Tour d’Italie 2024 : Tadej Pogacar force 5 sur la 16ème étape
TOUR D’ITALIE 2024 – Tadej Pogacar (UAE-Team Emirates) remporte la 16e étape en solitaire. Déjà sa 5e victoire sur ce Giro. Il s’est envolé à deux kilomètres du sommet. Il devance Giulio Pellizzari (Bardiani) et Daniel Martinez (Bora-Hansgrohe) qui fait l’autre très bonne opération du jour et va prendre la 2e place à un Geraint Thomas (INEOS Grenadiers), qui a reculé ce mardi.
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Le cyclisme est un sport qui se court en peloton d’équipes de huit coureurs. Et à la fin, c’est Tadej Pogacar (UAE Team-Emirates) qui remporte une course. En particulier quant elle se termine en arrivée au sommet. Le Slovène a fait ce qu’il sait faire de mieux. Lever les bras. Déjà la 5e fois qu’on assiste à cette même image sur le Tour d’Italie 2024. Il y a lui et les roturiers, qui se contentent de miettes. Les meilleures pour Daniel Martinez (Bora-Hansgrohe), 3e de l’étape et qui reprend la 2e place du général à un Geraint Thomas, qui perd du temps.
Et qui a surtout considérablement rétrogradé dans le dernier kilomètre. Inquiétant, car on sait qu’il est difficile de se refaire en 3e semaine d’un Grand Tour. Autre signe, Thymen Arensman ne l’a pas attendu. Le Néerlandais a fait sa course. Ce qui veut dire que la confiance envers le Gallois s’est amenuisée chez les directeurs sportifs d’INEOS Grenadiers.
L’ogre Pogacar est insatiable ! Le maillot rose a mis tout le monde d’accord dans la dernière ascension et décroche une 5e victoire d’étape sur ce #Giro 2024 ! #LesRP pic.twitter.com/aufCmBg4SU
— Eurosport France (@Eurosport_FR) May 21, 2024
Étape raccourcie, Umbrailpass enlevé du parcours
La grève avant la « guerre ». Longtemps, cette 16e étape du Tour d’Italie s’est jouée dans les coulisses. Avec un mouvement de protestation des coureurs. On l’avait déjà eu l’an passé, le syndicat des coureurs a refait parler de lui. En cause, le passage de l’Umbrailpass. Cette alternative au Stelvio, enlevé pour cause de chutes de neige, faisait peur aux coureurs. Et à juste titre. Les conditions épouvantables. Avec des images de chutes de neige bien avant les 2400 mètres du sommet. Avec le danger que peut représenter la descente. Un premier accord avait été trouvé, pour neutraliser cette première partie de course. Mais les coureurs ont refusé d’emprunter le col, même à allure réduite. Après de longues tractations, la décision a été prise de faire le départ en bas de la descente. Place à une étape de près de 120 kilomètres.
Ca va, ça roulait tranquille 🙃 https://t.co/xMQLgeD2eO
— La Thib (@ThibaudChambre) May 21, 2024
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Une échappée condamnée par Movistar
Sans les cols de début d’étape et sur un profil en faux-plat descendant jusqu’à 40 kilomètres de l’arrivée, cela a considérablement réduit les chances d’une échappée, de sortir à la pédale. Marco Frigo (Israel-Premier Tech) est parti dès le kilomètre 0. Mais, malgré du renfort, il a été repris 30 kilomètres plus loin. Qui dit faux-plat descendant, dit allure supersonique, avec une première demi-heure courue à 57 kilomètres heure de moyenne. Cinquante-cinq kilomètres dans la première heure de course. Les coureurs étaient sans doute pressés d’en finir avec cette étape dantesque.
Quatre hommes ont réussi à s’extirper du peloton. Julian Alaphilippe (Soudal-Quick Step), Davide Ballerini (Astana-Qasaqstan), Mirco Maestri (Polti-Kometa) et Andrea Piccolo (EF Education-Easy Post). Devant, seul le Français a levé les bras depuis le début du Tour d’Italie. Une échappée oui, mais bridée par un peloton emmené par Movistar. On s’est posé la question de la manœuvre toute l’étape. Des questions qui se sont renforcées quand ils ont perdu du temps dès le pied du Passo Panidersattel. Car s’ils étaient revenus à une minute, ils en ont reperdu près d’une supplémentaire à 26 kilomètres de l’arrivée. Finalement, c’est Pelayo Sanchez qui déclenche les hostilités. Suivi par Tobias Foss (INEOS Grenadiers). Le début de mèches allumées par les seconds couteaux. Avant qu’Einer Rubio et Nairo Quintana ne tentent leur chance.
La Movistar perd du terrain sur Julian Alaphilippe actuellement. Le Français a repoussé tout le monde à plus d’une minute, le peloton se trouve à 1’45 » à 28km. Le chemin est encore long bien sûr sur un tel terrain. #Giro pic.twitter.com/KCrIzvjUQR
— Le Gruppetto (@LeGruppetto) May 21, 2024
Pellizzari y a cru jusqu’au bout
Julian Alaphilippe sera le dernier à résister dans l’échappée. Au terme d’un sacré baroud d’honneur. Repris à cinq kilomètres par Giulio Pellizzari (Bardiani), Christian Scaroni (Astana) et Ewen Costiou (Arkéa-B&B Hôtels) qui étaient partis en contre. Après une haute lutte. Le double champion du monde a marché très fort sur cette étape de montagne et continue de montrer des gages sur sa forme. La première mauvaise surprise du jour, pour les coureurs du général, est malheureusement pour Romain Bardet. Le Français a été décramponné à 15 kilomètres de l’arrivée. Mais alors qu’on le pensait perdu, il s’est accroché comme un beau diable. Et ne perd pas tant de temps que cela. Courageux français encore une fois.
On y a cru un instant pour Ewen Costiou. Finalement repris et contré par Giulio Pellizzari. Mais c’était avant le show Pogacar lui aura été fatal. Repris et déposé à 600 mètres de la ligne. Que le cyclisme est cruel pour le prometteur italien, qui aura, lui aussi, fait une sacrée étape. Et qui termine 2e de cette drôle d’étape. La Movistar ? Aucun coureur dans le Top 10. Masterclass !
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