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Thibaut Fauconnet : « profiter de ces Jeux »

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Médaillé d’argent aux championnats d’Europe de short-track à Dresde (Allemagne), Thibaut Fauconnet arrive en forme pour les Jeux Olympiques d’hiver. Après avoir participé à deux éditions des JO, le natif de Dijon est bien décidé à ramener une médaille olympique.

Vous faites plusieurs finales et une médaille d’argent sur 3000m, quel est le bilan ?

Le bilan est positif car sur les Europe, le but était de se sentir bien. Mais avec les mêmes championnats, je pouvais finir deuxième voire même gagner le classement général. Les finales se passent mal, cela court mal, donc je ne ramène pas beaucoup de points et je termine 4ème. Il n’y avait que le Hollandais Sjinkie Knegt qui était au-dessus. Tous les adversaires couraient pour la deuxième parce qu’il était fort, ça a été une erreur de ma part de ne pas l’anticiper.

L’objectif de ces championnats, c’était de se situer aussi bien physiquement que mentalement, n’est-ce pas ?

Je suis arrivé aux championnats d’Europe un peu dans le flou, sans me prendre la tête. Il faut le temps de revenir après mon arrêt il y a un an et demi. J’étais toujours dans l’inconnu. Le début de saison a été bon, j’ai fait 3 finales en Coupe du monde sur 1500m. Le niveau était là. Je suis content des Europe en étant 4ème général. Si je fais pareil aux Jeux, je ne serai pas dégouté. Il faudra reproduire le même type de courses.

Vous êtes pénalisé sur 1500m alors que vous terminez 3ème, quel regard portez-vous sur cette décision ?

C’est un fait de course. À juste titre ou pas, je ne pensais pas être disqualifié sur cette course. L’arbitre a toujours raison. Il faut que je me serve de cette erreur pour ne pas la refaire.

Vous avez déjà participé deux fois à des Jeux Olympiques, à Vancouver en 2010 et Sotchi en 2014, qu’en avez-vous retenu ?

A Vancouver c’était génial ! J’étais jeune, c’était mes premiers Jeux. Je fais le relais et nous terminons 5èmes ce qui est loin d’être ridicule. A Sotchi c’était pourri ! Toutes les courses se passent mal. Je suis loin de ce que je devais faire. Du rêve olympique on est passé au cauchemar olympique.

Comment allez-vous gérer cette olympiade ? Avez-vous prévu de changer quelque chose par rapport aux éditions précédentes ?

Je vais essayer d’être moins focalisé sur la médaille. Ne pas me dire « ce sera une médaille ou rien. » J’aimerais aussi profiter de ces Jeux et ne pas rester à rien faire. Je commence le lendemain de l’ouverture et termine la veille de la clôture. Je veux changer ma manière de gérer cette attente. Tout en restant dans ma bulle et concentré sur le short-track. Je veux monter voir les biathlètes avec lesquels je suis proche, ceux du combiné nordique, les bobeurs… Il faut sortir de cette pensée tournée vers mes courses pendant quelques heures : se changer les idées, pour mieux revenir.





A Pyeongchang, l’objectif ce sera quoi ? La médaille ?

Aux Jeux tout est possible. Il n’y a pas de leader. Tout peut arriver. Nous serons 32 à vouloir une médaille. Il faudra construire course après course, pour aller jusqu’en finale et pouvoir vraiment jouer le podium. L’objectif c’est bien sûr amener une médaille, mais c’est banal, tout le monde veut gagner une médaille. L’idéal serait de gagner d’entrée et profiter ensuite sans pression, plutôt que de revenir déprimé après chaque course parce que t’es passé à côté de tes JO.

Alexandre Reynaud

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