Top 14 – Pro D2 : Les ligues fermées sont-elles l’avenir du rugby français ?
Alors que la Pro D2 a franchi le cap de la mi-saison, le championnat est dominé par les deux équipes reléguées de Top 14, à savoir Perpignan et Grenoble. Est-ce synonyme d’un écart trop grand entre le Top 14 et la Pro D2 ?
Si à chaque fin de saison, une à deux équipes font le chemin entre Top 14 et Pro D2, on se rend souvent compte que les clubs qui montent en première division restent au fond du classement tandis que les formations qui descendent au deuxième échelon dominent leur championnat. Si le système de montées/descentes est intéressant pour donner sa chance à tout le monde de jouer parmi l’élite du rugby à XV français, il semble montrer ses limites ces dernières années.
Les montées/descentes, un cercle vicieux ?
En effet, le système de relégation a aussi des inconvénients pour de nombreux clubs. Il est notamment compliqué d’engager des partenaires sur des longues durées, sachant que le risque de ne plus être au même étage du rugby français d’une année sur l’autre existe.
Or, les partenaires sont le nerf de la guerre pour un sport professionnel. Les équipes qui peinent à les convaincre, car la menace de la relégation plane, ont du mal à progresser dans la hiérarchie. Cela crée même des écarts conséquents au sein des différentes divisions, avec un impact sur le spectacle proposé chaque week-end. Un élément qui pourrait influencer le montant des droits TV au moment de la prochaine renégociation. Le système de montée/relégation oblige la plupart des clubs à travailler à court, ou au mieux, à moyen terme.
Le modèle du Super Rugby et de la ligue fermée
Si les ligues fermées ne sont pas dans la culture française, elles ont néanmoins de nombreux avantages. Le premier, et le principal, est la stabilité pour les clubs et donc la possibilité de travailler sur du long terme, que ce soit avec les joueurs, les partenaires ou encore sur le développement des infrastructures. Ce modèle permet aussi d’avoir un championnat plus homogène avec plus de spectacle, et des gros matchs presque tous les week-ends, conséquence logique de la stabilité.
Enfin, si les clubs ne sont pas sous la menace de la relégation, cela pourrait aussi avoir un impact positif sur le XV de France avec des clubs plus enclin à laisser reposer certains internationaux. Le débat entre ligue ouverte et ligue fermée se pose, à l’heure où l’écart entre les deux premières divisons du rugby à XV semble bien trop important pour que le système de montée/relégation soit pertinent.


