Tour de France 2020 : Sergio Higuita, c’est quoi le plan ?
TOUR DE FRANCE 2020 – À seulement 23 ans, Sergio Higuita découvre le Tour de France dans une équipe EF Pro Cycling à trois têtes. Mais avec quels objectifs ?
Des trois têtes d’affiche de la formation américaine, il n’en reste déjà plus que deux dans la course au général, après la chute de Daniel Martinez sur la deuxième étape, et la perte de plus de trois minutes du vainqueur du Dauphiné. Après sa victoire sur le Dauphiné, il semblait pourtant le mieux armé pour se faire une place au général dans cette équipe. En revanche, Rigoberto Uran, deuxième en 2017 et la pépite Sergio Higuita sont toujours en course.
Pour le moment, l’équipe américaine n’a pas communiqué ses intentions sur le leader principal, même s’il est déjà possible d’éliminer Daniel Martinez, déjà trop loin au général pour espérer un podium. Pour Sergio Higuita, il s’agit de son deuxième Grand Tour après la Vuelta l’année passée qu’il a terminée à la 14ème position, avec en prime une victoire d’étape. Même si ce Tour de France 2020 doit être une découverte, un autre Colombien, Egan Bernal, a récemment prouvé qu’il était possible de briller dès sa deuxième course de trois semaines, puisqu’il a remporté la Grande Boucle en 2019.
Une stratégie évolutive ?
Alors qu’on attendait Sergio Higuita sur le Dauphiné, une lourde chute sur la deuxième étape, au pied du Col de Porte, a hypothéqué toutes ses chances de bien figurer en montagne par la suite. Arrivé sur ce Tour sans repères, il est passé à travers les gouttes des nombreuses chutes jusqu’ici. Il a même joué placé sur les deux premières étapes (16ème et 5ème), lui permettant de pointer à la huitième place du classement général avant la 4ème étape.
Impressionnant sur Paris-Nice avant la crise sanitaire, le profil qui mène à Orcières-Merlette va comme un gant à ses qualités de grimpeur-puncheur. Sergio Higuita peut jouer les premiers rôles dans la montée finale, si sa forme le lui permet. Car avec ce Dauphiné tronqué, c’est la grosse interrogation à son sujet. La deuxième question à se poser est la suivante : va-t-il devoir épauler Rigoberto Uran, ou pourra-t-il jouer sa carte personnelle ?
Si une victoire d’étape semble tout à fait dans ses cordes, le classement général sera plus dur à jouer pour le petit grimpeur colombien. Mais il pourrait décider de se tester face aux leaders dans un premier temps, et adapter sa stratégie ensuite. S’il n’est pas capable de suivre les meilleurs à la pédale dans les arrivées en altitude, se rabattre sur le maillot à pois reste envisageable. Premiers éléments de réponse attendus ce mardi.



