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Rugby à 7

Super Sevens 2022 : La victoire finale pour Monaco

Sébastien Gente

Publié le

Super Sevens 2022 La victoire finale pour Monaco
Photo Icon Sport

IN EXTENSO SUPER SEVENS 2022 – Les huit meilleures équipes de la saison se retrouvaient pour le grand final de la compétition aujourd’hui à La Défense. Fort logiquement, Monaco et la Section Paloise se sont retrouvés en finale, non sans avoir dû cravacher. Après avoir assisté aux adieux de Terry Bouhraoua, le public s’est régalé d’une finale d’un bel acabit remportée logiquement par les Monégasques (24-14). 

Deux équipes ont clairement dominé les trois manches estivales du In Extenso Super Sevens 2022. En effet, à chaque fois, la Section Paloise et Monaco se sont affrontés en finale. Si les Béarnais se sont imposés sur la première étape, les deux suivantes sont tombées dans l’escarcelle des Monégasques. Ainsi, ces deux équipes étaient attendues lors des finales aujourd’hui à La Défense. Mais les six autres équipes qualifiées ne venaient pas pour faire de la figuration.

Monaco déroule, le miracle palois

Monaco justifie son statut de favori dès les quarts de finale. Les Monégasques disposent sans coup férir de La Rochelle (25-12), et avancent vers le dernier carré. Dans le deuxième match, le Stade Français, renforcé par le retour de l’éternel Terry Bouhraoua, pour la dernière compétition de sa carrière, surprend les tenants du titre, la sélection des Barbarians (22-12).

La Section Paloise, elle, tremble de tous ses membres contre l’Aviron Bayonnais, ne réussissant à s’imposer qu’après la sirène sur un essai de Josselin Bouhier (14-12). Les Béarnais sont passés proches d’une énorme désillusion. Mais se qualifient tout de même en demi-finales, où les attendaient les locaux du Racing 92. Les Racingmen dominent logiquement l’Union Bordeaux-Bègles (12-5) et ravissent leurs supporters.

Pau encore sur un fil

Le Stade Français va vendre chèrement sa peau dans la première demi-finale. À la pause, les deux équipes étaient à égalité (7-7) avant un essai de Peniasi Dakuwaqa qui met alors les Parisiens devant. Rapidement, Monaco revient à égalité, mais ne parvient pas à prendre les devants. On se dirige vers des prolongations, qui au rugby à sept, sont sous forme de mort subite. Malheureusement pour le Stade Français, Lancelot Luteau va inscrire l’essai de la victoire monégasque et envoyer son équipe en finale (19-14).

La deuxième demi-finale est tout aussi âprement disputée. Pourtant, à la pause, la Section Paloise menait facilement 14-0, et se trouvait sur une voie royale. C’était sans compter sur le retour du Racing 92, décidé à ne pas mourir sans combattre à domicile. Une réaction cinglante des locaux qui vont inscrire trois essais en six minutes et passer en tête à une minute de la fin. Alors qu’ils pensent l’exploit possible, les Racingmen se font crucifier par un essai tardif d’Eoghan Barrett, qui permet aux Palois d’atteindre la finale après une deuxième fin de match à suspense (21-19).





Les adieux de Teddy Bouhraoua

En préambule à la grande finale, on a assisté à un derby francilien pour la troisième place. Pour ce qui était donc son dernier match en carrière, Terry Bouhraoua s’est fendu d’un ultime essai, mais n’a pu empêcher la défaite de son Stade Français chéri contre les locaux du Racing 92, renforcés par plusieurs joueurs de Top 14, dont Christian Wade, auteur du dernier essai du match (28-14). La fin de la carrière longue de 17 ans de Teddy Bouhraoua, un des premiers grands noms du rugby à sept français.

Monaco grand vainqueur de la finale

C’était lors l’heure de la grande finale entre les deux meilleures équipes de la saison. Plein d’envie, les Palois ont failli tirer les premiers, mais l’essai de Thomas Carol a été refusé justement. Les Monégasques, eux, n’ont pas tremblé sur leur première attaque, conclue par Thomas Mitchell. Le Britannique va sur l’action suivante revenir du diable vauvert pour empêcher un essai de 80 mètres d’Eoghan Barrett, sanctionné d’un carton jaune sur l’action (ballon non rendu). Pau résiste tant bien que mal, mais finit par craquer à la sirène sur un essai en coin de Jonas Mikalcius (Mi-temps : 12-0).

Dès la reprise, Pau s’offre le droit de rêver avec un essai rapide d’Alexis Levron. Mais les espoirs béarnais sont rapidement douchés par un essai en contre d’Ibai Leconte. Il reste à peine plus de 4 minutes et la Section est menée 17-7. Mais elle a le mérite de ne pas lâcher et revient à trois points après une réalisation de Clément Mondinat. Alors que Pau pousse et jette toutes ses forces dans la bataille, Monaco attend l’ouverture et frappe une dernière fois par Gaspard Lalli, assurant son sacre.


Monaco s’impose finalement 24-14 et inscrit son nom au palmarès de l’In Extenso SuperSevens. Battus en finale par les Barbarians la saison passée, les Monégasques sont enfin couronnés ! Les Palois échouent en finale comme en 2020 face au Racing 92. Dommage pour la Section, et notamment pour Rayne Barka, qui mettait lui aussi fin à sa carrière.

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