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Thibaut Fauconnet fait un premier bilan avant les Mondiaux de Montréal

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Alors que les Championnats du monde de patinage sur piste courte débutent aujourd’hui à l’Aréna Maurice Richard de Montréal, nous avons rencontré Thibaut Fauconnet en début de semaine. L’occasion de faire le bilan sur ses Jeux Olympiques, son objectif au Canada et ses perspectives d’avenir.

 

Bonjour Thibaut. Quels sont tes sentiments après cette dernière compétition olympique ?

Le sentiment premier, c’est que je suis très content, car cela s’est bien passé. Les objectifs que je m’étais fixés ont été remplis. Après, ça aurait pu être mieux mais malheureusement, il y a eu les faits sur lesquels on ne va pas revenir. Mais à peu de choses près, ça aurait pu faire médaille. Je ne regrette rien sur ma préparation. J’étais prêt.

Suite à ta mésaventure sur le 1500m, tu as une belle cicatrice sur la lèvre. Ça va mieux ?

C’est la visière qui a pris, elle a été coupée et moi, j’ai été légèrement coupé sur la lèvre.

Tu as pu échanger avec le Coréen après la compétition ?

On se connaît avec les Coréens et puis, il est aussi dégoûté que moi car il visait également la médaille.

A ce propos, 9 coureurs dans une finale, c’est assez inhabituel. L’avais-tu préparée comme d’habitude ou as-tu dû revoir ta stratégie ?

Une finale à 9, c’était une première pour moi en presque 15 ans de compétition. Du coup, tu abordes un peu différemment la course et il fallait être lucide sur le fait qu’on était 9 et non pas 6, comme d’habitude. Il fallait anticiper, prévoir, mais tout s’est produit comme je l’avais prévu. Je voulais attendre que les mecs devant soient nerveux, comme c’était le cas depuis le début des Jeux, et j’ai construit ma finale là-dessus. Et malheureusement, il s’est passé un truc qui n’était pas prévisible.

Et sinon, est-ce que tu as eu le temps d’aller voir d’autres épreuves, encourager d’autres Français ?

Oui. Et l’épreuve que je voulais voir absolument, c’était la mass-start sur grande piste avec Alexis Contin. C’était un beau spectacle et j’étais derrière lui. D’ailleurs, si j’avais pu être avec lui, je l’aurais fait. J’ai même regretté, car j’aurais pu tenter la qualification l’été dernier en grande piste pour la Coupe du monde. Et une fois en Coupe du monde, j’aurais pu tenter la qualification pour la mass-start olympique. Ça marchait, ça marchait, ça ne marchait pas, ça ne marchait pas, mais j’aurais dû tenter le coup.

Est-ce un objectif de monter sur la grande piste, comme on a pu le voir sur ces Jeux ?

Pourquoi ne pas essayer de le faire ? Quand tu es en Hollande, et que tu t’entraînes à Heerenveen dans le Thialf (la structure où l’anneau est autour de la patinoire d’entraînement), c’est pas compliqué, tu as juste à faire trois mètres. Moi, il faut juste faire 1500 kilomètres (rires). Ça se construit quand même, mais pourquoi ne pas essayer ?

Nous sommes à la veille des Championnats du monde. Quel est ton objectif ?

Forcément, aller chercher des podiums. Après, j’avoue que mentalement, c’est un peu dur de se motiver. La preuve, il y a pas mal de leaders qui sont absents, car c’est difficile de se remobiliser après les Jeux. Là, plus ça avance et plus j’ai du mal à me mettre en mode compétition.

A la différence des Jeux, le relais est-il présent à ces Championnats du monde ?

Non, on prend les mêmes qu’aux Jeux. On est 9ème mondial, donc non qualifié. Pourtant, on a le niveau pour être là, mais on paye nos deux mauvaises courses du début de saison. Et encore, pas si mauvaises courses que cela : des erreurs, des pénalités ou des disqualifications. C’est dommage, car on avait un gros niveau avec des jeunes impressionnants. Du coup, on n’est que deux présents ici avec Dimitri. (NDLR : Migunov qui remplace Sébastien Lepape présent aux JO).

Tu nous avais dit que c’était tes derniers JO, est-ce bien le cas ?

Pierre Vaultier (NDLR: double champion olympique de snowboard cross) avait dit : « Il y a 2 % de chance que je sois à Pékin. » Et bien, je dis pareil. Pour ce qui est de continuer, il est probable que je continue encore un an. Là, j’ai encore envie et on verra ce que ça va donner l’année prochaine. Ce qui va être le plus dur pour continuer, c’est plus l’envie que le corps. Mais pas l’envie pour la compétition qui sera toujours là, mais plutôt l’envie aux entraînements, d’aller sur la glace plusieurs fois par jour. Et l’envie de faire tous les déplacements car ce ne sont pas des voyages. Donc à voir.

Tu disais aussi que tu pouvais rester en équipe de France en intégrant le staff. Ta réflexion a-t-elle avancé ?

J’aimerais bien mais après, ce sont des discussions avec la fédération ; car ce n’est pas moi qui décide pour le coup. On va voir comment l’on peut organiser cela.

Si tu raccroches les patins après le mondial, prendras-tu le chemin de l’enseignement ou attendras-tu encore un an avant de basculer vers ton nouveau métier ?

Je ne sais pas, c’est encore confus. Il faut avancer les choses et les pions dans l’ordre. Tout est en discussion avec la fédération car il faut savoir où on va pour le short track français et où je vais moi. Et tout ça, c’est lié au projet qu’eux veulent mettre en place.

Surtout pour les jeunes qui montent ?

Oui, on a des jeunes qui sont vraiment très bons, car ils ont fait des médailles aux Championnats du monde juniors. Il faut donc voir comment tout cela va évoluer. Ce qui serait défini pour l’instant, c’est que je reparte pour un an de compétition en aménageant le calendrier et on verra ce qu’il se passe derrière.

Damien Meunier


Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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