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Tour de France 2019 : le baromètre des leaders

Nicolas Jacquemard

Publié le

Après 10 étapes disputées, c’est le moment de faire le point sur les leaders. Qui a déjà perdu le Tour de France et, a contrario, qui est placé pour la victoire finale à Paris ?

 

Il est idéalement placé

Geraint Thomas (INS) : 2ème à 1’12″ de Julian Alaphilippe

La force tranquille ! Malgré les chutes ou les pépins mécaniques, le vainqueur sortant est déconcertant de sérénité. Un calme gallois déroutant et un coup de pédale excellent, comme ses adversaires ont pu le constater dans la Planche des Belles Filles. À moins d’un fait de course, un nouveau succès à Paris semble tendre les bras à Geraint Thomas. La seule interrogation sera sa faculté à tenir les trois semaines, malgré une préparation tronquée.

Ils sont à l’affût

Egan Bernal (INS) : 3ème à 1’16″ de Julian Alaphilippe

On attendait mieux de lui dans la Planche des Belles Filles. Le Colombien a un peu coincé, mais rien de dramatique bien au contraire. Il sera à Thomas ce que Froome a été à Wiggins, un équipier de luxe capable de gagner la Grande Boucle, mais qui devra cette année se contenter du podium et du maillot blanc. Ineos peut compter sur lui s’il arrivait une mésaventure à l’indéboulonnable gallois.

Steven Kruijswijk (TJV) : 4ème à 1’27″ de Julian Alaphilippe

Très discret pendant que ses coéquipiers empilent les étapes, le Néerlandais est-il en grande forme ? Si oui, il est le mieux placé pour chatouiller l’armada Ineos. La fraîcheur physique de ses équipiers sera importante, eux qui se donnent beaucoup depuis le départ de Bruxelles. À voir également comment il va passer la haute montagne.

Adam Yates (MTS) : 7ème à 1’47″ de Julian Alaphilippe

Alors que son frère Simon est, pour le moment, à la dérive, Adam Yates se fait très discret sur ce début de Tour de France, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Idéalement placé pour un podium, pourra-t-il mettre en danger Ineos ? Cela paraît compliqué, à voir comment il sera épaulé dans les grandes étapes de montagne.

 

Pour eux, rien n’est perdu, mais…

Nairo Quintana (MOV) : 8ème à 2’04″ de Julian Alaphilippe

Les Tours de France se suivent et se ressemblent pour le grimpeur de Movistar. Un contre-la-montre par équipes compliqué qui lui coûte beaucoup de temps. À la pédale, il a l’air d’avoir de bonnes sensations, suffisant pour gagner une étape ? C’est certain mais le Tour de France avec un autre chrono, celui de Pau, qui se profile ? (Beaucoup) plus compliqué.





Thibaut Pinot (GFC) : 11ème à 2’33″ de Julian Alaphilippe

Le cyclisme est un sport terrible ! Thibaut Pinot avait tout bien fait jusqu’à la 10ème étape, et (presque) tout le château de cartes est tombé sur la route d’Albi. Un coup de bordure et le leader de la Groupama-FDJ est relégué à 1’21 » de Geraint Thomas, alors qu’il avait 20 secondes de marge suite à son coup de force vers Saint-Étienne. Le Tour n’est pas fini, le podium est toujours atteignable mais à la vue de son début de Tour, le leader français devait (et pouvait) rêver encore plus grand.

Rigoberto Uran (EF1) : 13ème à 3’18″ de Julian Alaphilippe

Discret aussi, le deuxième du Tour de France 2017, qui s’est fait piéger sur la 10ème étape alors que son équipe avait tenté de faire une bordure un peu plus tôt, ne doit pas être enterré pour autant. Mais à 32 ans, il semble loin de son meilleur niveau et gagner le Tour de France alors qu’il a perdu le contact au classement général semble utopique. Mais en cyclisme, tout est possible.

 

Ils déçoivent

Jakob Fuglsang (AST) : 16ème à 3’22″ de Julian Alaphilippe

Le Danois est un paradoxe. Étincelant sur les classiques, efficaces sur les courses d’une semaine, il n’a jamais confirmé sur les Grands Tours, avec un seul top 10 sur le Tour. Pour le moment, c’est cette dernière donnée qui caractérise le début de course de Jakob Fuglsang, tant il déçoit, allant même accuser ses adversaires d’utiliser une moto pour attaquer. Beau fair-play…

Richie Porte (TSF), 20ème à 3’59″ de Julian Alaphilippe

Cette 10ème étape vers Albi a aussi sonné le glas pour l’Australien. Alors qu’il avait déjà perdu plus d’une minute sur les Ineos, cette bordure a mis fin aux chances de Richie Porte. Le leader de Trek-Segafredo a été par ailleurs plutôt discret, mais son coup de pédale ne semble pas être celui des grandes années Sky. À moins d’un gros chrono à Pau, on se demande pour quoi il va se battre désormais.

 

La grosse déception jusqu’à présent

Romain Bardet (ALM) : 15ème à 3’20″ de Julian Alaphilippe

Que dire ? Il ne s’est pas fait piéger sur la 10ème étape, voilà le positif de ces dix premiers jours de course pour le natif de Brioude. Aussi bon coureur soit-il (et il l’est !), Romain Bardet est-il taillé pour le Tour de France, et plus globalement pour les Grands Tours ? Pas certain, des objectifs de victoires d’étapes et le maillot à pois lui permettraient de bien plus se montrer. Richard Virenque a gagné des maillots à pois, tout le monde s’en souvient, Christophe Moreau a joué le général toute sa carrière, cela a moins marqué les esprits…


Nicolas Jacquemard

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