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Champions Cup 2020-2021

Stade Toulousain – UBB : match ouvert ou formalité ?

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Stade Toulousain - UBB - Match ouvert ou formalité
Photo AFP

CHAMPIONS CUP – Ce samedi après-midi (16h), pour la première demi-finale de Champions Cup, le Stade Toulousain accueille l’Union Bordeaux-Bègles. C’est un choc attendu entre deux formations qui ont faim de titres. Si on s’attend à un beau spectacle entre deux équipes joueuses, il y a quand même la crainte que la préparation difficile de l’UBB ne donne qu’une partie à sens unique. 

En Top 14, ces deux équipes jouent les premiers rôles depuis deux ans. Cette année, c’est également le cas en Coupe d’Europe. D’un côté, le Stade Toulousain désire retrouver les sommets continentaux. De l’autre, l’Union Bordeaux-Bègles rêve d’accéder à sa première finale européenne. Celle-ci aura lieu à Twickenham. La rencontre devrait être marquée par le duel, que tout le monde attend avec impatience, entre les ouvreurs internationaux Romain Ntamack et Matthieu Jalibert.

La troisième sera la bonne pour Toulouse ?

Après avoir reconquis le titre de champion national en 2019, le Stade Toulousain veut retrouver le toit de l’Europe. Pour ce faire, les hommes d’Ugo Mola devront passer cette demi-finale de Coupe d’Europe, là où ils ont échoué ces deux dernières saisons. En 2019, Toulouse s’était incliné à Dublin face au Leinster (30-12) et en 2020, il y a quelques mois, c’est Exeter qui avait arrêté les Rouge et Noir (28-18). A chaque fois, Toulouse était outsider et se déplaçait. Cette fois-ci, face à l’UBB, c’est tout le contraire. Leader du Top 14, qui devrait se qualifier pour les demi-finales sans trop de problèmes, le Stade Toulousain a fait de cette Coupe d’Europe un objectif prioritaire. « Le groupe est plus focalisé sur la Coupe d’Europe », expliquait Antoine Dupont à Canal+.

Pour en arriver là, les Toulousains ont livré deux performances de très haut niveau. En huitièmes, ils sont allés accomplir un exploit sur la pelouse du Munster (33-40). En quarts, ils ont livré un match très solide, dans des conditions climatiques rudes, au Michelin, contre Clermont (12-21). Le Stade Toulousain s’avance donc comme le favori de cette rencontre, et peut-être même plus. « Je pense que les Toulousains sont armés pour aller jusqu’au bout », nous confiait Benjamin Boyet, ancien ouvreur de Bourgoin et de Bayonne, et consultant pour beIN SPORTS. Mais en face, les Bordelo-Béglais restent quand même des clients, même si des interrogations demeurent.

Le rêve et la grosse interrogation pour l’UBB

« Il y a dix ans, on célébrait notre montée en Top 14 », confiait Laurent Marti, président de l’UBB, au Midi Olympique. Que de chemin parcouru pour ces Girondins ! Alors qu’ils n’ont encore jamais accédé à une phase finale de Top 14, ils se retrouvent, de manière inédite, en demi-finale de Champions Cup. D’ailleurs, c’était déjà tout nouveau de se retrouver en phases finales. En huitièmes, l’UBB a remporté une victoire de prestige face au leader de Premiership, Bristol (36-17). Ensuite, en quarts, les Bèglais ont fait déjouer le Racing 92, un des prétendants au titre (24-21). En championnat, l’UBB se trouve dans une situation moins confortable que Toulouse. En effet, septièmes, les Bordelais ne sont pas encore certains de se qualifier.

Oui mais voilà, les Girondins ont également des matchs de retard. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas pu jouer de rencontres lors des deux dernières journées de Top 14. La faute à une contamination d’une partie de l’effectif après le quart contre le Racing. L’UBB a donc vécu une préparation compliquée, marquée par l’absence de matchs et d’entrainements collectifs. « Je ne vois pas comment les Girondins n’en prendront pas quarante », s’exprime Maxime Mermoz, ancien joueur du Stade notamment. C’est vrai que cette préparation tronquée ennuie fortement l’UBB mais certains observateurs semblent plus optimistes. « Les Bordelais ont quand même des certitudes sur leur jeu », nous expliquait Benjamin Boyet, « sur l’organisation, ils ont leurs repères. » Enfin, pour le principal intéressé, à savoir Christophe Urios, coach de l’UBB, l’équipe devra aller au-delà du contexte. « On subit les évènements, mais je me sens l’âme d’un combattant ».

Le duel des ouvreurs

Si le match est plus équilibré que la préparation de l’UBB laisse prétendre, ce pourrait être un beau spectacle. « Ce sont deux équipes très joueuses, portées vers l’offensive. Si les conditions le permettent, le match devrait être très aéré, avec pas mal de points marqués », ressent Benjamin Boyet. Au centre de ce spectacle, on attend un magnifique duel d’ouvreurs. En effet, le Toulousain Romain Ntamack et le Bordelais Matthieu Jalibert vont se livrer un match dans le match. D’une part, ce sont deux joueurs qui ont les clés de leur équipe. En quarts de finale, les deux joueurs s’étaient livrés un duel à distance, déjà. Respectivement face au Racing et contre Clermont, Jalibert (24 points) et Ntamack (21 points) avaient fait un très gros boulot face aux perches et dans le jeu.

D’autre part, le duel se joue aussi en vue du poste en équipe de France. Ancien ouvreur international (5 sélections), Benjamin Boyet ne s’y trompe pas. « Je crois, en fait, que chaque confrontation directe va être un débat par rapport au poste en équipe de France, dans les mois et les années à venir. » L’avenir devrait nous réserver des tas d’autres duels, mais le fait d’en avoir un lors d’un match couperet est d’autant plus excitant. C’est clair que les deux joueurs auront un rôle important samedi (16h), à Ernest Wallon. Mais, il ne faudra pas non plus sous-estimer l’importance des packs car le rugby commence devant. Le pack le plus dominant offrira le plus grand confort à son demi d’ouverture. En attendant, même avec des interrogations, le duel entre Toulouse et Bordeaux est fortement attendu. C’est une place pour une grande finale européenne qui se joue et la perspective de finir la saison en grande pompe pour l’un ou l’autre.

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Journaliste/Rédacteur depuis octobre 2020 - Bolt qui foudroie le record du monde du 100 mètres, les derniers essais de Dominici, les premières charges dévastatrices de Bastarocket... de beaux souvenirs pour une grande passion, celle du sport. L’histoire du sport aussi. Comprendre le rôle qu’il a eu, celui qu’il a et celui qu’il aura dans notre société. Le sport au passé, au présent, au futur. Le sport tous les jours, matin, midi et soir. A défaut d’être un grand sportif, je suis et je raconte l’actualité et l’histoire des championnes et des champions qui savent se dépasser pour accomplir des merveilles.

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