Sébastien Leiva-Marcon : retour sur le parcours d’un champion
Nous avons rencontré Sébastien Leiva-Marcon, champion d’Europe de boules lyonnaises aux côtés de Sébastien Belay le week-end dernier à Saint-Vulbas, qui revient sur son parcours jusqu’au titre continental.
Sébastien, peux-tu nous dire comment tu as découvert les boules lyonnaises ?
J’ai découvert les boules lyonnaises en famille dès mon plus jeune âge. J’assistais régulièrement aux compétitions de mon oncle, Frédéric Maugiron, en compagnie de mon grand-père, Guy. C’est à l’âge de 12 ans que j’ai pris ma première licence au CFB Trièves dans l’Isère, avec comme premier éducateur Serge Olive, toujours très investi dans la formation des jeunes.
Quel a été ton parcours entre tes débuts et tes sélections pour l’équipe nationale ?
Après avoir commencé dans l’Isère, j’ai eu la chance de pouvoir m’entraîner à Saint-Vulbas, avec deux personnes importantes à mes yeux que sont mon grand-père et Jean Védrine, ancien sélectionneur des équipes de France. Ils m’ont tous les deux appris les fondamentaux de ce sport ainsi que la rigueur nécessaire pour atteindre le haut niveau.
Ensuite, j’ai eu l’opportunité de découvrir la compétition « adulte » avec l’équipe sénior de Janneyrias en étant surclassé. A l’époque, alors que j’étais toujours dans la catégorie des moins de 18 ans, Daniel Caret, emblématique président du club, m’avait permis d’acquérir de l’expérience et de gagner mes premiers titres par équipe en sénior. En 2011, j’ai eu le plaisir d’honorer ma première sélection en équipe de France « jeunes » et mon premier titre mondial dans l’épreuve du relais, avec Guillaume Abelfo. Puis, Jean-François Goberthier, chef d’équipe du Team GDP Vendôme, m’a permis de côtoyer des joueurs qui ont su me guider dans mon évolution et envers qui je suis très reconnaissant, dont notamment Gérard Condro, Christian Berthet, Lionel Dalmaz, etc.
Tu viens de participer au 1er Euro « jeunes », que penses-tu de la création de cette compétition ?
Suite à l’annulation des championnats du monde qui n’ont pu avoir lieu, c’était bien d’avoir une compétition dans laquelle on puisse se confronter aux meilleures nations européennes. Le fait que cet Euro ait regroupé les deux catégories -18 et -23 ans nous a permis d’aider les plus jeunes dans la préparation de l’événement.
As-tu eu une préparation spécifique pour ce championnat d’Europe ?
En vue de l’échéance de l’Euro, le sélectionneur national, Emmanuel Bilon avait décidé que l’on jouerait le Béraudier avec Sébastien Belay et Fabrice La Posta. Malheureusement, nous avons été éliminés dès les phases de poules. On a donc dû se remettre en question pour préparer plus sereinement l’Euro.
Du fait qu’il ait eu lieu en France et grâce à la collaboration avec Jean-Paul Delorme, on a pu avoir accès au boulodrome de Saint-Vulbas pour prendre nos repères.
Comment s’est passé ton entente avec Sébastien Belay, ton co-équipier dans l’épreuve du double ?
Avec Sébastien, on se connait depuis plusieurs années puisqu’on a joué ensemble en jeunes à Janneyrias et que c’est un ami en dehors des jeux. En plus de bien s’entendre, on a également une grosse confiance mutuelle, qui nous a servi dans les moments importants lors de ce championnat.
Quel a été votre parcours ?
Pour être champion, on n’a pas été « gâté » par le tirage ! En poule, nous avons gagné contre la Croatie et la Serbie. Ensuite, on a affronté successivement la Slovénie, de nouveau les Croates et en finale l’Italie.
Justement, peux-tu nous expliquer comment tu as vécu cette finale ?
Avec Sébastien, du fait de notre amitié, nous étions relativement sereins et sûrs de notre force. D’autant plus que le fait d’évoluer à « domicile », les encouragements de nos familles et amis nous ont beaucoup aidés.
Vous avez su profiter des mènes avantageuses et faire le dos rond lors de celles plus compliquées …
J’ai eu un passage plus compliqué pendant la partie avec quelques trous de rangs. C’est pour cela d’ailleurs que je suis sorti du jeu à deux reprises pour me rafraîchir. Puis Sébastien et Emmanuel ont eu les bonnes paroles et m’ont témoigné toute leur confiance pour me remettre dans la partie. Pour au final, remporter le titre de champion d’Europe avec mon ami !
Quelles sont les émotions vécues après ce titre ?
C’est une libération et une joie partagée avec Sébastien puis tout notre entourage. C’est la récompense d’un parcours sans fausse note tout le week-end, durant lequel on a réalisé de belles parties. Je suis fier de pouvoir partager ces moments avec mon ami, surtout que c’est son premier titre lors d’une compétition internationale.
Pour terminer, une question plus décalée : alors que tu étais à l’Euro, ton équipe emmenée par Jean-François Baudot, a fait un joli parcours en Super 16 après un début de saison plutôt compliquée. Lors de la prochaine étape, tu seras prêt à être remplaçant et aller en tribune ?
Ils ont effectivement trouvé le chat noir de l’équipe… Je suis content pour l’équipe ! Malgré mon absence à Mâcon, j’ai suivi leur parcours à distance. Bravo à eux et notamment à Jordy Jouillé qui a su parfaitement s’intégrer à l’équipe ! En espérant que l’on parvienne à garder cette dynamique lors des prochaines étapes.
Photo de couverture : Sébastien Leiva-Marcon en pleine action lors des championnats d’Europe à Saint-Vulbas.


