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Roland-Garros 2026 : les plus belles histoires de cette quinzaine déjà inoubliable

Etienne Goursaud

Publié le

Roland-Garros, la terre battue des belles histoires
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2026 – L’édition 2026 du tournoi parisien est déjà riche en très belles histoires de vie et de beaux parcours pour Maja Chwalińska, Matteo Berrettini et d’autres.

Il y aura une nouvelle et un nouveau vainqueur à Roland-Garros. Dans un sport devenu de plus en plus prévisible, où ce sont souvent les mêmes qui gagnent, c’est un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur Roland-Garros. Vent de fraîcheur et histoires à raconter. De belles histoires, cette édition 2026 n’en manque pas. Plus que certaines éditions précédentes, ce sont des récits et des parcours qui sont mis en valeur du côté de la Porte d’Auteuil.

Maja Chwalińska, la résilience après la dépression

Tombeuse de Diane Parry en 8e de finale, la Polonaise Maja Chwalińska continue d’écrire son histoire à Roland-Garros. Elle est devenue la 10ᵉ joueuse issue des qualifications à se hisser en quart de finale du tournoi parisien. Un exploit en soi, pour celle qui n’avait jamais été dans le Top 100 en carrière et qui est virtuelle 49ᵉ joueuse mondiale. En attendant son quart de finale, ce mercredi, contre Anna Kalinskaya.

Des chiffres, un exploit sportif oui. Mais surtout un modèle de résilience. Après quelques pépins physiques, elle plonge dans une dépression. Elle mettra de longs mois à s’en remettre, passant par la case boxe : « D’abord, c’était sur le court, mais ensuite je me suis aussi sentie mal en dehors, raconte la joueuse. J’ai dû gérer ça à partir de 2019, et je ne savais même pas si je reviendrais, parce que les choses n’allaient pas bien. Au début, c’était vraiment difficile de simplement sortir de la maison« , explique la joueuse à L’Équipe.

Sortie de la pénombre, la Polonaise, meilleure amie d’Iga Świątek, joue le tennis de sa vie. Un tennis pas spectaculaire, mais d’une justesse remarquable. Ce lundi, elle a fini par écœurer une Diane Parry sans solution. Jusqu’où peut-elle aller ? Peut-être que Maja Chwalińska elle-même n’a pas la réponse.

Matteo Berrettini enfin laissé tranquille par son corps

Il était le meilleur Italien entre 2019 et 2022. Demi-finaliste de l’US Open 2019 et de l’Open d’Australie 2022, et finaliste de Wimbledon 2021, Matteo Berrettini semblait promis à remporter un Grand Chelem, à un moment où le Big 3 commençait tranquillement à tirer sa révérence. Serveur solide et doté d’un très beau jeu, devenu particulièrement régulier, notamment sur dur, l’Italien faisait partie de cette « Next Gen ».



Mais son compteur de demi-finales en Grand Chelem s’est arrêté à cet Open d’Australie. La faute à une série invraisemblable de blessures. La main droite en 2022, les abdominaux en 2023. Au point de sortir du Top 100. Dès lors, il a multiplié les retours. À chaque fois, on y a cru. Il enchaînait les bons résultats. Mais au moment où on le pensait lancé, son corps le lâchait. Au point qu’on avait fini par perdre espoir, malgré son talent évident.



Sur la surface qu’il apprécie le moins, c’est pourtant là que semble venir la rédemption. Quart de finaliste (au minimum) à Roland-Garros, Matteo Berrettini semble avoir retrouvé la plénitude de son corps et de son jeu. Un corps qui tient. Il a passé 13h11 sur le court depuis le début du tournoi, dont ce match de fou furieux contre Francisco Comesaña. Plus de cinq heures d’un combat conclu par un super tie-break d’anthologie (15-13).

Sorana Cîrstea 17 ans après, libérée par l’annonce de sa retraite

Il y a des annonces de retraite qui peuvent plomber, d’autres qui vous libèrent totalement. À 36 ans, Sorana Cîrstea a décidé de dire adieu au tennis à l’issue de la saison 2026. Depuis son annonce, la Roumaine joue le tennis de sa vie ! Demi-finaliste à Rome, elle s’est hissée en quart de finale à Roland-Garros. Une aventure qui s’est sèchement terminée ce mardi, avec une lourde défaite contre Mirra Andreeva (6-0, 6-3). Cela ne doit toutefois pas faire oublier qu’elle a retrouvé les quarts de finale à Roland-Garros pour la première fois depuis l’édition 2009.

Considérée comme une pépite du tennis féminin après un excellent début d’année 2009, la Roumaine n’a jamais totalement confirmé. Un seul quart de finale en Grand Chelem à se mettre sous la dent, lors de l’US Open 2023. Des blessures, un jeu qui s’est progressivement étiolé. Jusqu’à son annonce de retraite.

Avant le tournoi parisien, elle est devenue la joueuse la plus âgée à intégrer le Top 20 pour la première fois de sa carrière. 18ᵉ mondiale, elle le restera à l’issue de Roland-Garros. Cela n’aura guère d’importance, avec une carrière qui va s’arrêter. Sans pression, avec du plaisir. Sorana Cîrstea nous montre que la qualité ne se perd jamais.

Matteo Arnaldi, le gladiateur des quarts de finale

17 heures et 42 minutes en quatre matchs. Quand Matteo Arnaldi pénètre sur un court de Roland-Garros, ce n’est pas pour y faire de la figuration, même si l’Italien aurait sans doute aimé passer un peu moins de temps sur le court. Près de 4h30 de moyenne par rencontre. Dont des troisième et quatrième tours disputés en cinq sets et après plus de cinq heures de combat. Des batailles épiques pour la bête noire d’Arthur Fils

… qui vivait une année 2026 compliquée ! Très peu de victoires sur le circuit principal et l’obligation de se rassurer sur le Challenger de Cagliari. Choix gagnant : il remporte le tournoi et s’est offert un surplus de confiance absolument exceptionnel. Cette confiance lui permet de s’accrocher même lorsque les matchs tournent mal. Mené 4-1 par Frances Tiafoe dans l’ultime manche, ce lundi, il a renversé le destin et le cours de ce match. Virtuel 53ᵉ mondial, il va remonter et se rapprocher de son meilleur classement. Avant de retrouver en quart de finale… Matteo Berrettini, l’autre belle histoire de ce tournoi chez les hommes.

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