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Tour d'Italie

Surpuissant, Paul Magnier voit double sur la 3e étape du Tour d’Italie !

Etienne Goursaud

Publié le

Surpuissant, Paul Magnier voit double sur la 3e étape du Tour d'Italie !
Photo Icon Sport

TOUR D’ITALIE 2026 – Paul Magnier (Soudal-Quick Step) remporte un sprint royal sur la 3ème étape du Giro, à Sofia. La deuxième victoire pour le jeune français.

Sur le Tour d’Italie, le roi est Français ! Paul Magnier bis sur les routes bulgares du grand départ du Giro 2026. Après sa victoire lors de la première étape, le coureur de la Soudal-Quick Step a remis ça ce dimanche, lors de la 3e étape. Cette fois-ci, les grincheux ne trouveront aucune circonstance pour atténuer ce nouveau succès royal.

Contrairement à la première étape, tout le monde était bien là pour se disputer la victoire. Pas de chute massive cette fois-ci sur le Tour d’Italie, et tant mieux pour les coureurs déjà durement touchés. Tant mieux aussi pour Paul Magnier, qui montre qu’il est le patron. Alors que le peloton aura joué à se faire peur avec l’échappée.

Trois hommes à l’avant

On n’aurait pas forcément pensé que l’échappée du jour allait donner autant de fil à retordre au peloton, qui a peut-être sous-estimé le courage des fuyards. Pourtant, comme lors des deux premières étapes, on ne s’est pas bousculé pour prendre l’échappée du jour. Trois hommes ont pris la poudre d’escampette, tous appartenant à des Conti Pro italiennes invitées sur ce Giro.

On retrouvait à l’avant Manuele Tarozzi (Bardiani CSF 7 Saber), le meilleur grimpeur de ce début de Giro, Diego Pablo Sevilla (Team Polti VisitMalta), très actif dans les échappées depuis le départ, accompagné de son coéquipier Alessandro Tonelli.

Trois hommes à qui le peloton n’a laissé qu’une petite marge. L’écart n’a jamais dépassé les trois minutes. Le peloton a été contrôlé par XDS Astana et Soudal-Quick Step. Paradoxalement, les deux formations qui ont déjà trouvé l’ouverture sur ce Giro. Avant que l’équipe Unibet Rose Rockets ne vienne prêter main-forte en tête de peloton. Avec une minute d’avance à 40 kilomètres du terme, on ne donnait pas cher de la peau des hommes de tête.



Mais ce trio aura donné bien plus de fil à retordre au peloton. Il a ouvert la route jusqu’aux tout derniers hectomètres de la course, ne perdant quasiment aucune seconde pendant près de six kilomètres. Une sacrée résistance et un avertissement sans frais pour le peloton.



Le Borovets Pass escamoté

Un peloton qui n’avait pas envie de bagarrer ce dimanche. La grande interrogation de cette étape était de savoir comment le Borovets Pass (9,2 km à 5,3 % de moyenne) allait être utilisé par les coureurs. Si les pourcentages n’étaient pas effrayants, sa longueur pouvait inquiéter certains sprinteurs et susciter des vocations chez certaines équipes désireuses d’éliminer plusieurs coureurs véloces. Son sommet étant placé à 70 kilomètres de l’arrivée, certaines équipes allaient-elles prendre des risques ?

La réponse fut non. Pour le spectacle, on repassera. Ouf de soulagement chez certaines grosses cuisses, finalement épargnées. Tout bénéfice pour Diego Pablo Sevilla, qui empoche les 18 points au sommet. Il en compte désormais 42, soit 30 de plus que Manuele Tarozzi.

La seule semi-victime de la montée se nomme Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), malade depuis le début du Giro, qui s’est accroché dans les premières pentes avant de craquer. Mais le Belge a fait la jonction dans le bas de la descente, avec la bienveillance du peloton. Tobias Lund Andresen (Decathlon CMA CGM) a lui été victime d’un pépin mécanique à 16 kilomètres de l’arrivée, mais est également parvenu à revenir facilement dans le peloton.

Jonathan Milan lance de trop loin, Paul Magnier le déborde

On a finalement eu droit à un sprint massif. C’est Jonathan Milan (Lidl-Trek) qui a déclenché le premier ! Mais l’Italien n’apprend décidément pas de ses erreurs et a lancé de bien trop loin. Le pire, c’est qu’il prend tout de même la 2ème place. Il aura servi de poisson-pilote à Paul Magnier, idéalement calé dans sa roue. Le Français l’a débordé ! On pensait alors à une victoire facile du Tricolore. Mais c’était sans compter sur Dylan Groenewegen (Unibet Rose Rockets), auteur d’un retour fulgurant, qui échoue toutefois à coiffer tout le monde sur la ligne.

Passé tout près de l’abandon vendredi, le sprinteur néerlandais confirme qu’il est revenu parmi les meilleurs sprinteurs du monde. Il termine 3ème. Mais attention à l’ancien vainqueur sur les Champs-Élysées. Il a regardé le Français lever les bras. Un Tricolore qui conforte également son maillot cyclamen : 105 points déjà pour lui, soit 41 de plus que Jonathan Milan.

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