Roland-Garros 2025 : Lois Boisson rêve les yeux ouverts et s’invite en quarts !

Léo Derambure

Publié le

Roland-Garros 2025 Lois Boisson rêve les yeux ouverts et s’invite en quarts !
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Dernière Française encore en lice dans le tableau féminin, Lois Boisson affrontait ce lundi la tête de série numéro 3, l’Américaine Jessica Pegula, en huitième de finale sur le court Philippe-Chatrier. Battante, inspirée, vaillante, les qualificatifs ne manquent pas pour saluer la prestation remarquable de la jeune Dijonnaise. Dans une ambiance progressivement en fusion, Lois Boisson s’est imposée en trois sets, 3-6, 6-4, 6-4, et s’est offert une qualification historique pour les quarts de finale de Roland-Garros.

Loïs Boisson avait rendez-vous avec l’histoire et l’occasion de faire décoller un peu plus encore sa jeune carrière. Après trois premiers tours brillamment négociés, la Française de 22 ans se mesurait, ce lundi, à un véritable poids lourd : l’Américaine Jessica Pegula, n°3 mondiale. Sur un court Philippe-Chatrier tristement clairsemé, comme trop souvent à l’heure du déjeuner, il ne restait plus qu’à espérer que Boisson parvienne à jouer libérée, sans complexe, et à prolonger ce rêve éveillé qu’elle vit depuis le début de la quinzaine.

Un début accroché, puis Pegula impose sa loi

Difficile de faire ses premiers pas sur un court aussi emblématique, surtout face à une telle adversaire. Loïs Boisson en a fait l’expérience dès l’entame du match : breakée d’entrée, la Française peine à trouver les bonnes zones, offrant à Pegula des balles trop faciles à exploiter. Mais fidèle à son panache et à sa lucidité tactique, elle ne se désunit pas et recolle immédiatement au score grâce à un débreak plein de sang-froid.

Les jeux défilent ensuite, jusqu’à 3-3, chacune tient solidement son engagement. Mais à ce moment précis, Pegula hausse le ton. L’Américaine serre le jeu, impose son rythme, et étouffe progressivement son adversaire. Résultat : un double break en fin de set et une première manche en poche (6-3), maîtrisée avec autorité face à une Boisson courageuse, mais impuissante face à la montée en puissance de la numéro 3 mondiale.

Combative et inspirée, Loïs Boisson fait chavirer le Central en égalisant

Là où bien des joueuses encore inexpérimentées auraient accusé le coup face à la montée en puissance de la n°3 mondiale, Loïs Boisson a tenu bon. Combative sur chaque point, elle continue de se battre avec intelligence, ose tactiquement, et s’appuie sur ses points forts, à l’image de ce superbe revers long de ligne en début de manche qui lance le ton. Les jeux s’équilibrent à nouveau, mais cette fois, c’est la Française qui prend l’initiative en réalisant le premier break du set. Pegula le récupère immédiatement, mais une chose est sûre : Boisson ne lâchera rien.

À 4-4, sur le service de l’Américaine, la Tricolore hausse encore le niveau. Elle change de registre, défend, varie les trajectoires, ne donne plus de points gratuits et n’hésite pas à monter au filet. Après une première balle de break écartée par Pegula, la seconde est la bonne. Et derrière, avec sang-froid, Boisson conclut le set sur un jeu blanc autoritaire. Une manche remportée 6-4, pleine de cran, d’intelligence et de hargne. Le Central, enfin rempli de tension et d’émotion, vibre avec elle.

Un finish héroïque pour une victoire historique

En pleine confiance, portée par un Central désormais bouillant qu’elle avait elle-même réclamé pour vivre son premier huitième de finale en Grand Chelem, Loïs Boisson entre parfaitement dans cette manche décisive. Elle breake d’entrée Jessica Pegula et confirme dans la foulée.  La Dijonnaise vient d’enchainer quatre jeux de suite, dans une ambiance de feu, avec tout le Philippe-Chatrier qui scande son prénom à chaque point remporté. Sa variation de rythme, ses prises d’initiative, sa défense acharnée : tout déstabilise l’Américaine, pourtant loin de sombrer.





La n°3 mondiale s’accroche et parvient à recoller à 2-2 après un débreak plein d’autorité. Sur sa lancée, elle pousse Boisson dans ses retranchements sur son jeu de service suivant. Mais la Française est en transe : premières balles dépassant les 190 km/h, attitude conquérante, regard conquérant, elle est totalement à la hauteur de l’événement.

À 4-3 en faveur de Pegula, Loïs Boisson se retrouve menée 0-30 sur son service. Mais une fois encore, la Française serre le jeu, s’accroche, et finit par revenir à 4-4. Dans la foulée, elle met immédiatement la pression sur le service de l’Américaine. Le doute s’installe chez Pegula, qui commence à commettre des fautes inhabituelles. Boisson se procure trois balles de break, toutes sauvées par la tête de série numéro 3. Mais sur la quatrième, la Tricolore ne tremble pas : elle lâche ses coups et s’envole vers le jeu décisif.

À 5-4, elle sert pour une place en quart de finale. Le jeu est irrespirable : plus de treize minutes de tension, quatre balles de break écartées, et enfin, une première balle de match. La première est la bonne. Loïs Boisson libère le Central et s’offre une victoire majuscule. À 22 ans, elle poursuit son parcours exceptionnel et disputera les quarts de finale de Roland-Garros. Le rêve continue, et cette fois, il a un parfum de légende.

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