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Teddy Thomas, la maturité en plus

Flo Ostermann

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A 24 ans, Teddy Thomas réalise sa meilleure saison sous le maillot ciel et blanc. L’ailier du Racing 92 empile les essais et multiplie les prestations abouties. Il sera le danger numéro des Racingmen en fin d’après-midi (17h45), en finale de la Champions Cup face au Leinster.

Arrivé dans les Hauts-de-Seine durant l’été 2014, Teddy Thomas en a parcouru du chemin. De ses premiers pas remarqués avec les Bleus lors de la tournée d’automne de cette même année, jusqu’à cette saison 2017/2018 réussie, l’ancien Biarrot aura animé les débats et les discussions. Un joueur protée, aux capacités physiques hors normes, qui semble aujourd’hui avoir mis de l’eau dans son vin pour acquérir une notion qui lui faisait tant défaut les années passées : le professionnalisme.

Entre nonchalance et immaturité

Et c’est peu de le dire. Déjà connu pour sortir des sentiers battus au Pays Basque, le trois-quart surdoué a continué sur sa lancée lorsqu’il a atterri à Colombes. Appelé par Philippe Saint-André lors de la tournée automnale en 2014, il va exploser aux yeux du grand public en inscrivant un triplé face aux Fidjiens à Marseille, avant de réaliser un numéro de soliste face à l’Australie au Stade de France. Quatre essais en deux sélections et impressionnant de facilité, il n’en fallait pas moins pour le propulser comme le nouveau Serge Blanco par les médias. Oui mais voilà, Teddy Thomas arrivera en retard à l’entraînement le mardi suivant, à quatre jours du dernier match de la tournée, face à l’Argentine. Un écart qui lui coûtera sa place dans le groupe France, puisqu’il sera renvoyé chez lui.

De la nonchalance qui a aussi eu des effets sur son physique. Talentueux à souhait, doté d’une vitesse de course fulgurante et d’une puissance physique indéniable, le Basque d’origine se laisse aller sur son hygiène de vie. Pis, embêté par des problèmes musculaires, il tarde à se soigner, rechutant à plusieurs reprises. Des problèmes physiques qui l’auront embêté durant presque deux saisons, entre 2015 et 2017. Presque deux ans sur courant alternatif, le comble pour une pile électrique.

Teddy Thomas dans ses œuvres – AFP

Une prise de conscience salvatrice

Un voyage en Floride plus tard, Teddy Thomas revient finalement avec un nouvel état d’esprit. L’international tricolore décide de se soigner, pour de bon, en intégrant Sport Pro Santé, une structure toulousaine spécialisée dans la préparation physique et la réathlétisation. Il fallait bien ça pour relancer la machine. Son physique et son style de jeu demandant beaucoup d’énergie, il a fallu adopter une certaine rigueur dans sa vie quotidienne et engager un travail de posture pour améliorer son rapport puissance/vitesse.

Une renaissance pour l’ailier. Cette saison, la désinvolture a laissé place au sérieux et au travail. Mais attention, chassez le naturel, il revient vite au galop. En décembre dernier, lors du match de Champions Cup à Castres, l’excès de confiance s’est retourné contre lui, en lâchant le ballon dans l’en-but tarnais après un slalom de 50m. Il sera également de la fête lors de l’après-match (beaucoup) trop arrosé à Édimbourg lors du dernier Tournoi des VI Nations, après une défaite face aux Écossais durant laquelle il avait par ailleurs brillé.

Néanmoins, le feu follet des Ciel et Blanc est un autre homme sur le terrain. Étincelant depuis cet hiver, il a été le grand artisan de la victoire des siens en demi-finale de Champions Cup face au Munster, avec un doublé et une offrande pour Maxime Machenaud. Bref, Teddy Thomas semble être cette fois-ci être sur la bonne voie, celle qui peut le conduire jusqu’au sommet. Tout ne dépend que de lui.

Flo Ostermann


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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