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Cyclisme sur route

Tour d’Allemagne 2025 : Matthew Brennan double la mise, Søren Wærenskjold remporte le général

Etienne Goursaud

Publié le

Tour d’Allemagne 2025 Matthew Brennan double la mise, Soren Waerenskjold remporte le général
Photo Icon Sport

TOUR D’ALLEMAGNE 2025 – Matthew Brennan (Visma-Lease a bike) domine au sprint la quatrième et dernière étape et affirme sa forme et sa force. Søren Wærenskjold (Uno X-Mobility), deuxième de l’étape, remporte le classement général.

C’est (encore) la journée des Visma-Lease a bike. Qui, mine de rien, semblent finir l’été en boulet de canon. Quelques secondes après son coéquipier Jonas Vingegaard, sur les routes de la Vuelta, Matthew Brennan lève les bras sur la dernière étape du Tour d’Allemagne. Son deuxième bouquet sur les routes allemandes. Une confirmation d’un statut nouveau. De grand espoir au fil de ses brillants résultats en début de saison à sprinter déjà top mondial. Comme ce fut le cas, plus de 10 ans plus tôt, d’un Peter Sagan. On ne peut que souhaiter la même carrière que le Slovaque au Britannique. Mais il va sans doute savourer l’instant présent.

Brandon McNulty a ouvert la route avant les hostilités

Brandon McNulty (UAE Team Emirates) est décidément un coureur parfois très surprenant. Habitué à gagner en montagne ou sur les courses punchy, l’Américain a ouvert la route pendant de nombreux kilomètres, sur les routes toutes plates de cette quatrième et dernière étape. Un raid solitaire pris très au sérieux par un peloton, qui a voulu éviter toute mauvaise surprise. Certes à 5:36 au général, il n’a jamais eu plus de 3:30 de marge. On connait les qualités de rouleur et de résistance du vainqueur du dernier Tour de Pologne (ses premiers et seconds succès de l’année 2025). Son avance va fondre d’un coup, avant d’être revu à plus de 60 kilomètres de l’arrivée.

Le peloton explose à 67 kilomètres du but

Car les choses se sont emballées à l’arrière de la course, dans ce Tour d’Allemagne décidément passionnant où les coups de Trafalgar auront été légion, de la première à la dernière étape. À 67 kilomètres de l’arrivée, le peloton s’est coupé en plusieurs morceaux. Avec plusieurs équipes à l’initiative, un beau coup de bordure a été initié, avec une soixantaine d’hommes à l’avant. Parmi les piégés, Jan Christen (UAE Team Emirates-XRG). Un forcing fait sur de nombreux kilomètres, avec du vent de dos et de trois quarts dos, qui a éprouvé les plus faibles et les mal placés. Les coureurs lâchés ne reviendront jamais en tête de la course.

Certains ont tenté de forcer la décision. Dont Nils Politt (UAE Team Emirates-XRG) qui a porté une attaque à 26 kilomètres du but. Le solide allemand n’a cependant pas réussi à faire le trou, avec un peloton contrôlé par la Uno X-Mobility du leader Søren Wærenskjold et la Lidl-Trek de Jonathan Milan, désireux de se rattraper, après un début de Tour d’Allemagne assez contrarié. Le premier cité manque son sprint bonifications (5ème), mais n’a pas insisté outre mesure, Riley Sheehan (Israel-Premier Tech) l’emporter. Mais le dernier cité revient à 13 secondes. Soit trop loin en cas de victoire.

Un sprint chaotique, Milan perturbé

Une étape nerveuse et des chutes – encore – qui vont perturber le final. La première est pour Alexander Kristoff (Uno X-Mobility), qui part à la faute, dans la foulée du sprint intermédiaire. La seconde, dans le final pour Danny van Poppel (Red Bull-Bora Hansgrohe). A force de jouer, le néerlandais a perdu. Il a voulu frotter Jonathan Milan et tombe tout seul. Mais voile la roue d’un Italien décidément maudit, qui n’a pas pu défendre ses chances à 100 % dans le sprint. Et qui a regardé de loin l’avènement de Matthew Brennan, qui confirme qu’il a pris une nouvelle dimension cette année.





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