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Sylvain Taillandier : « Mon projet pour le hockey français »

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Nous avons rencontré Sylvain Taillandier, journaliste sportif à Tours pour la Nouvelle République, instigateur du Hockey Franco. Il s’agit d’un Tour de France du hockey pour rencontrer ceux qui font et suivent ce sport dans le but d’améliorer, notamment, son exposition médiatique. Retour sur son parcours et sa passion du hockey.

Tout d’abord Sylvain, peux-tu nous parler de ton parcours pour devenir journaliste sportif ?

Depuis tout petit, je voulais être bibliothécaire ou journaliste. Je pense que c’est une passion, bien ancrée en moi, qui m’a été transmise par mon père. Il ne travaillait pas du tout dans ce milieu-là mais était vraiment très intéressé par la culture générale, les voyages et la lecture. J’en ai énormément profité quand j’étais jeune, donc cela a dû naître à ce moment-là je pense. Par conséquent, j’ai passé un bac littéraire car j’étais aussi intéressé par l’écriture. A la sortie du bac, j’ai fait une faculté d’histoire qui m’a permis, à côté, de préparer les concours d’écoles de journalisme que je visais, c’est-à-dire les IUT. En fait, mon objectif était de rentrer le plus vite possible dans le monde du travail, d’avoir une formation costaud, dense, pour me permettre d’être rapidement sur le terrain. J’ai passé les concours des trois écoles qui étaient reconnues à l’époque par la profession, c’est-à dire Bordeaux, Tours et Lannion. J’ai été pris dans cette dernière et j’y ai effectué mes deux ans d’IUT.

Pour la troisième année, certains faisaient la licence mais moi, j’ai passé cette année-là au Québec. J’avais un accord avec l’Université de Laval au Québec pour passer ma dernière année d’étude là-bas. En rentrant, je n’ai pas souhaité faire ma licence et j’ai cherché directement du travail. J’ai bossé un petit peu à la Voix du Nord, avant d’être embauché à la Nouvelle République, le journal dont je suis encore aujourd’hui salarié. J’ai d’abord été embauché à Blois au service des sports avant d’aller à Tours. Je connaissais déjà le coin car je suis de Châteauroux. J’y ai fait mes études, dont la fameuse année de fac, et j’étais correspondant sportif à Châteauroux au service des sports.

Tu as donc tout de suite commencé en tant que journaliste sportif, et non pas journaliste généraliste avant de migrer aux sports ?

Quand je suis passé à la commission de recrutement de la Nouvelle République, je leur ai dit : « Je préfère être franc-jeu. J’ai deux passions : le journalisme avec l’écriture et le sport. J’accepterai le poste que vous me proposerez si vous m’en proposez un, mais je suis un vrai passionné de sports et je sais que c’est un créneau où je serais compétent, motivé et où je pourrais apporter mon savoir-faire et mes connaissances en la matière. » Cela fait maintenant 12 ans que je suis au service des sports de la Nouvelle République.

Tu es un grand amateur et connaisseur de hockey. D’où te vient cette passion pour ce sport car en France, ce n’est pas le sport le plus populaire ?

Déjà, il faut replacer cela dans le contexte. J’étais à Châteauroux donc le hockey, c’est pas très connu et le sport se limite à la Berrichonne (NDLR: le club de foot). Le hockey est arrivé dans ma vie comme pas mal d’entre nous avec les jeux vidéos, avec des jeux sur la NHL. Du coup, je me suis vraiment intéressé à tout ce qu’il y avait derrière : les résultats, mais aussi les stars de ce sport. De fil en aiguille, j’ai suivi cela, mais vraiment que la NHL au départ. Et le hockey français est arrivé un peu plus tard, dans le cadre du travail, mais j’avais déjà un vrai intérêt pour ce sport. Quand j’ai rencontré celui qui allait être mon chef des sports, il m’a demandé si ça me dérangeait de reprendre le hockey. Grâce à cela, j’ai donc associé le hockey français à la NHL pour avoir le tableau complet.

Une question qui revient souvent pour les amateurs de hockey. Est-ce que tu y as déjà joué ?

Je n’ai jamais mis les patins. Ou alors, une fois en colonie de vacances, mais le résultat n’a pas été brillant. Du coup, c’est uniquement côté passionné et analyste, et non le côté joueur. En fait, ça m’a jamais trop attiré d’en faire, surtout en n’étant pas la personne la plus adroite de la terre. Mais si un jour je suis amené à vivre au Québec, je retenterai peut-être cela, comme un défi, au moins tenir en équilibre car à force d’en regarder et de suivre, ça me titille un peu.

Tu as donc créé un groupe Facebook sur le hockey (Hockey !). Quelle était ton idée à la base ?

A la base, ce n’était pas amené à se développer de façon professionnelle. En fait, en tant que passionné de hockey, je partageais beaucoup de contenus sur mon compte personnel. Or, j’ai dans mon entourage des gens qui ne s’intéressent pas spécialement au hockey, cela devait commencer à les ennuyer. Du coup, je me suis dit qu’il y avait une communauté de passionnés et j’ai créé un groupe privé. J’ai choisi de le faire privé pour contrôler les partages et le contenu. Cela me permet également d’éviter la diffusion de vidéos de bagarres que je supprime à chaque fois. D’ailleurs, je ne suis pas pour interdire la bagarre dans les matchs, mais il faut éviter de la médiatiser. Et ceux qui viennent dans les patinoires pour en voir ne sont pas au bon endroit. Il y en a de moins en moins dans les matchs professionnels, ce qui est une bonne chose. Après, c’est comme au rugby, il y a rarement des générales en Top 14.

Ainsi, le groupe suscite maintenant un bel engouement, avec un réel intérêt pour le hockey français, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Mais c’est bien, ça veut dire qu’il y a une vraie base du hockey, qui aime partager et échanger. Il y a des Français, des Québécois mais aussi des Suisses. Là où je suis content, c’est qu’au départ, il a fallu faire la police de temps en temps à cause d’interventions pas très respectueuses voire injurieuses et là, je n’ai presque plus besoin de faire la police. Je pense que tout le monde a compris l’esprit du groupe, tout le monde peut penser ce qu’il veut, en respectant les autres malgré le nombre d’adhérents qui est croissant. C’est le fameux « viril mais correct ». Je suis partisan de la liberté de part mon métier : elle reste là où commence celle des autres.

Ce groupe est donc un lieu de rencontre et d’échange entre joueurs, arbitres, entraîneurs, anciens joueurs mais aussi de vraies pointures du hockey sur glace. Ils ont donc connu de près ce sport et savent de quoi ils parlent. Ce n’est pas juste l’amateur qui découvre et qui donne son avis un peu à chaud sur un truc. Il y a des gens qui ont vraiment l’expérience et la compétence pour répondre sur des sujets pointus.

On va maintenant revenir à ton projet. Alors, c’est peut être lié ou pas au groupe Facebook, mais comment as-tu eu l’idée de ce Tour de France du hockey ?

A la base, je voyais régulièrement passer pas mal de messages ou de remarques disant que le hockey était vraiment traité de façon négative, car même les médias qui ont les droits ne mettent pas ce sport en valeur, et ce, malgré la passion des commentateurs ou des gens dans les rédactions qui essayent de le défendre. A un moment, je me suis dit : « Tu peux continuer à être dans le camp des gens qui râlent ou tu peux passer à celui de ceux qui agissent, car c’est aussi ça ton métier, donc il y a peut-être un moyen de faire parler du hockey, d’aller faire les sujets dont tu regrettes qu’ils ne soient pas traités par d’autres médias. » C’est parti de là en fin de compte.

Aujourd’hui, il y a une galaxie de petits médias hockey, plus ou moins grands, qui existent et qui essayent de faire des choses et je pense qu’en mettant certains de ces acteurs-là ensemble autour de la table, en essayant de travailler en commun, on peut créer quelque chose d’hyper sympa, en gardant chacun sa patte et son identité tout en étant complémentaires. Surtout, je crois qu’il manque beaucoup de vidéos, de témoignages, des initiatives où on prend davantage le temps d’aller voir les gens, de les faire parler de leur vécu, de leur philosophie de jeu. C’est ça qui m’intéresse le plus en fait, et c’est là que je pense pouvoir apporter quelque chose.

Avant de décrire plus précisément le projet, peux-tu nous en dire deux mots ?

Il s’agit donc de faire un Tour de France lors d’une vingtaine d’étapes, au cours desquelles je vais rencontrer des acteurs du hockey : des dirigeants, des supporters, des arbitres, des joueurs mais aussi des joueuses. De chaque rencontre, je ferais une capsule vidéo visible gratuitement sur la chaîne YouTube du projet. Et puis, l’idée sous-jacente, c’est de créer, à terme, un média dédié au hockey sur glace.

Tu le disais, tu vas rencontrer des joueuses. Quel regard portes-tu sur le hockey féminin français, dont l’équipe de France qui accède dans l’élite mondiale avec le titre de championne du monde ?

Déjà, je pense que le sport féminin est très peu valorisé et mis en avant en France. Par exemple, en foot féminin, malgré le succès sportif de Lyon, la médiatisation prend du temps et est encore loin de celle des hommes. Et puis, il y a encore de la comparaison entre les hommes et les femmes qui n’a pas lieu d’être. Ça commence dès la pratique où on n’encourage pas forcément les filles à faire du sport, car elles sont parfois vues de travers quand elles en font. La société n’a pas forcément des images positives des sportives donc déjà, il y a ce contexte-là en France qui existe encore. Mais les choses bougent, les nouvelles générations fonctionnent différemment, et c’est tant mieux.

Après, si on s’intéresse à la question particulière du hockey féminin en France, on a une belle équipe de France, on a des joueuses dont beaucoup sont expatriées et qui réussissent bien à l’étranger, qui sont de fiers étendards de la France, donc ça c’est positif. Après, on a un gros problème sur le championnat féminin qui est extrêmement peu viable aujourd’hui, à plusieurs niveaux. Il y a beaucoup de choses à changer dans les mentalités, dans l’approche et je le souhaite fortement, je suis convaincu que le développement du sport féminin, c’est le vrai sujet du siècle. D’ailleurs, je suis à fond pour la pratique mixte jusqu’à un certain âge.

Dernière question sur une croyance populaire. Comme pour l’équitation, on dit que c’est un loisir onéreux pour bourgeois. Vois-tu des axes de travail sur ce point ?

Oui, c’est une évidence. L’enjeu majeur est de rendre ce sport plus accessible. D’autant plus que je suis persuadé qu’il y a quelque chose à faire dans les quartiers difficiles avec le hockey sur glace. Je pense que c’est tout à fait un sport qui peut correspondre à un contexte où les jeunes ont besoin de se défouler. Il y a déjà les sports de combat avec la boxe, qui s’est bien implantée dans ces quartiers-là, c’est un formidable propulseur de belles valeurs. Je pense que le hockey a une grosse carte à jouer, mais il faut absolument trouver un moyen de rendre les équipements abordables. D’ailleurs, j’ai discuté récemment avec un manufacturier de hockey qui se penchait sur cette question, et je soutiens cette initiative car c’est un enjeu crucial.

Damien Meunier

 

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Escrime : quelle différence y a-t-il entre les combats au sabre, au fleuret et à l’épée ?

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L’escrime est une discipline peu connue où les Bleus excellent. Laura Flessel, Erwann Le Péchoux, Yannick Borel, Philippe Omnès : les champions français ne manquent pas. Mais qui connaît réellement les spécificités de ce sport incarnant la noblesse par excellence ? Avant de parler de tactique, commençons par la base : les armes.

Les combats d’escrime se font au fleuret, à l’épée ou au sabre. Le but est de toucher son adversaire sur les parties valables à l’aide de la pointe ou de la tranche de son arme. Mais quelle est la différence entre ces 3 armes ? Quelle est la philosophie de combat associée à chacune d’entre elles ?

Les compétitions internationales d’escrime sont ouvertes aux paris chez la plupart des bookmakers. Si vous avez envie de vous y essayer, ouvrez un compte sur un site de pari et profitez de l’offre de bienvenue offerte à tous les nouveaux joueurs. PMU par exemple vous rembourse jusqu’à 100€ sur votre 1er pari perdu (en savoir plus ici).

(Source : africatopsports.com)

Le fleuret : une arme d’estoc qui privilégie la vivacité

Le fleuret est une arme très légère (un peu moins de 500g) qui a une lame à base carrée. Seule la pointe (estoc) est utilisée. L’arme se prend en main via une poignée « orthopédique » qui permet d’aligner la lame avec l’axe du bras sans avoir à casser le poignet.

Au fleuret, le but est de toucher le buste de son adversaire avec la pointe de son arme. Toutefois, les conventions d’assaut sont très strictes. On ne peut donc pas attaquer comme l’on veut.

Les combats se font par phase. Celui qui attaque a la priorité. S’il touche son adversaire dans une partie valide, il marque un point. Par contre, celui qui défend est obligé de parer l’attaque de son adversaire avant d’essayer de le toucher. Il n’a pas le droit de contre-attaquer sans avoir fait le geste de parer. Chaque combat est donc une sorte de dialogue avec des questions (attaque) et des réponses (parade).

Le fleuret est une arme qui nécessite d’être très réactif (pour parer les touches), très vif (surprendre son adversaire), et surtout de faire preuve de beaucoup de souplesse. Ces dernières années, la technique a énormément évolué. Les fleurettistes ont intégré de nombreux mouvements d’évitement afin d’être capables d’esquiver les touches de leur adversaire. Les meilleurs fleurettistes français sont Erwann Le Péchoux, Enzo Lefort (champion du monde 2019) et Ysaora Thibus.

(Source : asbouillargues-escrime.com)

Le sabre : puissance, explosivité et coordination

Le sabre est la seule arme où l’on peut toucher son adversaire avec la pointe (estoc), le tranchant (taille) ou le dos de la lame (contre-taille). C’est une arme qui a une poignée droite et avec laquelle on peut toucher le buste, la tête et les bras de son adversaire (à l’exception des mains).

Les combats au sabre se rapprochent du fleuret en ce sens qu’ils fonctionnent par phase. Pour marquer des points, il faut donc attaquer, ou bien riposter et contre-attaquer. Étant donné qu’il est assez facile de toucher son adversaire, les oppositions sont très rapides.

Les déplacements se font comme au fleuret ou à l’épée, sauf que les passes avant sont interdites. On ne peut pas croiser les jambes pour fondre sur son adversaire. Ces mouvements ont été interdits en 1994 pour éviter que les sabreurs ne courent l’un vers l’autre.

L’un des plus grands sabreurs français reste Jean-François Lamour. Il a été double champion olympique en individuel (Los Angeles en 1984 et Séoul en 1988), champion du monde, et ministre des sports. À l’heure actuelle, la meilleure représentante de la discipline est Cécilia Berder.

La sabreuse française Cécilia Berder (Source : lacroix.fr)

L’épée : une arme tactique où la patience est reine

Comme le fleuret, l’épée est une arme d’estoc qui se tient (en général) à l’aide d’une poignée orthopédique. Par contre, elle est beaucoup plus lourde (750g contre 500g pour le fleuret) et moins flexible. Sa lame présente une section triangulaire.

L’épée est la seule arme non conventionnelle de l’escrime. Les combats ne sont régis par aucune règle de priorité. On peut donc toucher son adversaire à n’importe quel moment. Si les deux escrimeurs se touchent en même temps, chacun marque un point. En outre, toutes les zones du corps sont valides, les mains et les pieds y compris.

Les assauts sont beaucoup plus longs qu’au fleuret ou au sabre. Les escrimeurs ne se livrent pas facilement, car leur adversaire pourrait en profiter pour marquer une touche sur une partie du corps exposée. L’épée est donc une arme d’attente et d’observation.

Pour prendre son adversaire au piège, il y a deux possibilités : soit attendre une erreur de l’adversaire, soit la provoquer. L’attitude générale des épéistes dépend de leur tempérament. Toutefois, certains escrimeurs alternent en fonction de leur forme physique ou de la personne qu’ils ont en face d’eux.

Laura Flessel est sans doute l’épéiste française la plus connue. Avant d’entamer une carrière politique, elle a notamment été championne olympique (Sydney en 2000) et double championne du monde en 1998 et 1999. Yannick Borel est le meilleur épéiste actuel. Il a été champion du monde en 2018.

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Grands stades

Estadio Azteca : un voyage dans une enceinte mythique

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Le Stade Aztèque est un lieu mythique pour tous les amateurs de football. Seul stade ayant accueilli deux finales de Coupe de monde, c’est un endroit incontournable lors d’une visite de la ville de Mexico.

Le sport mexicain

Le Mexique est une terre de sport, que ce soit grâce au football ou la Lucha Libre. En 1963, le CIO confie d’ailleurs l’organisation des XIXèmes Jeux Olympiques à Mexico, qui devient le premier pays en voie de développement à obtenir cet honneur. C’est à cette occasion, et en vue de la Coupe du monde 1970, que le Stade Aztèque est construit. Ultra moderne pour l’époque, il est toujours debout malgré les séismes et c’est surtout l’un des plus grands du monde avec plus de 100 000 spectateurs possible. Il est d’ailleurs le seul à avoir accueilli deux finales de Coupe du monde en 1970 et 1986.

Les Mexicains sont fous de football et leur équipe nationale, El Tri, participe très régulièrement aux Coupes du monde. Le championnat domestique est également le plus puissant en Amérique du Nord et n’a pas grand chose à envier aux géants argentins et brésiliens. Cette puissance économique fait que les joueurs locaux s’exportent peu en Europe, ou seulement dans des clubs importants.

Les clubs locaux gagnent très régulièrement la Ligue des Champions CONCACAF (équivalent de l’UEFA en Amérique du Nord et Caraïbes). Un des plus connus est celui de Club America qui évolue justement au Stade Aztéque pour ses matchs à domicile. C’est d’ailleurs lui qui a eu l’honneur de l’inauguration du stade le 29 mai 1966 contre le Torino. Arlindo dos Santos Cruz ouvrait le score et devenait le premier buteur dans cette enceinte.

Plaque commémoratif de l’inauguration du stade – Damien Meunier

Les Coupes du monde

Le Mexique organise donc la Coupe du monde 1970. Tous les amateurs de football savent qu’elle a été marquée de l’empreinte d’un des plus grands : le roi Pelé. Elle reste dans les mémoires comme l’une des plus spectaculaires avec des matchs marquant l’Histoire de la Coupe du monde, comme la demi-finale entre la RFA et l’Italie ou même la finale entre le Brésil, au sommet de son art, et l’Italie. C’est une édition qui fera date grâce à des nouveautés.  Ainsi, l’Union Soviétique a été la première équipe à effectuer une substitution dans un Mondial, la distribution des cartons jaunes et rouges (même si aucun n’a été sorti pendant le tournoi) a été introduite, mais également la possibilité de regarder les matchs en couleur.

Beaucoup de matchs offensifs et de nombreux buts ont été marqués. Le bombardier allemand Gerd Müller termine meilleur buteur avec 10 buts, dont 2 triplés consécutifs, exploit rare à ce niveau. De même, l’ailier brésilien Jairzinho a trouvé les filets à chacun de ses 6 matchs, le seul encore à ce jour à avoir réalisé cette prouesse. Le Stade Aztèque a accueilli la demi-finale entre Italie et RFA, mais aussi la finale qui consacra le Brésil de Pelé. Avec ce sacre, lui et son pays deviennent les premiers à soulever le trophée Jules Rimet qui est conservé par la Seleçao à vie.

Alors que le Mexique ne devait pas organiser le tournoi en 1986, l’organisation est retirée en 1983 à la Colombie. En 1985, à quelques mois de la compétition, un séisme menace de nouveau l’événement, mais les stades sont peu impactés. Quand les suiveurs du football entendent Coupe du monde 1986, c’est le match entre l’Angleterre et l’Argentine qui arrive en premier au rang des souvenirs. Cette fameuse rencontre eut lieu dans le Stade Aztèque. C’est donc là que Diego Maradona inscrivit la Main de Dieu puis le But du siècle. À 16 ans d’écart, deux des plus grands joueurs de l’histoire ont enchanté le Stade Aztèque. Les exploits sont même rappelés sur les murs de l’enceinte.

Rappel des nations championnes du monde en 1970 et 1986 – Damien Meunier

L’extérieur

C’est d’ailleurs devant des plaques commémoratives que la visite débute. Là sont rappelées les dates d’inauguration, le premier but, les finales de Coupe du monde. Cette première partie de visite nous fait longer le stade par l’extérieur pour bien s’imprégner du lieu. Nous arrivons notamment devant un buste impressionnant de l’ancien capitaine du Club América dont les faits d’armes sont rappelés sous la sculpture. Durant le long du trajet, le guide (qui parle anglais et espagnol) donne quelques informations sur l’enceinte, les matchs des équipes et  des différences de sponsors entre le club local et celui de la fédération qui peuvent poser des soucis en termes de boutique ou dans les vestiaires pour habiller l’ensemble.

Buste en hommage au capitaine – Damien Meunier

La zone média et la coursive

La visite nous amène devant l’entrée des médias et nous entrons enfin dans le stade. Là, un escalier nous attend pour descendre dans la coursive. Une fois en bas, nous arrivons dans celle-ci menant à la pelouse et à la zone de conférence de presse. Cette dernière est un lieu prisé des visiteurs qui se prennent en photo dans le rôle du manager. Il est curieux de remarquer juste à côté des micros un petit autel dédié à Marie.

Lieu des conférences de presse – Damien Meunier

Tout le long de la coursive intérieure, des panneaux peints sur les murs présentant les drapeaux et les logos de toutes les équipes étrangères (clubs ou sélections) ayant disputé un match ici. Nous pouvons voir que la France y a joué 2 matchs et qu’un seul club français est venu : l’AS Nancy Lorraine. Pour tous les amateurs de statistiques et d’histoire, cette zone est une mine de renseignements.

La coursive avec l’ensemble des équipes ayant foulé la pelouse du Stade Aztèque – Damien Meunier

Sur le chemin, nous trouvons des ballons dessinés au sol avec des dédicaces de joueurs célèbres. Celles de Pelé et de Maradona sont très proches l’une de l’autre.

El Pibe de Oro a aussi laissé sa marque – Damien Meunier

Pour rester dans l’histoire, voici un panorama présentant les images fortes de matchs s’étant déroulés dans le stade. En le suivant, on aperçoit l’accès à la pelouse, mais d’abord, les vestiaires.

Panorama rappelant les grands événements ayant eu lieu dans le stade – Damien Meunier

Le vestiaire

Les deux vestiaires se font face. Pour accéder à l’intérieur, nous suivons un couloir aux couleurs du club avec des portraits de joueurs et joueuses mythiques. Ainsi, équipes masculines et féminines sont à l’honneur. À chacune des places des joueurs, leurs portraits sont présents. Les places sont mises en arc de cercle afin que les joueurs puissent voir le coach. Derrière lui, le logo du club (ou de la sélection) et la tête d’aigle, symbole du club. Il est temps de se diriger vers le terrain.

Causerie d’avant match – Damien Meunier

Le terrain

Nous arrivons en bord de terrain via un escalier en colimaçon.

L’accès depuis les vestiaires – Damien Meunier

Cela permet de bien rentrer dans l’antre et de ressentir l’ambiance et les chants du public. On ressent bien l’émotion et la pression que les joueurs des deux équipes subissent en entrant sur la pelouse.

A la sortie des vestiaires, en haut de l’escalier – Damien Meunier

Les gradins

Après la pelouse, la visite nous mène dans les gradins afin d’avoir une vue d’ensemble de cet écrin. Pouvant accueillir plus de 100 000 spectateurs, l’acoustique et l’ambiance sont des paramètres importants du stade. D’ailleurs, le guide nous demande de crier tous en même temps afin que nous nous rendions compte de la réverbération du son. Impressionnant même sans aucun public. Nous terminons la visite par l’anecdote de la statue du fan numéro 1 du club.

Statue du Fan numéro 1 – Damien Meunier

Le club avait lancé un concours pour connaître le plus grand supporter de son équipe afin de l’honorer. Le grand gagnant a prouvé qu’il n’avait raté aucun match à domicile de ses favoris sur les 10 années précédentes, talons de billet à l’appui. En plus de la postérité avec sa statue, le club lui permet d’assister à tous les matchs gratuitement avec ses amis en prévenant en avance.

Une visite forte intéressante et prenante donc dans cet antre mythique. En étant proche du terrain, difficile de ne pas repenser à Pelé ou Maradona et leurs buts historiques. Pour chaque match, les premiers supporters à rentrer pour la rencontre ont le droit à une visite privée avec, notamment, la galerie presse non accessible au grand public.

Damien Meunier

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Sportricolore, le premier média dédié uniquement au sport français

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En ligne depuis le mois de novembre, Sportricolore, le nouveau média centré sur le sport français, compte bien faire son trou. Entretien avec Arnault, à l’initiative du concept.

Qui se cache derrière Sportricolore ?

Arnault Mondrain, j’ai 25 ans et gère pour le moment le blog Sportricolore tout seul. Grand passionné de sport, j’ai effectué des études dans le sport (Bachelor à la Sports Management School). J’ai ensuite développé un blog abordant plusieurs thématiques (Musique, Sport, Mode, Art) durant 2 ans avant de réaliser une formation de Community Manager en alternance à la Fédération Française de Boxe, terminée fin 2018. Sportricolore est donc mon dernier projet professionnel en date, débuté en novembre 2018.

Comment vous est venue l’idée de lancer ce nouveau media ?

Suivant l’actualité sportive au quotidien, je me suis rendu compte qu’il manquait un média uniquement dédié à l’actualité du sport français. Au cours des dernières années, j’ai suivi attentivement le développement de nombreux médias sportfifs qualitatifs et inspirants comme EcoFoot, TrashTalk, Le Sport Business, Dans la Musette ou encore La Sueur. Des médias qui m’ont donné, à mon tour, envie de lancer un blog personnel en étroite relation avec ma passion : le sport.

La présence de contenus de plus en plus médiocres et visant principalement le buzz dans le milieu médiatique sportif m’a donné envie de produire du contenu qualitatif, original et divertissant à destination des nombreux amateurs de sport français.

Enfin, mettre en valeur le parcours et les exploits des sportifs français (tous sports confondus), l’actualité du sport français (résultats, business), certains médias méritant d’être plus exposés, l’histoire du sport français ou encore des anecdotes et faits méconnus, a également été une grande motivation.

Suivez-vous uniquement l’actualité du sport français ?

Sportricolore a pour vocation de traiter uniquement l’actualité en rapport avec le sport français, qu’elle soit en France ou à l’étranger. Les sportifs ou acteurs du sport français évoluant à l’étranger sont évidemment suivis par notre média.

Quels sont vos projets en 2019 pour Sportricolore ?

Étant un média particulièrement récent, l’objectif principal est de se forger une communauté de passionnés pour que nos contenus trouvent écho.

Il s’agira de continuer à produire du contenu qualitatif, original et divertissant, développer des partenariats et tisser des liens avec des acteurs du sport français, se démarquer et développer une identité forte de marque, proposer des interviews et informations inédites, instruire et divertir nos lecteurs tout au long de l’année. 2019 sera une année charnière pour Sportricolore.

Si vous deviez décrire Sportricolore en 3 mots, ce serait lesquels ?

Passion, partage et plaisir.

Une sportive française et un sportif français préférée ?

Question relativement facile. Évidemment; l’immense Zinédine Zidane pour le sportif français. La classe incarnée mêlée à une efficacité redoutable.

Pour la sportive française, je dirais Tessa Worley. Une vraie guerrière au mental d’acier et au ski très spectaculaire. Toujours souriante, elle a, qui plus est, l’air très sympathique.

Retrouvez tout l’actualité de Sportricolore sur le site internet du média, mais aussi sur Facebook, Twitter et LinkedIn.

Flo Ostermann

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Football

Le Musée de l’OL : voyage dans l’histoire du club olympien

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Ouvert à la fin du mois de mai 2018 au sein même du Groupama Stadium, le musée de l’OL propose à ses visiteurs une plongée dans l’histoire du club depuis sa création à nos jours. Entre objets et reliques du club ou de supporters, tout est présent pour (re)vivre les heures de l’OL depuis ses débuts. Ce musée, avec la visite du stade proposée en même temps, a été récompensé par des trophées du tourisme. Rejoignez-nous dans ce lieu hors du temps.

Les présidents

Dès l’entrée, nous sommes dans l’ambiance. En effet, elle est située à côté de la billetterie et l’escalier pour y arriver vient de la boutique. Nous déambulons seuls dans les 1300 mètres carrés sur deux niveaux dans différentes zones. Pour qu’un club fonctionne, il faut qu’il soit dirigé par un président. C’est tout naturellement par eux que nous entrons dans le vif du sujet, d’Armand Groslevin à Jean-Michel Aulas.

Entretien interactif avec Jean-Michel Aulas – Damien Meunier

Nous pouvons admirer les documents fixant la création du club mais également des coupures de presse des premiers matchs et d’autres objets insolites (un ballon signé par les jeunes du centre de formation dans les années 1980, une carte de Montréal du maire Francisque Collomb avant un derby…). Comme dans la plupart des salles, il est possible d’ouvrir un vestiaire à l’ancienne. Chacun d’entre eux présente une vidéo d’un événement, d’une interview ainsi que des objets tels qu’un entretien avec Bernard Lacombe racontant l’arrivée de Juninho.

Ancien vestiaire dans lequel se trouve une vidéo et un objet caractéristique – Damien Meunier

Les entraîneurs et Gerland

Après les présidents, un grand couloir nous attend avec les noms et les portraits des différents entraîneurs d’Oscar Heisserer à Bruno Génésio. En face de la liste des coachs, des tuniques portées par des joueurs. Au bout du couloir ? Une reconstitution du bureau du conseil d’administration avec des vidéos et des reliques de la construction du Grand Stade (truelle, casque de chantier…). En parlant de stade, une salle permet à tous les nostalgiques de se rappeler Gerland avec la fameuse horloge mais également le plan du stade dessiné au sol. Et une ambiance sonore est présente pour se remémorer les grandes soirées en s’assoyant sur des sièges de l’ancien antre olympien.

Souvenir de l’horloge de l’ancien stade. Une bande sonore rappelle les grandes heures de ce lieu – Damien Meunier

La causerie de la mi-temps

Avant de passer à la suite des expositions, il est temps pour les visiteurs de se mettre dans la peau de leurs joueurs préférés. On entre dans le vestiaire et une vidéo holographique est diffusée. Nous sommes à la mi-temps d’un match à domicile et l’OL est mené 2-0. Place à la causerie des coachs et des différents capitaines de l’OL qui remotivent les troupes. Ici se mélangent Grégory Coupet, Sydney Govou, Raymond Domenech, Sonny Anderson ou encore Nabil Fekir et Fleury Di Nallo. Émotions et frissons sont garantis. Nous ressortons de là motivés, prêts à reprendre le match.

Les supporters

C’est ainsi que nous arrivons dans le coin des supporters. Aucun club ne subsiste sans fans. Nous découvrons donc comment se font les tifos des Bad Gones mais également une reconstitution de l’« Ours Blanc », une brasserie qui rassemblait joueurs et supporters, ancrée dans l’imaginaire collectif.

Zone dédiée aux supporters avec notamment le processus de réalisation d’un tifo – Damien Meunier

Histoire d’en prendre plein les yeux, une salle est dédiée aux plus beaux buts de l’OL. Juste derrière, un espace encyclopédique où il est possible de retrouver toutes celles et tous ceux qui ont un jour porté le chandail lyonnais.

Maxime de Juninho qui correspond bien au musée – Damien Meunier

Les Féminines

Parce que l’OL n’est pas qu’un club masculin, l’équipe féminine occupe une part importante du musée. C’est en 2004 que le FC Lyon féminin entre dans le giron du club. Et depuis, l’équipe ne cesse de progresser et de truster les titres avec notamment 5 Ligues des Champions.

OL of Fame féminin et masculin du club – Damien Meunier

Tout comme les hommes, une liste des entraîneurs et des joueuses est présent. Cette zone nous mène d’ailleurs vers l’étage inférieur du musée par un immense couloir le long duquel se trouve une photo de tous les joueurs ayant disputé une minute depuis 1950. Nous trouvons même un mur avec les différents joueurs qui ont un jour porter la tunique de leur pays.

Avant d’y accéder, les gardiens ont leur partie avec notamment un hommage à un ancien disparu tragiquement : Luc Borelli.

Vitrine réservée aux derniers remparts du club (Coupet, Olmetta, Bouhaddi…) – Damien Meunier

La plaine des Jeux

Au rez-de-chaussée, après avoir vu une vitrine 3D des différents maillots portés lors des trophées remportés (Ligue des Champions, Coupes de France…) se trouvent divers jeux pour petits et grands pour tester notre dextérité ou nos réflexes. Ce niveau fait la part belle à l’académie, dont la réputation n’est plus à démontrer, mais aussi à OL fondation.

Ballon dédicacé par des joueurs de l’académie dans les années 80 (notamment Rémi Garde) – Damien Meunier

Il y a également une vitrine avec des objets en rapport avec divers événements ou matchs ayant eu lieu au Groupama Stadium en dehors de l’OL (équipes de France de rugby et football, finales de Coupe d’Europe, Winter Game de hockey…).

Le clou de cette salle est bien évidemment la zone des trophées où nous trouvons tous ceux remportés par les différentes sections du club et le Ballon d’Or gagné par Ada Hegerbrg, la prolifique attaquante norvégienne (installé dans la vitrine de la section féminine).

Les trophées du club dans les différentes sections – Damien Meunier

Véritable mine de souvenirs mais aussi d’hommages et de visions sur l’avenir (des emplacements sont laissés libre pour les futures années du club), le musée permet de retracer fidèlement l’Histoire d’un club important du football français. Réalisé grâce aux supporters et pour les supporters et amateurs de foot, c’est un parfait complément à la visite du stade lors de votre visite dans la métropole rhodanienne.

Damien Meunier

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Football

Bastien Poupat : « La pyrotechnie a toujours fait partie intégrante d’un spectacle »

Nelson

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Co-auteur de « Ultra, Mode de vie » avec Benoit Taix et Adrien Verrechia, Bastien Poupat a répondu à nos questions. Dans ce livre, ils reviennent notamment sur l’histoire du mouvement des ultras français. Le livre est aussi une immersion dans les plus grands groupes de supporters de toute la France. Chose rare, il est réalisé sans l’aide d’une maison d’édition, et est disponible à partir du 12 novembre sur le site La Grinta.

Bastien Poupat, dans quel but avez-vous écrit ce livre avec Benoit Taix et Adrien Verrechia ?

L’idée est venue lors du cinquième anniversaire du site La Grinta. On voulait marquer le coup. Étant donné que nous sommes un site plutôt axé tribunes (mais pas que), la décision d’écrire un ouvrage sur les Ultras de France a commencé à trotter dans nos têtes. Après plusieurs échanges avec quelques leaders de groupes importants en France qui nous ont soutenus dans cette démarche, nous avons décidé de foncer. Bon, au final le livre sort pour les 8 ans de La Grinta, mais avec la fierté d’avoir accompli ce travail en totale indépendance.

Dans quelle ville êtes-vous allés pour rencontrer les Ultras ?

Nous nous sommes rendus dans 20 villes : Marseille, Saint-Etienne, Lyon, Grenoble, Nîmes, Montpellier, Monaco, Toulon, Cannes, Nice, Bastia, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lens, Lille, Metz, Mulhouse, Strasbourg et Paris. Nous avons essuyé seulement un seul refus, celui de Lyon.

Combien de temps cela vous a pris pour réaliser ce livre ?

Entre les premiers déplacements, l’écriture, la relecture puis l’auto-édition (mise en page + impression), cela a mis pratiquement 4 ans. Ça peut paraître énorme, mais il s’agit de la somme de plusieurs raisons comme les discussions avec les groupes, la complexité logistique à organiser les déplacements, le financement indépendant et notre méconnaissance initiale de l’édition.

Pourquoi d’après vous, les Ultras ont une mauvaise image dans le football français ?

Cela est sans doute dû à plusieurs facteurs : le premier reste le rôle et l’influence des médias. C’est indéniable, nous sommes dans une société où des violences créeront toujours plus de vagues qu’une action caritative par exemple. Tout prend également plus de proportions qu’à une certaine époque. Mais attention, il n’y a pas que cela. Il faut dire ce qui est sans angélisme, quelques fois, les ultras peuvent aussi tendre le bâton pour se faire battre.

La couverture du livre Ultra, mode de vie – Compte Twitter @UMDVlelivre

Êtes-vous pour ou contre les fumigènes ?

Pour. La pyrotechnie a toujours fait partie intégrante d’un spectacle et son rendu visuel est toujours très beau. D’ailleurs, certains diffuseurs n’hésitent pas à s’en servir pour la promotion des compétitions auxquelles ils viennent d’obtenir les droits. Mais avant même d’évoquer le pour ou le contre, il y a un débat à recentraliser, c’est celui de l’échelle de sanction. Aujourd’hui, les risques judiciaires en cas d’utilisation d’un fumigène sont probablement disproportionnés. Pourquoi ne pas s’inspirer du système norvégien, ou encore chilien, où, avec un dialogue mené intelligemment des deux côtés, des solutions ont été trouvées ?

L’Association Nationale des Supporters fait d’ailleurs un travail remarquable sur ce sujet en s’enrichissant de ce qui fonctionne ailleurs. C’est exactement ce que les Ultras demandent, un dialogue et une responsabilisation. Il y a une certaine hypocrisie du côté des instances sur ce point. Comme je disais, on promeut la L1 avec des images de tribunes embrasées et dans le même temps, on condamne les protagonistes de ces mêmes images.

Comment expliquez-vous la réaction des supporters montpelliérains quand les Nîmois ont volé leurs banderoles alors que leur équipe gagnait largement à ce moment-là du match ?

C’est simple, le vol de bâche dans le monde des Ultras est vu comme l’affront suprême. C’est pour cela que ceux qui s’intéressent de près ou de loin au mouvement ultra n’ont pas été surpris de cette réaction. Sans rentrer dans les considérations morales. En revanche pour comprendre, il faut savoir que malheureusement, certains font passer aujourd’hui leur groupe avant leur club. Ce qui n’était pas forcément le cas à l’origine du mouvement ultra.

Pensez-vous qu’à terme, le supporter ne sera plus présent dans les stades et qu’il aura été remplacé par le spectateur qui sera là pour consommer un produit, à savoir le football ?

Non, car le spectateur qui veut consommer le football tel un produit a besoin aussi d’une ambiance. Pour lui, ça fait partie du package. Les Ultras sont donc indispensables à ce niveau car que ce soit la Ligue ou encore les clubs, ils ne savent pas reproduire leur travail. Le PSG en reste le meilleur exemple. De surcroît, cela se vérifie encore plus en France, où le spectacle sur le terrain est loin derrière d’autres championnats européens.

Les auteurs du livre font-ils partis d’un groupe ultra ?

Actuellement, non.

Nelson Emane
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