Tour de France 2022 – Les tops et flops de la 2ème semaine
TOUR DE FRANCE 2022 – Quinze étapes ont été disputées sur cette Grande Boucle 2022. L’occasion, au cours de cette dernière journée de repos, de s’attarder sur les tops et flops de la 2ème semaine de course.
Les flops
Une victoire française cruellement attendue
Le Tour de France est généralement l’occasion de voir des coureurs français se sublimer pour aller décrocher des étapes d’anthologie. Que ce soient les fers de lance, ou des outsiders surmotivés. Seulement, cette année, les exploits tricolores se font d’une rareté extrême. Si Romain Bardet et David Gaudu limitent la casse en se battant dans les hauteurs du classement général, c’est bien l’unique satisfaction existante. Les abandons prématurés de Guillaume Martin et Warren Barguil ont déjà annihilé deux grosses chances de succès. Le Breton a sans doute été le plus proche avec son rush solitaire dans l’étape du Granon.
Thibaut Pinot s’est lui offert deux belles places d’honneur à Châtel les Portes du Soleil (étape 9) et Mende (étape 14), mais est trop juste pour faire la différence. En dehors de ça, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pour les formations françaises, seule AG2R-Citroën a levé les bras grâce au Luxembourgeois Bob Jungels… Un Tour sans victoire française ? Cela est arrivé à deux reprises dans l’histoire, dont la dernière fois en 1999. Et encore, à l’époque Richard Virenque (meilleur grimpeur), Benoît Salmon (meilleur jeune) et Jacky Durand (super-combatif) avaient limité la casse en grimpant sur le podium aux Champs-Élysées. Des honneurs qu’il semble difficile à voir venir aujourd’hui…
Thibaut Pinot prend la 3e place à Mende. Michael Matthews, qui avait anticipé les débats, s’impose. pic.twitter.com/8zlKb1GkAu
— Équipe Cycliste Groupama-FDJ (@GroupamaFDJ) July 16, 2022
Astana, le fantôme kazakh
Chaque année, certaines formations sont décevantes. Dans le cadre d’Astana, le mot est même presque trop faible. Au bout de deux semaines, la performance globale de l’équipe kazakhe est terriblement anecdotique. Jamais dans le coup dans les bonnes échappées, l’équipe survit sur cette Grand Boucle grâce aux performances d’Alexey Lutsenko. Actuellement 12e au général, il a obtenu l’unique Top 10 des siens sur la 11e étape (8e). On peut d’ailleurs sérieusement regretter le fait qu’il se batte pour le classement général alors qu’il pourrait sans aucun doute aller décrocher une étape vallonnée ou montagneuse au sein d’une échappée.
Le chemin de croix sans fin de Caleb Ewan (Lotto-Soudal)
À l’image de Primoz Roglic, la malédiction semble s’abattre inévitablement sur Caleb Ewan. Le sprinteur australien vit une Grande Boucle éprouvante depuis le grand départ de Copenhague. En première semaine, ses résultats ont été décevants, et son corps meurtri par une chute sur les pavés menant à Wallers-Arenberg. La deuxième n’a pas été plus reluisante. Sur la plupart des étapes avec du relief, il a subi la course à l’arrière. Vendredi dernier, le sort s’est une nouvelle fois abattu sur l’Australien.
Alors que son équipe avait pris les choses en main pour tenter de contrôler une échappée de costauds, Caleb Ewan a de nouveau chuté à 60 bornes de l’arrivée, et n’a jamais repris place dans le peloton. Meurtri, il a dû être tracté jusqu’à la ligne d’arrivée par Tim Wellens, Reinardt Janse Van Rensburg et Frederik Frison le lendemain. Ce dimanche, il a une nouvelle fois été largué à plus de 20 minutes du peloton, et n’a ainsi pu se mêler au sprint final remporté par Jasper Philipsen. La dernière semaine ne s’annonce pas plus reluisante avec le programme chargé qui s’annonce.
💥 Lourde chute de Caleb Ewan ! Le sprinteur australien 🇦🇺 est reparti 👊 #TDF2022
🟡 Le DIRECT : https://t.co/kfrqW0IqZu pic.twitter.com/KE04Vyy8wM— francetvsport (@francetvsport) July 15, 2022
Enric Mas (Movistar) au second plan
Avec Aleksandr Vlasov (Bora-Hansgrohe) notamment, il était attendu comme un possible arbitre du duel attendu entre la Jumbo-Visma et Tadej Pogacar. Au final, Enric Mas est loin, très loin de toutes ces considérations là. Dixième au général, le leader de la Movistar est à plus de 7 minutes du podium, à des années-lumière du niveau lui ayant permis de décrocher les 5e et 6e places sur les deux dernières éditions. A l’exception de la montée vers l’Alpe d’Huez, l’Espagnol est relégué de manière naturelle au second plan. Sauf grosse défaillance à l’avant, il ne pourra pas viser mieux qu’une décevante 8e place.


