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Tour de France 2021

Tour de France 2021 : les tops et les flops de l’édition

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Tour de France 2021 : les tops et les flops de l’édition
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TOUR DE FRANCE 2021 – A l’issue des trois semaines de course, Dicodusport vous propose de revenir sur les tops et les flops de l’édition. Leaders du classement général, sprinteurs, baroudeurs, équipes, ce qu’il faut retenir de la Grande Boucle 2021.

Les tops de l’épreuve

Tadej Pogacar, une écrasante domination

Il s’est érigé patron de ce Tour de France, assommant la concurrence au point de l’anéantir. Le premier coup a été porté lors de la 5ème étape, où il remporte un contre la montre pourtant promis aux spécialistes pour revenir à huit petites secondes du maillot jaune, Mathieu Van der Poel. Le festival commence véritablement lors de la 8ème étape, où il sort seul du groupe favoris pour terminer quatrième de l’étape et prendre plus de trois minutes sur tous les ténors du peloton. Le lendemain, il récidive et repousse encore la concurrence de 30 secondes. Le Tour est-il tué ? En tout cas, tout le monde se bat déjà pour la seconde place. Il confirme son extrême domination dans les Pyrénées avec deux nouvelles victoires d’étapes et remporte trois maillots : le jaune, le blanc, mais aussi celui à pois. Comme en 2020.

Jonas Vingegaard, la révélation aux yeux du grand public

Rares sont ceux qui connaissaient bien le jeune Danois, et la prononciation de son nom a d’ailleurs fait débat. Mais ceux qui suivaient cet espoir du cyclisme connaissaient bien son potentiel et comprenaient bien pourquoi il était le remplaçant de Primoz Roglic dans les têtes des dirigeants de l’équipe Jumbo-Visma. Le Danois s’est d’abord illustré sur le premier contre-la-montre où il termine 3ème, avant de figurer parmi les favoris sur chaque étape de montagne. Il est même le seul à avoir mis en difficulté Tadej Pogacar sur l’étape comprenant la double ascension du Mont Ventoux. Il termine en seconde position de ce Tour de France et semble avoir, à 24 ans, un avenir radieux.

Ben O’Connor, une quatrième place surprise

Il ne venait pas pour jouer le général puisque l’Australien n’était même pas leader officiellement désigné de son équipe. Mais pourtant, une folle échappée lors de la neuvième étape – où il lève les bras – lui permet de se rapprocher au classement. Quatorzième au matin, il se retrouve second après avoir franchi la ligne d’arrivée, à 2’01 du Slovène. On se prend alors à rêver : l’Australien va jouer les premières positions. Mais le Tour est encore long et Ben O’Connor passe une journée difficile sur les pentes du Ventoux, abandonnant sa seconde place pour une cinquième position. Mais le coureur d’AG2R Citröen Team ne lâche pas et impressionne dans toutes les étapes de montagne. Il termine le Tour quatrième et peut être fier de sa performance.

Wout Van Aert, trois victoires d’étape bien différentes

Combien de coureurs peuvent gagner un sprint, un contre-la-montre et une étape de montagne ? Wout Van Aert représente la polyvalence et excelle dans plusieurs domaines. Véritable chasseur d’étape, le Belge a donné l’impression d’être imbattable lorsqu’il le voulait, ridiculisant d’abord ses compagnons d’échappée sur le Mont Ventoux. Il termine le Tour de France en trombe, remportant haut la main le second effort solitaire avant de s’offrir le sprint sur la plus belle avenue du monde. De bon augure pour les Jeux Olympiques qui approchent.

Mark Cavendish, la renaissance

Qui aurait pu dire qu’il participerait de nouveau au Tour de France, après ses deux années blanches en 2019 et 2020 ? Lui-même n’y croyait pas dans ses rêves les plus fous. Pourtant, le Britannique a bien disputé l’édition 2021 de la Grande Boucle. Et il l’a même marqué. Mark Cavendish a remporté quatre victoires d’étapes, s’affirmant comme le meilleur sprinteur de ce Tour. Il est d’ailleurs logiquement ressorti vainqueur du classement du maillot vert. Il égalise le record de victoires d’étapes sur le Tour de France d’Eddy Merckx, portant son total à 34 unités.


Les flops de l’épreuve

Rigoberto Uran, le craquage

Le Colombien réalisait une Grande Boucle plutôt intéressante. Deuxième après la première étape des Pyrénées, il craque dans l’ascension du col du Portet, cédant du temps sur le trio composé de Pogacar, Vingegaard et Carapaz. Après l’étape, il chute en dans la descente en voulant rejoindre son bus. Il semblait s’imposer comme le quatrième homme fort de ce Tour de France, mais la dernière étape de montagne lui a été fatale. Il cède de longues minutes sur les pentes du Tourmalet et le retard ne fait que s’accumuler dans la montée à Luz Ardiden. Bilan des courses : Rigoberto Uran perd près de 9 minutes et doit se contenter d’une dixième place, perdant huit positions en deux jours. Il termine donc ce Tour de France sur les rotules.

Miguel Angel Lopez, des promesses transformées en déceptions

On attendait beaucoup du Colombien, annoncé leader de la formation Movistar. Mais ce dernier a perdu du temps dès la première étape et accuse un retard de 5’20 dès la cinquième étape. Il abandonne toute chance de bien figurer au classement général sur l’étape du Grand Bornand où il termine à plus de 21 minutes. Libéré du poids du général, il ne tente pas de s’échapper et déçoit de jour en jour. Lors de la dernière étape de montagne, il suit un mouvement de course où se trouve notamment Gaudu et Quintana mais lâche vite l’affaire. Pour conclure, MAL n’a pas pris le départ à Mourenx le lendemain.

Cees Bol, un sprinteur absent

Il a pu compter sur l’indéfectible soutien de ses coéquipiers tout au long des trois semaines, mais le Néerlandais n’y est jamais arrivé. Souvent bien amené, il n’a jamais su frotter, perdant son positionnement avant de lancer son sprint. Son meilleur résultat est une sixième place, ce qui est extrêmement décevant pour celui qui a remporté une étape sur Paris-Nice cette année. Sa 21ème place sur les Champs-Elysées est symptomatique d’une Grande Boucle catastrophique.

La Groupama – FDJ, un Tour à oublier

Thierry Bricaud et Frédéric Guesdon doivent forcément rentrer attristés de cette édition. Les deux directeurs sportifs n’ont su que faire face au manque de confiance criant d’Arnaud Démare, aux Alpes difficiles de David Gaudu et aux nombreuses chutes qui ont décimé l’équipe. Partis à huit, les coureurs de la Groupama – FDJ ont tenté de sauver leur Tour à quatre en acquérant une victoire d’étape dans les Pyrénées, mais David Gaudu n’a jamais su aller au bout. La dernière carte Stefan Küng ne parvient même pas à finir sur le podium du contre-la-montre à Saint-Émilion. La Groupama – FDJ termine donc sa Grande Boucle sans aucune victoire d’étape, sans top 10 au général et sans maillot distinctif. Un bien maigre bilan.

Les trop nombreuses chutes

Elles ont amené le peloton à mettre pied à terre pour protester contre la dangerosité de leur métier et ont été au cœur des discussions autour de ce Tour de France 2021. Tout d’abord à cause d’une chute provoquée par une spectatrice tenant une pancarte Opi-Omi qui a renversé le peloton dès la première étape. Puis lors du sprint massif ayant vu s’effondrer lourdement Caleb Ewan et Peter Sagan. On regrette évidemment l’abandon du Slovène Primoz Roglic qui nous a peut-être privé d’un grand duel avec Pogacar. De nombreuses chutes sont intervenues tout au long de parcours et ont conduit à un grand nombre d’abandons : 43 coureurs ont quitté la route du Tour cette année, pas tous à cause des chutes. Mais tout de même.

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Journaliste/rédacteur depuis août 2018 - Passionné de sport depuis tout petit, je me suis logiquement tourné vers le journalisme sportif depuis août 2018. Grand supporter des Girondins, je suis aussi un fan de football. Je pratique le tennis et suis l'actualité de la petite balle jaune. En juillet, vous risquez de me croiser sur les routes du Tour.

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