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Top 14 – Classico : Toulouse sans pitié pour Paris

Flo Ostermann

Publié le

Top 14 – La Stade Toulousain a largement dominé Paris lors du Classico, en s’imposant 49 à 20. Ce qu’il faut retenir de la rencontre.

Un début de match très rythmé

Il n’aura fallu attendre que cinq petites minutes pour lancer ce Classico. Sur leur premier mouvement, les locaux inscrivaient un premier essai par l’intermédiaire de l’international Yoann Huget, (5-0). Mais les Parisiens n’étaient pas venus dans la ville rose pour faire du tourisme. Cinq minutes plus tard, les joueurs de la capitale investissaient le camp toulousain. Si Piet van Zyl était stoppé à quelques mètres de la ligne d’essai, Sekou Macalou marquait en puissance. Un essai transformé par Jules Plisson (5-7, 11′). Dans la foulée, les Toulousains reprenaient les devants au tableau d’affichage, grâce à la botte de Thomas Ramos (8-7, 14′).

Paris en souffrance

Indisciplinés, les Soldats Roses continuaient de l’être et se faisaient de nouveau punir par le buteur haut-garonnais, qui ajoutait deux nouvelles pénalités (14-7). Réduit à 14 suite au carton jaune de Paul Gabrillagues (18′), le Stade Français se retrouvait même à 13 contre 15 six minutes plus tard, Stéphane Clément plaquant Thomas Ramos sans ballon. Pire, Jonathan Danty écroulait le maul toulousain sur la pénaltouche suivante, laissant ses coéquipiers à 12 durant une minutes. Sur le lancer qui suivait, c’est Julien Marchand qui s’extirpait du maul pour aller aplatir son deuxième essai de la saison. La transformation de Thomas Ramos permettait aux siens de prendre le large (21-7, 29′). Si Plisson réduisait le score pour Paris (21-10, 34′), Toulouse virait en tête à la pause, sans pour autant faire le break. Un score néanmoins logique, tant les Toulousains ont étouffé les Parisiens.

Toulouse en patron

Les dix premières minutes de la deuxième période étaient aux antipodes du rythme du premier acte. Beaucoup de ballons tombés et un jeu haché, illustré par les trois points de Jules Plisson pour maintenir en vie le club parisien (21-13, 48′). Mais les Haut-Garonnais retrouvaient de l’allant. Thomas Ramos, de nouveau très bon aujourd’hui, tapait à suivre pour Yoann Huget qui s’arrachait pour inscrire un doublé. Un essai de nouveau transformé par Ramos (28-13, 53′). Si Paris avait la possession du ballon, les hommes d’Ugo Mola procédaient en contre. Sous la pression, Sekou Macalou, sanctionné à son tour d’un carton jaune à l’heure de jeu, laissait les siens à 14 contre 15. Une aubaine pour les Rouge & Noir qui inscrivaient un quatrième essai par l’intermédiaire de Romain Ntamack (35-13, 62′). La réalisation du bonus offensif.

Trois minutes plus tard, Romain Ntamack, encore lui, déchirait le rideau défensif parisien. A la conclusion, François Cros, tel un trois-quart, marquait le cinquième essai de son équipe, une nouvelle fois entre les poteaux. (42-13, 65′). Maxime Mermoz parachevait le large succès bonifié des siens. Le dernier essai parisien inscrit par Hanro Liebenberg ne changeait rien. Toulouse s’imposait largement dans ce Classico, 49-20.

Le joueur : Romain Ntamack

On aurait pu citer Thomas Ramos pour son 8/9 au pied et sa très belle partition, mais aujourd’hui, Romain Ntamack a de nouveau crevé l’écran. Un essai après un joli numéro dans la défense parisienne et une vista incroyable. Toujours aussi fringuant en fin de match, le champion du monde avec les moins de 20 ans en juin dernier affiche une sacrée santé sur cette première partie de saison. Celui qui a prolongé cette semaine dans la ville rose est l’un des symboles d’un Stade Toulousain en plein boom.



Le bilan : Toulousain continue d’impressionner, Paris peut avoir des regrets

Une 7ème victoire consécutive toutes compétitions confondues, la 5ème en championnat, ce Stade Toulousain est passé en mode ogre depuis le début de l’automne, seul club capable de suivre le rythme imposé par Clermont en haut du classement, en occupant la deuxième place à 3 petits points des Jaunards. Côté parisiens, c’est un peu la soupe à la grimace. Une troisième défaite d’affilée et une sortie du top 6 synonyme de phases finales. Ce Classico lourdement perdu ne risque pas d’arranger les choses et laissera quelques regrets. Avec un peu plus de discipline, le bonus défensif aurait pu être envisageable.



Flo Ostermann

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