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Thomas Delpeuch : « Le running est une discipline importante chez A.S.O »

Bastien Pitte

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A quelques heures du départ de l’édition 2018 du Marathon de Paris, rencontre avec Thomas Delpeuch, responsable des épreuves Grand Public chez A.S.O., qui nous présente cette nouvelle édition de la plus grande course française et nous parle du running chez A.S.O.

On constate en France un nombre toujours plus important de marathons chaque année, mais malgré cela, le Marathon de Paris attire lui aussi de plus en plus de participants. Quelles sont les clés de son succès selon vous ?

Aujourd’hui de moins en moins de marathons sont créés en France. Certes quelques-uns se créent mais d’autres s’arrêtent. Donc le nombre de marathons en France à tendance à se stabiliser. La promotion est importante pour nous pour attirer des participants. On réalise de grosses campagnes de promotion pour aller chercher ces nombreux participants. On ne pourrait se passer de ces campagnes de promotion. Ce n’est pas gagné tous les ans d’avoir autant de participants. On a un taux de renouvellement de 80% sur le Marathon de Paris, d’une année sur l’autre, donc ce n’est pas simple d’aller chercher ce public-là, qui vient généralement de loin, un public assez international.

De la concurrence il y en a en effet, ce n’est pas illogique et c’est même plutôt bien. Nous aussi on essaie de se renouveler, d’apporter de nouveaux éléments à notre marathon, ce qui n’est pas simple. On ne peut pas renouveler 80% de l’organisation chaque année, mais on tente de peaufiner sur les services offerts aux coureurs, de motiver pas mal les futurs marathoniens, pour les gens qui se lancent sur cette distance pour la première fois. On a une moyenne d’âge qui descend légèrement, elle descend d’un point tous les trois ans, avec une féminisation qui se développe également, donc on essaie chaque année d’aller chercher ces coureurs-là, à l’étranger ou en France, des coureurs plus mixtes, plus débutants puisqu’on sait qu’aujourd’hui ce sont ces coureurs qui se lancent sur la distance du marathon, qui cherchent un gros marathon reconnu pour faire leur premier marathon.

Aurons-nous le droit à des nouveautés pour cette édition 2018 du Marathon de Paris (sur le parcours ou autour du marathon) ?

Sur le parcours même, non, nous avons d’autres enjeux, notamment d’assurer la sécurité et la fermeture de ce parcours. Donc au niveau des animations, on ne cherche pas à en faire trop, le coureur est plutôt focalisé sur sa course. On met donc essentiellement des animations musicales pour les soutenir, pour les encourager.

Mais en dehors du parcours, on propose des nouveautés, avec notamment le Salon du Running, avec des thèmes qui intéressent les coureurs. On a donc renouvelé ce dernier sur des thèmes comme le bien-être, la préparation, l’alimentation, qui sont des thèmes qui étaient peu demandés avant par les coureurs mais qui le sont de plus en plus. Donc on cherche à renouveler cette expérience du coureur, qui vient quelques heures sur ce salon et qui est demandeur de ce genre de thèmes.

Vous parliez de sécurité sur le parcours et effectivement, depuis quelques temps, la sécurité est devenue un enjeu majeur au cours de ce genre de manifestations. Comment l’appréhendez vous ?

La sécurité est effectivement devenue un point plus lourd pour l’organisateur, mais le coureur ne doit pas le voir. Le coureur voit uniquement les contrôles sur l’avenue des Champs-Elysées au départ, les contrôles sur les bagages et un peu partout, mais cela ne doit pas le gêner et ne doit pas nuire à son expérience. On travaille donc plus en coulisses sur cette sécurité, sur la logistique, sur les engins qui protègent le parcours, sur les signaleurs et l’ensemble du personnel présent tout au long du parcours. L’important est de ne surtout pas déranger le coureur et de ne pas dégrader son expérience.

On limite au maximum les éventuelles files d’attente, afin de ne pas créer d’incertitudes pour le coureur. Il doit juste accepter qu’il y ait des contrôles, comme un peu partout ces derniers temps. C’est donc une contrainte pour l’organisateur mais cela doit se voir au minimum pour le coureur.

Un marathon dans les rues de l’une des plus belles villes du monde sous haute sécurité – VO2max

En termes d’organisation, combien de personnes participent à la réalisation d’un tel évènement sportif dans les rues de la capitale (dont les bénévoles) ?

Les bénévoles, on en a à peu près 3 000. Pour la sécurité, on est monté à près de 160 vigiles, en charge d’assurer la sécurisation des zones. On a aussi 80 véhicules anti intrusions sur l’ensemble du parcours. Ce sont d’ailleurs des exemples des suppléments qui ont été apportés ces dernières années en termes de sécurité. A cela s’ajoutent toutes les équipes en charge de mettre en place toute l’organisation, qui sont principalement des prestataires pour nous, qui sont entre 110 et 120 personnes.

Vous êtes en charge des évènements grand public chez A.S.O. Aujourd’hui, on a l’impression que le running devient une discipline majeure pour A.S.O. Est-ce une réalité ?

Le running est une discipline importante chez nous depuis un moment déjà. Ce n’est pas tout neuf. Il y a certes le Marathon de Paris, mais pas uniquement puisque nous sommes aussi implantés à Marseille, à Reims, à Lyon et au Mont Saint-Michel. C’est une discipline qui a connu une belle croissance, elle continue à croître doucement (elle s’est un peu ralentie), mais cela reste une discipline implantée depuis une quinzaine d’années maintenant chez A.S.O. Ce qui a un peu chamboulé tout ça, c’est quand on a fait du Mud Day il y a trois ou quatre ans maintenant, un peu en marge de la course à pied classique pour proposer autre chose. D’ailleurs, ces courses n’étaient pas rangées dans la course à pied chez nous.

Vous parliez justement des évènements « Run In » à Marseille, Reims ou encore Lyon. D’autres courses sont-elles à prévoir pour les prochaines années sous le pavillon d’A.S.O ?

On doit développer nos grosses épreuves que vous venez de citer. Aujourd’hui, on a un semi-marathon et un marathon à Paris, ainsi qu’un beau 10km et quatre villes dans lesquelles nous sommes bien installés. Il faut qu’on développe cela. Nous n’avons pas pour objectif d’aller chercher de nombreuses villes pour étendre le portefeuille d’évènements, ce n’est pas le but du jeu. On veut déjà organiser au mieux ces courses-là, qui sont déjà des beaux challenges car on organise trois courses dans une même ville sur un même week-end, ce qui n’est pas simple. On souhaite donc faire grandir ces épreuves là et les rendre pérennes.

« Oublier un peu le chrono (…), il faut retenir la belle expérience », Thomas Delpeuch – Ski-Nordique

Petite parenthèse actualité avec les Jeux Olympiques de Paris en 2024. En tant qu’organisateur du Marathon de Paris, participerez-vous à l’élaboration du tracé du marathon au cours des prochains Jeux Olympiques dans les rues de Paris en 2024 ?

On ne le sait pas encore. On attend de savoir si on aura un rôle ou pas à jouer, mais cela peut effectivement être intéressant pour A.S.O. que des spécialistes de certains sports extérieurs, hors stades, puissent venir aider l’organisation des JO. Mais c’est encore un peu tôt pour parler de cela… Cela dépendra du Comité d’Organisation et de leurs objectifs.

Un dernier mot pour les 55.000 participants à cette nouvelle édition du Schneider Electric Marathon de Paris qui prendront le départ dimanche matin ?

Il y a 35% d’entre eux qui vont faire leur premier marathon, donc cela va être un gros challenge pour eux. Donc pour ceux-là on va leur dire de prendre du plaisir et d’oublier un peu le chrono, c’est important de ne surtout pas être déçu de son chrono, cela ne sert à rien, il faut retenir la belle expérience. Et pour les autres, si c’est la première fois à Paris mais qu’ils ont déjà des marathons dans les jambes, c’est d’ouvrir les yeux, de profiter, puisqu’ils auront un parcours fantastique pour en prendre plein les yeux et courir dans de belles conditions.

Bastien Pitte


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