Top 14 2025-2026 : Baille, Kinghorn, Frisch… notre XV des plus grandes déceptions de la saison
TOP 14 2025-2026 – Anciens internationaux, jeunes talents annoncés comme les futures stars du championnat ou recrues attendues : certains joueurs ont traversé cette saison loin de leur meilleur niveau. Blessures, concurrence ou simples contre-performances, voici notre XV des plus grandes déceptions de l’exercice.
- À ce sujet – Classement final du Top 14 2025-2026
Des espoirs immenses, mais une saison loin des attentes
Ils incarnent l’avenir du rugby français, mais n’ont pas réussi à franchir le cap espéré cette saison. Difficile de ne pas commencer par Posolo Tuilagi. Le deuxième ligne de l’USAP a davantage fréquenté l’infirmerie que les terrains, avec seulement 13 matchs disputés, dont six comme titulaire. Souvent blessé, le joueur de 21 ans a également été au centre des discussions pour sa condition physique, bien plus que pour ses charges dévastatrices qui avaient fait sa réputation. Après avoir participé à quatre rencontres du Tournoi des 6 Nations 2024, il n’a plus été rappelé en équipe de France.
Autre joueur dont la progression semblait toute tracée, Xan Mousquès. Arrivé à l’UBB avec l’étiquette de grand espoir après ses débuts prometteurs à l’Aviron Bayonnais, l’arrière-ailier n’a pas totalement confirmé. Titulaire à dix reprises en 16 matchs, il a souffert de la concurrence féroce de Romain Buros et surtout de l’intouchable Louis Bielle-Biarrey.
Quand les performances ne suivent plus
Certains cadres ont enchaîné les matchs sans jamais réellement peser sur le cours des rencontres. C’est notamment le cas d’Ulupano Seuteni. Le centre du Stade Rochelais a multiplié les prestations décevantes et manqué d’impact des deux côtés du terrain. Ses statistiques défensives illustrent ses difficultés : 56 plaquages réussis sur 89 tentés.
La saison de Blair Kinghorn est également loin des standards affichés lors de son arrivée à Toulouse. Souvent en difficulté, l’Écossais n’a jamais retrouvé la régularité qui avait fait sa force. Son coéquipier François Cros a lui aussi connu un exercice compliqué. Référence défensive du rugby français, le troisième ligne a semblé moins influent, avec une activité bien inférieure à celle observée lors des saisons précédentes.
À Clermont, Marcos Kremer a régulièrement figuré parmi les déceptions de la semaine. L’international argentin a notamment marqué les esprits lors de la défaite face à Toulouse lors de la 22e journée, avec un carton orange reçu dès le début de la rencontre.
Des cadres devenus remplaçants
Cyril Baille symbolise parfaitement cette catégorie. Longtemps considéré comme l’un des meilleurs piliers gauches du monde, le Toulousain n’a été titulaire qu’à six reprises cette saison. Moins mobile, moins dominant et parfois en difficulté dans le jeu courant, il a traversé l’exercice sans réellement retrouver son meilleur niveau.
Même constat pour Antoine Frisch. Freiné par les blessures, le centre du RC Toulon n’a disputé que neuf rencontres et n’a pas convaincu lorsqu’il a eu l’occasion de se montrer. Sa prestation contre Toulouse lors de la 23e journée reste l’un des symboles de sa saison compliquée.
Le cas de Gaëtan Barlot est différent. Recruté par l’UBB avec un statut d’international français et de cadre à Castres, le talonneur n’a jamais réussi à s’imposer durablement. Avec seulement neuf titularisations en 23 apparitions, son bilan reste décevant au regard des attentes placées en lui.
Georges-Henri Colombe n’est pas loin de figurer parmi les paris ratés de la saison toulousaine. Arrivé du Racing 92, le pilier n’a été titulaire qu’à deux reprises en 13 matchs. Même constat pour Clovis Le Bail, qui n’a disputé que sept rencontres avec Toulon, largement éclipsé par l’influence de Baptiste Serin.
Enfin, les blessures ont fortement limité l’impact de Will Skelton. Véritable patron du pack rochelais ces dernières années, l’Australien n’a joué que sept matchs cette saison, contre 23 lors de l’exercice précédent.
Des recrues attendues qui n’ont jamais trouvé leur place
Découvrir le Top 14 n’est jamais simple. Certains l’ont appris à leurs dépens. Recruté par Bayonne, Gareth Anscombe n’a jamais réussi à s’imposer dans la rotation basque et a passé une grande partie de la saison dans l’ombre.
Arrivé des Fidji avec une solide réputation, Vuate Karawalevu n’a inscrit que quatre essais en 17 matchs sous les couleurs du Castres Olympique. Utilisé à plusieurs postes, il n’a jamais trouvé la régularité attendue.
De son côté, Pio Muarua a vécu une adaptation difficile à Clermont. L’ancien joueur de Pro D2 n’a été titularisé qu’à trois reprises en 21 apparitions, toutes lors du premier tiers de la saison.
Le XV des déceptions de la saison
- 15. Blair Kinghorn (Stade Toulousain)
- 14. Vuate Karawalevu (Castres Olympique), 13. Ulupano Seuteni (Stade Rochelais), 12. Antoine Frisch (RC Toulon), 11. Xan Mousquès (UBB)
- 10. Gareth Anscombe (Aviron Bayonnais), 9. Clovis Le Bail (RC Toulon)
- 7. Marcos Kremer (ASM Clermont), 8. Pio Muarua (ASM Clermont), 6. François Cros (Stade Toulousain)
- 5. Posolo Tuilagi (USAP), 4. Will Skelton (Stade Rochelais)
- 3. Georges-Henri Colombe (Stade Toulousain), 2. Gaëtan Barlot (UBB), 1. Cyril Baille (Stade Toulousain)
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