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Roland-Garros 2026 – Bis repetita pour les Français : ils seront 10 au second tour des qualifications

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2026 – Même score que sur la première journée : les Français font un 5/15 dans la deuxième partie du premier tour des qualifications. Ils seront 10 tricolores à jouer le second tour ce mercredi.

Début de journée cauchemar

Cette deuxième journée de qualifications était encore moins bien partie que la première. Des averses ont repoussé le début de journée de deux heures, sauf pour Daphnée Mpetshi Perricard (n°811) qui a eu le temps de se prendre 6-3 6-2 par l’ex-n°4 mondiale Bianca Andreescu sur le Suzanne Lenglen. Et dès que la journée a commencé, les têtes sont tombées côté français.

C’est simple, les cinq premiers tricolores en lice ont tous perdu. Pire que ça : aucun n’a réussi à prendre un set. Adepte des grandes aventures à la Porte d’Auteuil, Margaux Rouvroy (n°318) repart sans victoire pour la première fois de sa carrière, défaite 6-4 6-3 par la cogneuse américaine Ashlyn Krueger. Même score pour Sascha Gueymard Wayenburg (n°265) face au Croate Gojo, qui a mieux servi dans ce duel de grands. Enfin, Dan Added (n°230) et la rookie Amandine Monnot (n°304) n’ont pas réussi à exister face aux purs terriens qui étaient sur leur passage, cumulant trois jeux chacun. En l’espace de deux heures, ces cinq éliminations ont un peu plus refroidi le public parisien qui souffrait déjà de la météo.

Entre les interruptions pluie de l’après-midi, deux jeunes tricolores sont venus s’ajouter au tableau de chasse : la franco-néerlandaise Julie Belgraver (n°263) et le revenant Sean Cuenin (n°381), cinq ans après sa défaite à Roland-Garros Juniors contre le futur vainqueur Luca Van Assche. Pour son retour Porte d’Auteuil, Cuenin était d’ailleurs soutenu par un certain Arthur Fils en tribunes du court 14. Cela n’aura pas suffi. La journée commençait donc par un 0/7 des Français.

Quatre qualifiés en fin d’après-midi

Finalement, le salut est arrivé aux alentours de 17h de celui qui disputait son 16e Roland-Garros : Pierre-Hugues Herbert (n°223). Programmé sur le Suzanne Lenglen, “P2H” n’a fait qu’une bouchée du Japonais Uchida, 6-4 6-4 en à peine plus d’une heure. Le tableau est plutôt ouvert devant lui.

La fin de journée fut le signe d’une éclaircie, à la fois sur les courts et dans le ciel. Alors que la pluie s’est arrêtée et que le soleil a fait sa première apparition de la journée, les victoires françaises se sont enchaînées après Herbert. Kyrian Jacquet (n°147) d’abord, qui a signé son retour d’opération au coude par une victoire 6-3 7-6. Une énième blessure de plusieurs mois pour le Lyonnais, qui ne veut pas se laisser atteindre : « Je ne crois pas en la malchance. Ce sont des étapes dans la vie qui doivent se passer. Si ce n’était pas maintenant, ça aurait été plus tard. Il vaut mieux que ça soit le plus tôt possible, car je pense avoir encore pas mal de temps de carrière devant moi [rires]. Là je reste encore 150e mondial, même si c’est très loin de ce que j’espère atteindre, ça reste bien. »





Quelques minutes plus tard, deux féminines françaises ont imité leurs homologues masculins. Il y aura en effet quatre d’entre elles au deuxième tour des qualifications. Cet après-midi, ce sont Jessika Ponchet (n°181) et Harmony Tan (n°225) qui l’ont emporté en deux sets, et rejoignent Carole Monnet et Océane Dodin. Ces quatre filles participent à cette semaine de qualification grâce à leur classement, tandis que les wild-cards accordées par la FFT obtiennent un triste bilan de 0/8 au premier tour. Reste à confirmer lors du second tour, qui aura lieu ce mercredi.

Pavlovic au bout de la nuit : « Je m’en souviendrai »

Enfin, au bout de la nuit, c’est le franco-serbe Luka Pavlovic (n°240) qui a renversé le rookie britannique Wendelken, en partie grâce à l’intervention du public et de la Tribune Bleue en fin de second set (3-6 7-6 6-2). « Moi ça m’a poussé, vraiment. Je remercie vraiment tout le public. Et je pense même que ça l’a gêné à lui, je sentais qu’il était un peu perturbé par l’ambiance. Ce n’est pas toujours facile pour les adversaires qui ne sont pas Français de jouer ici » a expliqué celui qui a gagné son premier match à Roland-Garros à 26 ans : « C’est une soirée dont je me souviendrai. »

En revanche, trois noms n’ont pas réussi à suivre la bonne dynamique de la soirée. Kristina Mladenovic (n°860) n’a pas pu valider sa quatrième victoire sur les… deux dernières années, et n’a passé qu’1h05 sur le court ce soir. Clément Chidekh (n°177), toujours aussi peu à l’aise sur terre battue, a tenu vingt minutes de plus, mais a aussi perdu avec en prime une blessure à la cuisse à la fin. Pour Harold Mayot (n°217), la blessure est derrière lui, et son poignet a tenu dans un combat de plus de deux heures contre le Chilien Barrios Vera. Il n’a en revanche pas géré les points importants, et s’incline 4-6 6-1 3-6 sur le Lenglen.

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