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Roland-Garros 2020

Roland-Garros – Rafael Nadal disputera une 13ème finale

Jordane Mougenot-Pelletier

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ROLAND-GARROS 2020 – Diego Schwartzman n’a pas réussi à faire mentir l’Histoire ni les probabilités. Rafael Nadal l’a nettement battu 6/3-6/3-7/6[0] et se qualifie pour une 13ème finale à Paris.

Diego, libre sur la terre

Par moments. Sur certains points. Sur quelques minutes, Diego Schwartzman a été en mesure de déborder Rafael Nadal. Des points sur lesquels l’Argentin a su s’arracher. Des coups où sa main a pu faire la différence. Contre le meilleur joueur de l’histoire de la surface ocrée c’est bien. Ce n’est jamais suffisant. Le plus dur est de tenir l’avalanche des coups de boutoir. Rester physiquement et mentalement dans le match. Surtout, on ne sait jamais à Roland si c’est Nadal qui perd un coup ou son adversaire qui le gagne.

Pour cette fois-ci la chose est entendue : c’est bien Rafael Nadal qui a gagné sa demi-finale. C’est bien le Majorquin qui va retrouver SA finale pour la 13ème fois, la 4ème consécutive. Évidemment, on ne peut pas ne pas se demander si Schwartzman n’était pas entamé par son quart de finale et ses 5 heures de jeu contre Dominic Thiem. On ne peut pas non plus s’empêcher de se dire que cela nous aurait, tout au plus, permis d’assister à un set ou deux supplémentaires.

Rafael Nadal, une joie et une souffrance

Car malgré toute l’estime qu’on peut éprouver pour l’Argentin, et malgré sa victoire récente contre Nadal à Rome, on a la sensation d’une fatalité. La fatalité d’une joie et d’une souffrance. La joie d’abord qu’il y a à voir évoluer un joueur dans son jardin. Rafael Nadal, qui tentera d’égaler le record de Roger Federer de 20 victoires en Grand Chelem dimanche, est le meilleur joueur de l’histoire du tournoi parisien. C’est une évidence que l’Espagnol ne cesse de rappeler depuis 2005. Sa préparation, son intelligence, son obstination, sa force, tout le rappelle. Sa capacité à s’adapter aussi puisque son jeu a su faire avec les contraintes nouvelles que son corps lui imposait.

La souffrance aussi que cela doit être d’avoir à subir. Subir la violence de coups toujours plus lourds, toujours plus hauts, toujours plus loin. En être réduit à l’exploit. Face à cela, Diego Schwartzman n’a jamais trouvé de solution viable et pérenne. Réduit donc à l’exploit, et à la prière. Prier pour que Nadal soit un tout petit peu moins bien, un tout petit peu moins stable, un tout petit peu déréglé. Comme dans cette fin de 3ème set, qui aura duré plus que prévu. Dans un jeu qui aurait dû permettre à Nadal de mener 5/2, l’Espagnol a un peu tremblé, un peu réfléchi et laissé Schwartzman revenir à 4/3. Bientôt 4/4. Remis en selle, l’Argentin lâche ses coups. Déstabilisé, l’Espagnol réussit tout un peu moins bien. Jusqu’au jeu décisif du 3ème set. Nadal enquille 7 points d’affilée. Victoire 6/3-6/3-7/6[0]. Merci au revoir.

En finale, Rafael Nadal rencontrera le vainqueur de la rencontre entre Djokovic et Tsitsipas.

JMPPMJ


Journaliste/rédacteur depuis mai 2018 - Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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