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Sylvain Taillandier : « Mon projet pour le hockey français »

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Nous avons rencontré Sylvain Taillandier, journaliste sportif à Tours pour la Nouvelle République, instigateur du Hockey Franco. Il s’agit d’un Tour de France du hockey pour rencontrer ceux qui font et suivent ce sport dans le but d’améliorer, notamment, son exposition médiatique. Retour sur son parcours et sa passion du hockey.

Tout d’abord Sylvain, peux-tu nous parler de ton parcours pour devenir journaliste sportif ?

Depuis tout petit, je voulais être bibliothécaire ou journaliste. Je pense que c’est une passion, bien ancrée en moi, qui m’a été transmise par mon père. Il ne travaillait pas du tout dans ce milieu-là mais était vraiment très intéressé par la culture générale, les voyages et la lecture. J’en ai énormément profité quand j’étais jeune, donc cela a dû naître à ce moment-là je pense. Par conséquent, j’ai passé un bac littéraire car j’étais aussi intéressé par l’écriture. A la sortie du bac, j’ai fait une faculté d’histoire qui m’a permis, à côté, de préparer les concours d’écoles de journalisme que je visais, c’est-à-dire les IUT. En fait, mon objectif était de rentrer le plus vite possible dans le monde du travail, d’avoir une formation costaud, dense, pour me permettre d’être rapidement sur le terrain. J’ai passé les concours des trois écoles qui étaient reconnues à l’époque par la profession, c’est-à dire Bordeaux, Tours et Lannion. J’ai été pris dans cette dernière et j’y ai effectué mes deux ans d’IUT.

Pour la troisième année, certains faisaient la licence mais moi, j’ai passé cette année-là au Québec. J’avais un accord avec l’Université de Laval au Québec pour passer ma dernière année d’étude là-bas. En rentrant, je n’ai pas souhaité faire ma licence et j’ai cherché directement du travail. J’ai bossé un petit peu à la Voix du Nord, avant d’être embauché à la Nouvelle République, le journal dont je suis encore aujourd’hui salarié. J’ai d’abord été embauché à Blois au service des sports avant d’aller à Tours. Je connaissais déjà le coin car je suis de Châteauroux. J’y ai fait mes études, dont la fameuse année de fac, et j’étais correspondant sportif à Châteauroux au service des sports.

Tu as donc tout de suite commencé en tant que journaliste sportif, et non pas journaliste généraliste avant de migrer aux sports ?

Quand je suis passé à la commission de recrutement de la Nouvelle République, je leur ai dit : « Je préfère être franc-jeu. J’ai deux passions : le journalisme avec l’écriture et le sport. J’accepterai le poste que vous me proposerez si vous m’en proposez un, mais je suis un vrai passionné de sports et je sais que c’est un créneau où je serais compétent, motivé et où je pourrais apporter mon savoir-faire et mes connaissances en la matière. » Cela fait maintenant 12 ans que je suis au service des sports de la Nouvelle République.

Tu es un grand amateur et connaisseur de hockey. D’où te vient cette passion pour ce sport car en France, ce n’est pas le sport le plus populaire ?

Déjà, il faut replacer cela dans le contexte. J’étais à Châteauroux donc le hockey, c’est pas très connu et le sport se limite à la Berrichonne (NDLR: le club de foot). Le hockey est arrivé dans ma vie comme pas mal d’entre nous avec les jeux vidéos, avec des jeux sur la NHL. Du coup, je me suis vraiment intéressé à tout ce qu’il y avait derrière : les résultats, mais aussi les stars de ce sport. De fil en aiguille, j’ai suivi cela, mais vraiment que la NHL au départ. Et le hockey français est arrivé un peu plus tard, dans le cadre du travail, mais j’avais déjà un vrai intérêt pour ce sport. Quand j’ai rencontré celui qui allait être mon chef des sports, il m’a demandé si ça me dérangeait de reprendre le hockey. Grâce à cela, j’ai donc associé le hockey français à la NHL pour avoir le tableau complet.

Une question qui revient souvent pour les amateurs de hockey. Est-ce que tu y as déjà joué ?

Je n’ai jamais mis les patins. Ou alors, une fois en colonie de vacances, mais le résultat n’a pas été brillant. Du coup, c’est uniquement côté passionné et analyste, et non le côté joueur. En fait, ça m’a jamais trop attiré d’en faire, surtout en n’étant pas la personne la plus adroite de la terre. Mais si un jour je suis amené à vivre au Québec, je retenterai peut-être cela, comme un défi, au moins tenir en équilibre car à force d’en regarder et de suivre, ça me titille un peu.

Tu as donc créé un groupe Facebook sur le hockey (Hockey !). Quelle était ton idée à la base ?

A la base, ce n’était pas amené à se développer de façon professionnelle. En fait, en tant que passionné de hockey, je partageais beaucoup de contenus sur mon compte personnel. Or, j’ai dans mon entourage des gens qui ne s’intéressent pas spécialement au hockey, cela devait commencer à les ennuyer. Du coup, je me suis dit qu’il y avait une communauté de passionnés et j’ai créé un groupe privé. J’ai choisi de le faire privé pour contrôler les partages et le contenu. Cela me permet également d’éviter la diffusion de vidéos de bagarres que je supprime à chaque fois. D’ailleurs, je ne suis pas pour interdire la bagarre dans les matchs, mais il faut éviter de la médiatiser. Et ceux qui viennent dans les patinoires pour en voir ne sont pas au bon endroit. Il y en a de moins en moins dans les matchs professionnels, ce qui est une bonne chose. Après, c’est comme au rugby, il y a rarement des générales en Top 14.

Ainsi, le groupe suscite maintenant un bel engouement, avec un réel intérêt pour le hockey français, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Mais c’est bien, ça veut dire qu’il y a une vraie base du hockey, qui aime partager et échanger. Il y a des Français, des Québécois mais aussi des Suisses. Là où je suis content, c’est qu’au départ, il a fallu faire la police de temps en temps à cause d’interventions pas très respectueuses voire injurieuses et là, je n’ai presque plus besoin de faire la police. Je pense que tout le monde a compris l’esprit du groupe, tout le monde peut penser ce qu’il veut, en respectant les autres malgré le nombre d’adhérents qui est croissant. C’est le fameux « viril mais correct ». Je suis partisan de la liberté de part mon métier : elle reste là où commence celle des autres.

Ce groupe est donc un lieu de rencontre et d’échange entre joueurs, arbitres, entraîneurs, anciens joueurs mais aussi de vraies pointures du hockey sur glace. Ils ont donc connu de près ce sport et savent de quoi ils parlent. Ce n’est pas juste l’amateur qui découvre et qui donne son avis un peu à chaud sur un truc. Il y a des gens qui ont vraiment l’expérience et la compétence pour répondre sur des sujets pointus.

On va maintenant revenir à ton projet. Alors, c’est peut être lié ou pas au groupe Facebook, mais comment as-tu eu l’idée de ce Tour de France du hockey ?

A la base, je voyais régulièrement passer pas mal de messages ou de remarques disant que le hockey était vraiment traité de façon négative, car même les médias qui ont les droits ne mettent pas ce sport en valeur, et ce, malgré la passion des commentateurs ou des gens dans les rédactions qui essayent de le défendre. A un moment, je me suis dit : « Tu peux continuer à être dans le camp des gens qui râlent ou tu peux passer à celui de ceux qui agissent, car c’est aussi ça ton métier, donc il y a peut-être un moyen de faire parler du hockey, d’aller faire les sujets dont tu regrettes qu’ils ne soient pas traités par d’autres médias. » C’est parti de là en fin de compte.

Aujourd’hui, il y a une galaxie de petits médias hockey, plus ou moins grands, qui existent et qui essayent de faire des choses et je pense qu’en mettant certains de ces acteurs-là ensemble autour de la table, en essayant de travailler en commun, on peut créer quelque chose d’hyper sympa, en gardant chacun sa patte et son identité tout en étant complémentaires. Surtout, je crois qu’il manque beaucoup de vidéos, de témoignages, des initiatives où on prend davantage le temps d’aller voir les gens, de les faire parler de leur vécu, de leur philosophie de jeu. C’est ça qui m’intéresse le plus en fait, et c’est là que je pense pouvoir apporter quelque chose.

Avant de décrire plus précisément le projet, peux-tu nous en dire deux mots ?

Il s’agit donc de faire un Tour de France lors d’une vingtaine d’étapes, au cours desquelles je vais rencontrer des acteurs du hockey : des dirigeants, des supporters, des arbitres, des joueurs mais aussi des joueuses. De chaque rencontre, je ferais une capsule vidéo visible gratuitement sur la chaîne YouTube du projet. Et puis, l’idée sous-jacente, c’est de créer, à terme, un média dédié au hockey sur glace.

Tu le disais, tu vas rencontrer des joueuses. Quel regard portes-tu sur le hockey féminin français, dont l’équipe de France qui accède dans l’élite mondiale avec le titre de championne du monde ?

Déjà, je pense que le sport féminin est très peu valorisé et mis en avant en France. Par exemple, en foot féminin, malgré le succès sportif de Lyon, la médiatisation prend du temps et est encore loin de celle des hommes. Et puis, il y a encore de la comparaison entre les hommes et les femmes qui n’a pas lieu d’être. Ça commence dès la pratique où on n’encourage pas forcément les filles à faire du sport, car elles sont parfois vues de travers quand elles en font. La société n’a pas forcément des images positives des sportives donc déjà, il y a ce contexte-là en France qui existe encore. Mais les choses bougent, les nouvelles générations fonctionnent différemment, et c’est tant mieux.

Après, si on s’intéresse à la question particulière du hockey féminin en France, on a une belle équipe de France, on a des joueuses dont beaucoup sont expatriées et qui réussissent bien à l’étranger, qui sont de fiers étendards de la France, donc ça c’est positif. Après, on a un gros problème sur le championnat féminin qui est extrêmement peu viable aujourd’hui, à plusieurs niveaux. Il y a beaucoup de choses à changer dans les mentalités, dans l’approche et je le souhaite fortement, je suis convaincu que le développement du sport féminin, c’est le vrai sujet du siècle. D’ailleurs, je suis à fond pour la pratique mixte jusqu’à un certain âge.

Dernière question sur une croyance populaire. Comme pour l’équitation, on dit que c’est un loisir onéreux pour bourgeois. Vois-tu des axes de travail sur ce point ?

Oui, c’est une évidence. L’enjeu majeur est de rendre ce sport plus accessible. D’autant plus que je suis persuadé qu’il y a quelque chose à faire dans les quartiers difficiles avec le hockey sur glace. Je pense que c’est tout à fait un sport qui peut correspondre à un contexte où les jeunes ont besoin de se défouler. Il y a déjà les sports de combat avec la boxe, qui s’est bien implantée dans ces quartiers-là, c’est un formidable propulseur de belles valeurs. Je pense que le hockey a une grosse carte à jouer, mais il faut absolument trouver un moyen de rendre les équipements abordables. D’ailleurs, j’ai discuté récemment avec un manufacturier de hockey qui se penchait sur cette question, et je soutiens cette initiative car c’est un enjeu crucial.

Damien Meunier

 


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Pour aider les restaurateurs et les soignants, ils vont pédaler 10 heures en direct sur Instagram

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Bastien Pitte

CORONAVIRUS – Pour venir en aide aux restaurateurs et les soignants, Bastien (28 ans) et Alexis (23 ans) vont pédaler pendant 10 heures, en direct sur Instagram. 

Confinement et sport d’endurance ne font pas bon ménage, c’est désormais une certitude. Depuis de nombreuses semaines, on peut voir bon nombre de coureurs qui se lancent dans des défis plus ou moins raisonnables de courir chez eux, confinés, jusqu’à faire un marathon sur leur balcon ! Les cyclistes ne sont pas en reste avec le développement des courses virtuelles pour tenter de passer le temps et de conserver cette envie de se dépenser. A l’image du triathlète Allemand Jan Frodeno qui vient de réaliser un Ironman chez lui en plus de 8h, ou encore comme Geraint Thomas, ancien vainqueur du Tour de France, qui a conclu trois journées de 12h consécutives de home-trainer en soutien au personnel soignant.

« On pédale chez nous », l’initiative de Bastien et Alexis

Vouloir se rendre utile dans une période où de nombreuses activités professionnelles sont à l’arrêt, c’est la volonté de deux jeunes Normands, adeptes du sport d’endurance et plus précisément de la course à pied. À défaut de pouvoir se challenger sur les courses d’ultra-trail qu’ils avaient prévu en cette année 2020, Bastien (28 ans) et Alexis (23 ans) vont tenter de repousser leurs limites ce vendredi, avec pour objectif de suivre le rythme d’une journée de travail d’une infirmière en pleine crise du Covid-19, le tout sur leur vélo d’appartement respectif.

L’objectif de ce défi, à la fois personnel et solidaire ? Pouvoir mettre en lumière la fatigue que connait notre personnel hospitalier. Mais l’autre objectif de ce projet est également de venir en aide financièrement à un secteur d’activité en grandes difficultés qu’est la restauration. En effet, afin de pouvoir les soutenir pendant leur effort sportif, les deux amis mettent en place une cagnotte solidaire. Chaque euro déposé dans la cagnotte (déjà plus de 400 euros récoltés avant même le premier coup de pédale) sera dépensé dans un restaurant afin de pouvoir ensuite livrer ces repas au personnel hospitalier, en guise de remerciement pour l’ensemble de leur œuvre !

Objectif sportif : 4 à 6h c’est réaliste / 10h c’est le gros challenge

L’opération sera à suivre sur les réseaux sociaux (« Le Normand qui Court » sur Instagram) pour tenter de dynamiser l’engouement sur les dons des personnes, et pour donner un peu de sens à cette opération. Les deux cyclistes d’un jour porteront pour l’occasion un tee-shirt blanc afin de soutenir en même temps l’opération « Tous en Blanc », histoire de rappeler que le défi sportif n’est qu’une vitrine de l’opération, car la finalité de ce challenge reste avant tout le soutien aux personnes qui en ont véritablement besoin en cette période.

Anecdote : achat hier avec la réouverture en drive de Decathlon d’un cuissard digne de ce nom et d’une protection de selle, car les vélos d’appartement sont peu accueillants pour les fessiers pour des heures de pédalage !

Dicodusport


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Mort d’Albert Uderzo : Astérix et le sport, un lien indéfectible

JMPPMJ

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Albert Uderzo, papa avec René Goscinny d’Astérix, est mort aujourd’hui à 92 ans. Retour sur les relations fructueuses et drôles entre le Gaulois préféré des Français et le monde du sport.

Le sport national gaulois : la bagarre

Si en France tout finit par des chansons, en Gaule, tout commence par une bagarre. Véritable sport national de nos ancêtres dessinés, il n’y a pas un album dans lequel ne figurerait pas le défouloir préféré du village d’Astérix. Métaphore du tempérament querelleur et râleur du Français moyen, la baston générale a été élevée au rang d’art par le duo Goscinny-Uderzo.

À ce petit jeu-là, Obélix fait sans nul doute office de GOAT incontesté. Tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, il est plus fort que n’importe lequel de ses congénères ou qu’une cohorte romaine. Mais la plus grande rivalité, le Clasico, le Fedal de la bagarre demeure incontestablement le duel Ordralfabétix vs Cétautomatix. Le poissonnier et le forgeron se vouent en effet une rivalité de voisinage fiévreuse à grands coups de poissons pas frais et de marteaux qui volent.

Le jour où Eddy Merckx est apparu dans Astérix

On le sait, et c’est acquis. Eddy Merckx est le plus grand champion cycliste de l’histoire. De toutes les histoires, même celle des Gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Et pour Eddy Merckx nul besoin d’attendre l’invention de la bicyclette pour avoir les honneurs d’Astérix. Dans le dernier album scénarisé par René Goscinny, « Astérix chez les Belges », il apparaît, sous des traits relativement fidèles, comme messager (à pied) rapide chargé de transmettre un message capital aux « tribus voisines ».

On est en 1977, le « Cannibale » n’est plus ce qu’il était mais peu importe, sa légende lui survivra encore longtemps. Avec ou sans Astérix.

Le sport national romain : les jeux du cirque

Les Romains traitent les Gaulois en barbares, et l’amour du peuple conquis pour la bagarre ne contribue pas à redorer le blason de nos ancêtres de ce côté-là.

N’empêche… Côté barbarie, les Romains se posent là avec leurs jeux du cirque qui, pour le moins, ne sont pas un modèle d’humanité. Plusieurs fois, Astérix et ses compères s’y sont confrontés, sinon jetés. C’est particulièrement le cas dans l’album pour le moins explicite « Astérix Gladiateur ».

Chargés par le village de retrouver leur barde Assurancetourix enlevé pour être offert à César et à Rome, Astérix et Obélix se font remarquer d’un laniste pour leurs atouts physiques, disons, hors du commun. Engagés volontaires, ils triomphent d’abord d’une course de chars avant de lancer une grève sous forme de happening en invitant les autres gladiateurs à jouer au « Ni oui ni non, ni blanc ni noir ». De quoi faire enrager César qui envoie une patrouille romaine qui se fait dézinguer presto par les deux Gaulois. César rend Assurancetourix, qui avait fait fuir les lions qui devaient le manger en chantant, et tout est bien qui finit bien (mais sans chanson).

Astérix et les sports antiques

Les Romains, dont le raffinement n’est donc plus à prouver, ne se contentaient pas des jeux du cirque lors de leurs après-midis récréatifs. Ils avaient hérité (ou s’étaient approprié, c’est selon) du goût des sports antiques grecs. Il n’est donc pas rare de voir nos deux compères gaulois se livrer à des duels de course ou de javelot, comme dans « Les Douze Travaux d’Astérix ».

Mais c’est évidemment « Astérix aux Jeux Olympiques » qui fait la part la plus belle à ces sports. Inspiré à Goscinny et Uderzo par les Jeux Olympiques de 1968 à Mexico, l’album est peut-être et surtout l’occasion d’une réflexion sur la potion magique et sur le dopage dans le sport. Il faut dire que la question fait de plus en plus rage dans le monde sportif et la société de l’époque : un an avant la parution de l’album, Tom Simpson décédait sur les pentes du Mont Ventoux en plein Tour de France.

Si l’album conserve son ton rigolard, il traite également des petits arrangements entre amis lors de compétitions sportives. L’occasion de rappeler que les albums d’Astérix pouvaient se permettre, grâce à la distanciation temporelle, de traiter de sujets de société, mine de rien.

Quand Obélix jouait au rugby

Au cours de leurs pérégrinations, Astérix et Obélix croisent tout ce qui compte d’Ibères, de Lusitaniens, de Romains, de Goths, d’Ostrogoths, de Wisigoths, de Germains, de Numides et donc, de Bretons. Chacune de ces rencontres est le prétexte pour Uderzo et Goscinny d’égrener tous les clichés que les Franç… les Gaulois pardon, trimbalent au sujet des autres peuples.

Concernant les Bretons, les clichés ne sont pas minces et les deux auteurs s’en amusent beaucoup, n’est-il pas ? Syntaxe, royauté, circulation à gauche, tout y passe, le reste aussi, jusque donc au sacro-saint rugby. Astérix et Obélix se retrouvent à en disputer un match, pour le plus grand bonheur du livreur de menhirs enthousiasmé par les règles du jeu explicitées ainsi par Jolitorax : « on a pratiquement le droit de tout faire pour porter la calebasse dans les buts de l’adversaire, seul l’usage des armes est interdit, sauf accord préalable ».

Tout y est dans la représentation de Twickenham : le gazon parfait, la ferveur du public sauf peut-être le french flair d’un Obélix tout en raffut et chahut. Tout l’art d‘Uderzo.

JMPPMJ

 


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My Rugby Box, l’Ovalie dans une boîte

Nico

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Facebook - My Rugby Box

En pleine Coupe du monde de rugby, un jeune entrepreneur, Dimitri Falatko, lance la première box destinée aux amateurs de rugby. Pratiquant le rugby à XIII à Réalmont, ce jeune talonneur de 23 ans se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Il nous raconte.

Comment est née My Rugby Box ?

J’ai voulu mêler passion et profession. En tant que rugbyman, j’apprécierais recevoir ce type de produit. J’adore recevoir des cadeaux, des surprises ou encore des nouveaux produits. Cependant, je ne fais pas les démarches moi-même pour les avoir. Je suis parti de mes envies et de mes besoins. J’ai questionné beaucoup de personnes pour savoir si cela était similaire. J’ai eu beaucoup de retours positifs, et j’ai donc foncé sur ce projet de box.

My Rugby Box, c’est quoi ?

My Rugby Box, c’est une boîte remplie de produits de qualité pour la pratique du rugby. Tous les deux mois, vous recevez chez vous une box avec des produits de trois catégories : La première est dédiée à la pratique du rugby. La box contient un élément de la tenue du rugbyman. Il vous sera utile pour vos séances d’entraînement.

La deuxième catégorie est axée sur vos efforts. Vous retrouverez donc dans chaque box, deux à trois produits, vous aidant à préparer votre corps à l’activité sportive, mais favorisant aussi la récupération.

Notre sport est convivial et festif, et c’est pourquoi la dernière catégorie concerne la 3ème mi-temps, très importante dans le rugby. Vous pourrez en profiter avec vos coéquipiers et amis.

À qui s’adresse My Rugby Box ?

My Rugby Box s’adresse à toutes les personnes majeures pratiquant le rugby. Que cela soit un homme ou une femme, à 13, à 15 ou encore à 7.

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5 Podcasts de sport à écouter absolument

Nico

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Les podcasts font partie des nouveaux médias les plus populaires en France. Produits par des studios indépendants, ou permettant d’écouter à la demande les émissions des plus grosses radios françaises comme RMC ou RTL, ces formats audio permettent de s’informer, de s’évader, et d’échanger sur des sujets aussi variés que la culture et les relations amoureuses, l’histoire et le véganisme…

Mais aussi le sport. A la rencontre de sportifs hors du commun, ou tout simplement de passionnés de sport, les podcasts que nous allons vous présenter sont un moyen ludique et divertissant d’en apprendre plus sur une discipline, ou de décortiquer ce qui se passe dans les vestiaires !

Extraterrien : à la rencontre de sportifs extraordinaires

Ce nouveau venu sur la scène des podcasts sportifs (avec 7 épisodes mis en ligne depuis cet été) a pourtant tout d’un grand. Sous forme d’entretiens intimistes, Barthélémy part à la rencontre de sportifs au parcours atypique à la recherche de ce qui les a motivé à se dépasser, mais aussi de ce qui leur a permis d’exceller dans leur discipline.

On aime tout particulièrement la variété des sports abordés dans le podcast Extraterrien, comme l’apnée (avec le quintuple champion du monde Arthur Guérin) ou encore le paralympisme à travers le parcours exemplaire de Marie Amélie, l‘athlète française la plus titrée de l’histoire. Une grande leçon (d’humilité et de dépassement de soi) à chaque écoute.

Les conquérantes : le sport pour toutes

Un podcast dédié au sport, et aux sportives dans lequel on retrouve des professionnelles et des amatrices qui parlent de leur passion. Qu’elles soient championnes, responsables d’associations, ou militantes pour un sport plus féminin, on prend à chaque épisode un shot de motivation, d’envie et d’ambition à se dépasser et repousser ses propres limites comme celle de la société.

Deux fois par semaine, ce podcast proposé par le webzine féminin Madmoizelle s’intéresse à une discipline. Le premier épisode est par exemple dédié au foot, avec l’attaquante de l’équipe de France Kadidiatou Diani et une passionnée du ballon rond de 14 ans. Le second à la boxe, dans lequel se rencontrent encore championne olympiques et amatrices.

EPO : une troisième mi-temps décomplexée

Tous les 24 du mois, EPO (pour Épatant Podcast Omnisport) nous propose de revenir sur un événement ou une personne ayant marqué à jamais l’histoire du sport. Au programme, un format long (qui peut dépasser les deux heures) sur l’OM de Bernard Tapie ou l’affrontement entre les champions de boxe Tyson et Douglas.

Sous la forme d’échanges (souvent très animés) entre 5 amis, ce podcast mêle connaissances historiques et second degré. On se cultive, et on rit beaucoup en écoutant EPO : un mélange gagnant.

Spotlight : coup de projecteur sur les stars du sport

C’est le podcast à écouter pour découvrir la face intime de sportifs que tout le monde connait. Animé par Clémentine Sarlat, Spotlight braque en effet les projecteurs sur des athlètes de renoms, comme les très médiatiques Bixente Lizarazu, Laure Manaudou, ou encore Renaud Lavillenie.

Au delà du casting 5 étoiles de ce podcast, on apprécie surtout la relation intimiste qui se noue immédiatement avec Clémentine, et donc avec les auditeurs. Et on redécouvre des personnalités du sport avec lesquelles on a grandi, ou qui nous ont donné envie de chausser les crampons ou de nous mettre à la nage papillon.

Echange

On termine ce classement de nos 5 podcasts de sport préférés avec Échange, qui s’adresse aux passionnés de tennis. Au-delà de l’image lisse que beaucoup peuvent avoir de ce sport, Antoine Benneteau rencontre les grands noms de cette discipline (Yannick Noah, Marion Bartoli, mais aussi Richard Gasquet) pour des entretiens sans retenue et bourrés de sincérité. A écouter sans modération.

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Que signifie le double pari dans les paris sportifs ?

Nico

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Parions Sports 49

Le double pari ou pari double est un pronostic qui cumule deux paris simples au sein d’un même coupon. Pour espérer empocher des gains, il est nécessaire que les deux résultats choisis dans le coupon soient positifs. Ce type de pari comporte certains risques, mais octroie également des avantages aux parieurs en raison du mode de calcul des gains.

Différences entre double pari et pari double chance

Beaucoup de parieurs confondent les doubles paris et paris double chance, en raison des similarités dans l’appellation. Or, ces deux types de paris sont foncièrement différents dans leurs fonctionnements. Les paris double chance sont des paris simples, qui augmentent les chances de gains, en raison de la limitation des risques, tandis que les doubles paris sont des paris systèmes, qui octroient des gains dès que deux résultats sont corrects sur le nombre sélectionné.

Un pari double chance est l’association de deux paris simples, dont les probabilités de victoires sont augmentées par la sélection de deux résultats possibles. C’est un pari de type 1N, 12 ou N2.

Exemple : PSG vs Marseille

Un pari double chance consistera à parier soit sur la victoire du PSG ou le match nul (1N), soit la victoire de Marseille ou match nul (N2) soit la victoire de l’une des équipes, sauf le nul (12). Si votre pronostic est correct, vous empochez les gains selon la formule mise x cote associée à votre choix.

De son côté, un double pari a un mode de fonctionnement bien différent.

Fonctionnement et calcul des gains d’un double pari

Un double pari est un pari qui réunit les combinaisons de doubles, selon le nombre de sélections. Comme vous pouvez déjà l’imaginer, la sélection débute à deux, et peut évoluer selon l’offre du bookmaker. Ainsi donc, vous pouvez faire un pari double en choisissant deux, trois, quatre ou six résultats, en fonction de la largesse du marché de l’opérateur.

L’avantage dans ce type de pari est que vous commencez à empocher les gains dès que deux résultats sont corrects sur le nombre total choisi.

Par exemple, pour un pari double avec deux sélections, il faut absolument que les deux résultats soient corrects pour que vous empochiez les gains. Mais sur trois sélections ou plus, vous gagnez de l’argent dès que deux résultats sont justes parmi la sélection.

Le calcul des gains pour un double pari se fait par association de deux cotes, autant de fois qu’on peut en trouver dans vos sélections.

Prenons l’exemple d’un double pari de type 2/3. Il y a trois possibilités de double dans ce pari, mais sur les trois choix que vous ferez, vous gagnerez dès que deux seront corrects.

PSG (1,3) Vs Marseille (1,9)

Lille (2,00) Vs Rennes (1,8)

AS Monaco (1,9) Vs Lyon (1,5)

On suppose que l’on sélectionne les résultats suivants : la victoire du PSG (1,3), la victoire de Lille (2,00) et la victoire de Lyon (1,5);

Dans cette sélection, voici les combinaisons de double possibles

Victoire du PSG x Victoire de Lille = 2,6 (cote A)

Victoire du PSG x Victoire de Lyon = 1,95 (cote B)

Victoire de Lille x Victoire de Lyon = 3 (cote C)

Si à l’issue des rencontres, PSG et Lille gagnent comme prévu, mais que Lyon perd , vous empochez :

Gains = Mise par pari x cote A

Si le PSG perd, mais que Lille et Lyon gagnent, vous gagnez :

Gains= Mise par pari x cote C

Si Lille perd, mais que le PSG et Lyon gagnent, vous empochez

Gains= Mise par pari x cote B

Si les trois équipes gagnent comme prévu , vous empochez :

Gains= (Mise par pari x cote A) + (Mise par pari x cote B) + (Mise par pari x cote C)

Remarque : en faisant le pari, le bookmaker vous prélève trois fois la mise par pari. Pour une mise par pari de 5€, le bookmaker vous débite 15€.

Si les trois résultats sont corrects, vous gagnez :

Gains =(5€ x 2,6) + (5€ x 1,95) + (5€ x 3)= 13€ + 9,75€ + 15€ = 37,75€

Gardez à l’esprit que si c’est seulement un pronostic qui est correct, vous perdez tout votre argent.

Les différents types de double pari

Comme indiqué plus haut, il faut un minimum de deux sélections pour effectuer un pari double. Mais le nombre de sélections dépend du bookmaker. Les paris doubles les plus courants sont 2/3 et le 2/4. En ce qui concerne le 2/4, vous faites 4 sélections, qui vous donnent droit à 4 combinaisons, mais vous empochez des gains dès que deux résultats sont corrects.

Pour chaque fraction, le dénominateur signifie le nombre de sélections, mais aussi de combinaisons doubles, tandis que le numérateur indique le nombre de résultats correct qu’il faut pour commencer à gagner.

Différences entre pari double et pari combiné

Pour conclure ce guide, il est important de vous signaler qu’il y a une différence notoire entre les paris combinés et les paris double.

Pour deux sélections, les gains d’un pari double sont calculés comme ceci :

Mise par pari x cote 1 X cote 2

Tandis que pour un pari combiné G= Mise totale x cote 1 X cote 2

Pour une mise totale de pari de 10€, c’est 5€ qui serviront à calculer les gains du pari double tandis que c’est 10€ qui serviront calculer celui du pari combiné.

Remarque : pour deux sélections, il est donc plus opportun de choisir un pari combiné plutôt qu’un double.

Mais à partir de 3 sélections, un pari double permet de limiter les risques, puisque les trois résultats du pari combiné doivent être obligatoirement corrects pour espérer gagner de l’argent.

Dans le cas d’un pari combiné, gains = Mise x cote 1 x cote 2x cote 3

Pour un pari double Gains = (mise par pari x cote 1 x cote 2)+ (mise par pari x cote 1 x cote 3)+ (mise par pari x cote 2 x cote

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