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Top 14 (J13) : Le Racing 92 concède le nul à la sirène contre Lyon

Etienne Goursaud

Publié le

Top 14 (J13) : Le Racing 92 concède le nul à la sirène contre Lyon
Photo Icon Sport

TOP 14 2024/25 – Dans un match très serré, le Racing 92 a concédé le nul à domicile face à une solide équipe de Lyon. D’abord dominateurs, avec trois essais à rien à la mi-temps, les Franciliens n’ont jamais su se mettre totalement à l’abri dans cette rencontre face à de vaillants Lyonnais, qui sont revenus à égalité une première fois, avant d’égaliser à la sirène. Un deuxième nul consécutif qui confirme leur redressement.

Trois essais à rien… Mais que sept points d’avance pour le Racing 92

Un premier acte considérablement dominé par le Racing 92. Qui a su trouver de nombreuses brèches dans la défense lyonnaise (19 défenseurs battus à 3). Des Lyonnais qui ont souffert quelque peu dans les duels (20 plaquages ratés sur 84 tentés). Des brèches qui se sont traduites par trois essais pour les Franciliens. Le premier, sur un maul gagnant, avec l’aide des trois quarts. C’est d’ailleurs Gaël Fickou qui a trouvé l’ouverture (7-3, 17e). Cela venait de chauffer pour les Lyonnais, sauvés sur l’action précédente, déjà sur un maul. Le deuxième essai sera magnifique. Du jeu à une main initié par Antoine Gibert, qui trouve ses centres. Avant que le ballon ne parvienne à un Cameron Woki, qu’on pense trop gourmand. Mais le 2e ligne parvient à aplatir en force (12-6, 22e).

Et le troisième essai sera pour un Henry Arundell virevoltant dans ce premier acte, qui trouve l’intervalle. Et offre à son équipe un point de bonus offensif provisoire. Trois essais, mais seulement sept points d’avance à la pause (19-12). Car les Parisiens ont aussi « brillé » par leur indiscipline. Dix pénalités concédées dans le premier acte, dont cinq rien que dans les six premières minutes. La cinquième sera fatale à Cameron Woki qui, avant son essai, est allé s’installer sur le banc pendant dix minutes (7e). Même sentence, après la sirène, pour Romain Taofifenua, suite à un plaquage dangereux. Et l’ancien international s’en sort même très bien. Au final, Léo Berdeu, auteur d’un 4/5 dans le premier acte, maintient tous les espoirs pour un LOU qui aurait même pu mériter un essai, quand Thomas Laclayat sauve le Racing 92 dans son propre en-but (9e). Le tournant, peut-être, de ce premier acte.

Un Lyon héroïque s’accroche et arrache le nul à la sirène

Le début de second acte est marqué par de nombreuses pénalités (cinq en dix minutes de jeu). Et un Racing 92 encore et toujours trop sanctionné. Contrairement au premier acte, où il avait su envoyer du jeu, il rend les ballons aux Lyonnais. Et perd petit à petit le fil du match. Malgré les vagues du premier acte, le LOU ne s’est jamais découragé. Porté par les quelques certitudes glanées lors du dernier match de championnat contre Toulouse. Et un nul qui a stoppé la terrible série de défaites. La menace se précise pour les Parisiens, quand les visiteurs reviennent à quatre points (19-15, 54). La fluidité laisse place à une grande crispation pour les Franciliens. Qui en sont à 15 pénalités après l’heure de jeu. Romain Taofifenua s’en sort encore une fois très bien sur un plaquage (62e).

Josua Tuisova a réalisé deux gestes défensifs exceptionnels. D’abord pour gratter un ballon et récupérer une pénalité, alors que le LOU n’était plus qu’à cinq mètres de la ligne (61e). Puis pour enterrer un maul lyonnais (63e). En deux minutes, le centre fidjien a montré qu’il n’était pas qu’une simple arme offensive. Mais preuve de la crispation du Racing 92, Nolann Le Garrec manque une pénalité dite « immanquable » (68e). Mais ne tremble pas quelques minutes plus tard. Les premiers points du Racing dans ce second acte (22-15, 72e).

De l’oxygène provisoire. Car Dylan Cretin distille une merveille de passe au pied, vers Semi Radrada, qui inscrit enfin le premier essai. Et la transformation change tout. Du bonus, le Racing 92 passe à un simple match nul (22-22, 76e). Mais Nolann Le Garrec, non sans oublier de faire tourner le chrono, remet de nouveau son équipe devant (25-22, 79e). La pénalité de la gagne peut-on croire. Mais les Franciliens vont mal négocier le dernier renvoi. Un ballon perdu, une pénalité dans la foulée. Martin Méliande n’en demandait pas tant. Il égalise et offre à son équipe un second nul consécutif. Et loin d’être immérité.

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