Nous suivre

Top 14 2021-2022

Top 14 : Le début d’une suprématie pour le Stade Toulousain ?

Publié

le

Top 14 - Le début d'une suprématie pour le Stade Toulousain
Photo Icon Sport / Visuel Dicodusport

TOP 14 2021-2022 – Champion de France pour la deuxième fois d’affilée en juin dernier, avec au bout un 21ème titre national, le Stade Toulousain n’est pas rassasié. Auteur d’une saison parfaite avec le doublé championnat-Coupe d’Europe, les Stadistes vont devoir néanmoins élever encore leur niveau d’un cran car derrière, la concurrence sera forte. Que peut-on espérer de Toulouse cette saison ?

Que dire de la saison (passée) des Rouge & Noir ? Pas grand chose, si ce n’est que le club haut-garonnais a tout raflé. Champion de France et d’Europe, le Stade Toulousain a réalisé un doublé plein de panache et de puissance. Malgré une infirmerie pleine tout au long de la saison et des internationaux sur le pont en Coup d’Automne des Nations et au 6 Nations, Toulouse a toujours su trouver les ressources nécessaires pour aborder le printemps dans les meilleures dispositions.

Seul hic, peut-être, une dépendance évidente à certains joueurs. Nos confrères de Rugbyrama notent d’ailleurs une statistique incroyable : avec Antoine Dupont sur le terrain, Toulouse, c’est 95% de victoires ! Sans le génial demi de mêlée, le taux de victoires dégringole à 38% ! Incroyable, mais vrai.

Le Stade Toulousain a toujours faim

Forcément, le Stade Toulousain ne peut pas viser autre chose qu’un titre cette saison. Si la Coupe d’Europe restera un objectif, remporter un troisième Bouclier de Brennus consécutif sera sans doute le moteur de ce groupe. Cependant, il ne faudra pas rester sur les acquis d’une saison 2020-2021 plus que réussie, et notamment dans le jeu. « Le Stade Toulousain doit se réinventer » disait Maxime Médard il y a quelques jours, à nos confrères de RMC Sport. Une déclaration loin d’être anodine.

Car comme toujours, Toulouse va devoir faire sans ses internationaux, notamment lors de la tournée d’automne et du 6 Nations. Comme La Rochelle, Toulon, l’UBB ou Clermont il y a quelques années, le club toulousain craint forcément les doublons. De plus, Ugo Mola va devoir faire sans les Argentins Mallia et Chocobares, mais aussi Rynhardt Elstadt, tous occupés en sélection jusqu’à la fin de l’automne. Si les périodes internationales n’avaient pas forcément freiné les Stadistes la saison passée, ce ne sera peut-être pas le même limonade lors de cet exercice 2021-2022. Toulouse pourra néanmoins compter sur la stabilité de son groupe.

Staff et effectif : Pas de folie à Toulouse

Côté staff, un seul changement est à signaler, et pas des moindres. Néo-retraité, Jerome Kaino a fait son entrée dans le staff haut-garonnais. Il s’occupera notamment des skills, à la place du Sud-Africain Alan-Basson Zondagh. Pour le reste, on prend les mêmes et on recommence. Aux côtés d’Ugo Mola, Jean Bouilhou (avants), Clément Poitrenaud (arrières), Laurent Thuéry (défense) et Virgile Lacombe (mêlée) seront toujours de la partie.

Niveau effectif, là aussi, Toulouse a misé sur la stabilité. Seules deux arrivées sont à noter : Anthony Jelonch (25 ans), qui a pris une nouvelle dimension en 2021, a débarqué de Castres pour venir combler le départ à la retraite de Jerome Kaino. Derrière, le polyvalent Tim Nanai-Williams (32 ans), sera très utile dans la rotation des arrières toulousains, et notamment en période internationale. Pour le reste, comme toujours, le Stade Toulousain va faire confiance à sa jeunesse pour compenser les départs de Castets (pilier, Stade Français), Madaule (3ème ligne, Narbonne), Huget (retraite) et surtout celui de Cheslin Kolbe, qui a débarqué sur la Rade de Toulon. À noter que les Argentins Mallia et Chocobares, arrivés en qualité de joueur supplémentaire la saison passée, ont prolongé leur l’aventure toulousaine.

Les joueurs à suivre : Anthony Jelonch et Matthis Lebel

Il était écrit qu’Anthony Jelonch rejoindrait, un jour, le Stade Toulousain. À 25 ans, le troisième ligne (centre et aile) a changé de dimension. Avec seulement deux sélections internationales à son actif avant l’automne dernier, Jelonch pointe désormais à 12 sélections au terme d’une saison plus qu’aboutie dans le Tarn. Promu capitaine du XV de France lors de la tournée en Australie, il sera désormais l’un des hommes forts du pack toulousain. Redoutable plaqueur, disponible dans le jeu et précieux dans les rucks, son apport sera évident sur le terrain. Et avec 81 matchs de Top 14 disputés, son expérience n’est pas non plus négligeable.

Derrière, Matthis Lebel sera forcément à scruter de près. L’une des révélations de la saison dernière a crevé l’écran sur son aile. En 23 matchs (dont 22 titularisations), il a inscrit la bagatelle de 13 essais, faisant de lui le deuxième meilleur marqueur d’essais. Rapide et doté d’appuis qui font mal à ses vis-à-vis, ce sera la saison de la confirmation pour le joueur de 22 ans, qui sera l’une des armes offensives des lignes arrières toulousaines.

Matthis Lebel

Matthis Lebel – Photo Icon Sport

Notre pronostic : Une place au soleil pour Toulouse

Sur la papier, rien ne semble pouvoir priver Toulouse d’une nouvelle saison positive, voire très positive. Un groupe stable, un recrutement très raisonnable mais qui semble cohérent, des joueurs performants à tous les postes… Bref, tout est là pour revoir le Stade Toulousain en haut de l’affiche. Si le club de la ville rose passe l’hiver sans encombre(s), le printemps pourrait être de nouveau radieux. Pour nous, c’est le seul club qui peut, sur le papier, s’assurer la 1ère ou la 2ème place, soit une place directe en demi-finales.


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Fil Info

Actus à la une