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Tour de France

Tour de France 2026 : Jasper Philipsen, un cador du sprint au ralenti

Maxime Cazenave

Publié le

Jasper Philipsen, un cador du sprint au ralenti
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – Encore une fois bien trop court pour jouer la victoire à Bergerac ce samedi, Jasper Philipsen ne parvient pas à mettre la balle au fond sur ce Tour.

Au moment d’aborder ce Tour de France, un duel au sommet 100 % belge était attendu sur les sprints massifs : Tim Merlier (Soudal Quick-Step) face à Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech). Si le premier a déjà répondu aux attentes, le second traîne la patte dans cette première semaine.

Deux premières occasions manquées à Pau et Bordeaux

Déjà vainqueur d’étape à dix reprises sur la Grande Boucle, Philipsen est pourtant arrivé en pleine confiance au départ de Barcelone. Vainqueur à Copenhague, mais aussi sur le Tour de Belgique en juin, le sprinteur belge dispose en prime d’un collectif entièrement tourné vers ses sprints. En toute logique, la formation Alpecin-Premier Tech est avec la Soudal Quick-Step l’une des deux formations qui verrouillent le peloton lors des étapes de plaine.

Malgré ce collectif fort et le train qui va avec, Jasper Philipsen n’a pas réussi à répondre aux attentes. Mercredi à Pau, la chute dans le final avait entraîné un sprint débridé, duquel il n’avait pas tiré son épingle du jeu en terminant 5ème. Mais vendredi à Bordeaux, même en état parfaitement emmené, il a été surpassé à la pédale, échouant encore à une frustrante 5ème place. Le tout en étant à deux doigts de pousser dans les barrières Fernando Gaviria (Caja Rural Seguros-RGA).

« Je n’avais pas la vitesse nécessaire »

Ce samedi, le Belge se devait de réagir en Dordogne. Avant le départ, ce dernier avait reconnu son manque de tranchant à Bordeaux dans des propos rapportés par le site officiel du Tour de France, avant de se projeter sur l’arrivée à Bergerac :

Il me manquait de la vitesse dans le final hier. Nous avons une équipe très solide, l’effort fourni était de haut niveau, mais je n’avais pas la vitesse nécessaire. Mes données de puissance sont bonnes, les adversaires étaient tout simplement meilleurs. Aujourd’hui, la dernière ligne droite ne fait que 500 mètres, la vitesse sera donc moins élevée et le placement sera crucial.

S’il semblait s’être mis en confiance en cours d’étape en remportant le sprint intermédiaire du peloton, cela n’a pas suffi.



Malgré van der Poel, Jasper Philipsen n’y arrive pas

Pourtant, il a une nouvelle fois été couvé par son ange gardien Mathieu van der Poel. S’il avait perdu la roue du Néerlandais à 2km de la ligne, il était parvenu à la retrouver avant le dernier virage. Emmené sur un plateau en or massif en tête de peloton, le Belge a alors tardé à déclencher son effort. Trop tardé.



Dépassé et déposé par un Tim Merlier surpuissant, mais aussi par Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) et Biniam Girmay (NSN Cycling), Philipsen échoue à une décevante 4ème place. Encore une fois, malgré le formidable boulot de son équipe, l’explosivité et la vitesse pure lui ont fait défaut.

Pour la troisième fois déjà, Jasper Philipsen termine donc un sprint hors du podium, sans avoir réellement lutté pour la victoire. Une véritable anomalie qu’il devra rapidement rectifier pour que son Tour ne vire pas totalement au vinaigre. Le Belge sera-t-il capable de rebondir ? Rendez-vous mercredi à Nevers (11ème étape) pour le savoir.

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