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Surf JO 2024 : À Teahupo’o, Vahiné Fierro et Kauli Vaast en quête d’or olympique

Pierre Gorce

Publié le

Surf JO 2024 À Teahupo'o, Vahiné Fierro et Kauli Vaast en quête d'or olympique (1)
Photo Icon Sport

SURF JO 2024 – Dès ce samedi (19h), Kauli Vaast, Vahiné Fierro et le reste de l’équipe de France entameront leur tournoi olympique sur la vague tahitienne de Teahupo’o. Une chance exceptionnelle pour nos deux surfeurs locaux, prétendants évidents à un podium.

Les athlètes français ont la chance de concourir cette année sur leurs terres. L’opportunité de glaner une breloque olympique au Grand Palais, au château de Versailles, à la Tour Eiffel ou encore au Stade de France. D’autres évolueront à l’autre bout du monde, mais tout aussi à domicile. C’est le cas de Vahiné Fierro et Kauli Vaast. Sur la vague tahitienne de Teahupo’o, ils auront l’avantage de surfer l’eau qu’ils ont découvert enfant. Un avantage certain sur leurs concurrents, tant ce spot est spécial dans l’histoire du surf.

Les vagues parfaites de Teahupo’o : « C’est aussi fabuleux que terrifiant »

Laird Hamilton est l’une des plus grandes légendes du surf. Cet Hawaïen, né proche de la mythique plage de North Shore, est l’un des premiers étrangers à avoir dompté Teahupo’o, en 2000. Il décrit ce lieu comme ceci : « C’est aussi fabuleux que terrifiant. Et c’est ça qui est magnifique ». Terrifiant, même pour les locaux. Fierro le dit ouvertement, elle a peur de cette vague, mais elle l’adore. Dans les prochains jours, le monde va découvrir un endroit unique. 

Les deux Tahitiens engagés auront donc le bénéfice de jouer chez eux. Teahupo’o a la particularité d’être coincé à l’extrême sud de l’île principale de la Polynésie française, où se trouve la capitale, Papeete. D’imposantes montagnes se trouvent derrière le village, la météo y est très changeante et les vagues spéciales. L’une de leurs caractéristiques est qu’elles sont parfaites. Des rouleaux parfaitement cylindriques. Hormis le courant, l’objet de la peur des surfeurs est bien la profondeur de l’eau. Un mètre en moyenne, parfois moins, et un sol recouvert de coraux qui peut blesser rapidement les sportifs. 

Le plein de confiance pour Vahiné Fierro

Vahiné Fierro sera l’une des favorites parce que l’épreuve se déroule chez elle, mais aussi parce qu’elle est très en forme. Il y a deux mois, le Shiseido Pro Tahiti faisait office de test olympique. La Tahitienne y était en tant que wild-card et a déjoué tous les pronostics. Une victoire avec une moyenne supérieure à 15 sur 20, tout au long de la compétition. Une performance XXL pour une surfeuse qui n’a pas son ticket à l’année sur le tour mondial. Plus récemment, l’athlète de 24 ans a pris la 2e place d’une étape du circuit secondaire en Afrique du Sud. Elle n’a pas été plus loin que 9e sur l’année 2024.

Kauli Vaast aussi a ses chances. Né dans le village voisin de Vairao, le grand frère d’Aelan, elle aussi surfeuse pro, connaît les lieux comme personne. Invité sur l’étape de Tahiti en 2022 et 2023, il a respectivement terminé 2e et 5e. Ses seuls résultats sur le Championship Tour à ce jour. Si cette saison est moins glorieuse avec une 17e place au mieux, l’athlète de 22 ans est dans une position de force à l’aube de l’épreuve olympique. La concurrence reste féroce avec les Australiens, Brésiliens et Américains qui paraissent au-dessus du lot.





Faire mieux qu’à Tokyo pour les Bleus

Ces deux Tahitiens sont centrés sur eux-mêmes et focus sur leur objectif de podium. Vahiné Fierro ne savait même pas qui elle affrontera samedi soir, heure de métropole, au 1er tour de la compétition (elle sera face à Sol Aguirre et Janire Gonzalez Etxabarri). Pas un souci pour celle qui voudra « donner le meilleur de soi-même, notamment pour n’avoir aucun regret. Je me dois de sortir de l’eau et être contente et fière de ma performance », comme elle l’a rapporté au journal l’Equipe mercredi. La journée de samedi s’annonce être la meilleure de ces Jeux Olympiques d’un point de vue météorologique. À Teahupoo, Kauli Vaast et Vahiné Fierro voudront faire mieux que Michel Bourez, quart de finaliste lors des Jeux de Tokyo. Le rêve est permis.

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