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Tour d'Italie

Tour d’Italie Femmes 2025 : Sarah Gigante double la mise sur la 7ème étape, Elisa Longo Borghini prend le rose

Etienne Goursaud

Publié le

Tour d’Italie Femmes 2025 Sarah Gigante double la mise sur la 7ème étape, Elisa Longo Borghini prend le rose
Photo via Giro d'Italia Women

TOUR D’ITALIE FEMMES 2025 – Sarah Gigante (AG Insurance-Soudal Team) remporte en solitaire la 7ème étape du Giro féminin, au sommet du Monte Nerone. La grimpeuse remporte sa deuxième étape sur ce Tour d’Italie. Au terme d’un vrai show. Elle a attaqué à six kilomètres du but et a bouché 50 secondes sur Elisa Longo Borghini, avant de la décramponner. L’Italienne prend toutefois le maillot rose a une Marlen Reusser qui a connu une moins bonne journée.

Marlen Reusser n’était donc pas intouchable. Alors que la Suissesse était la grande favorite du Giro et en rose, elle a connu une journée plus moyenne ce samedi. À une étape du terme de ce Tour d’Italie 2025, elle perd le maillot rose au profit d’une Elisa Longo Borghini très opportuniste (lire plus bas). Au terme d’une étape encore une fois mouvementée et pleine de rebondissements. Une étape très imposante au programme. Près de 150 kilomètres et 3800 mètres de dénivelé positif. Et une réelle ascension exigeante pour juge de paix. Le Monte Nerone et s’est 15 km à 6.6 % de moyenne.

Trois femmes à l’avant, la bonne opération pour Usoa Ostolaza

Ce Giro, peu enclin à laisser partir des coureuses dans des longues fugues, a enfin laissé une plus belle part à une fugue. Trois femmes en ont profité. D’abord Mijntje Geurts (Team Visma | Lease a Bike) qui a longtemps ouvert seule la route de cette septième étape. Avant que la Néerlandaise ne soit rejointe, à la mi-course, par Usoa Ostolaza (Laboral Kutxa – Fundación Euskadi) et Shirin van Anrooij (Lidl-Trek) sont parties en contre de la montée du Passo La Croca à la mi-course. Un trio qui a compté jusqu’à six minutes d’avance sur un peloton, laissant Shirin van Anrooij maillot rose virtuelle pendant de nombreux kilomètres. Tandis que Usoa Ostolaza a su faire le plein de points, pour reprendre le maillot bleu de meilleure grimpeuse. Célia Gery (FDJ-Suez), est parti seule en contre.

La formation Team SD Worx-Protime a embrayé, avec Lorena Wiebes, double vainqueure d’étape sur ce Tour d’Italie, qui s’est mise à la planche pour contenir l’écart. Avant que la formation Uno-X Mobility ne prenne le relais. Tout bénéfice pour la Movistar, qui était quelque peu piégée par le mouvement de Shirin van Anrooij et qui se trouve des alliées de circonstance. Le relais de l’AG Insurance semble plus légitime. Sarah Gigante ayant à la fois remporté la première vraie arrivée au sommet et a du temps à rattraper, après avoir perdu gros, lors de la cinquième étape. La grimpeuse ne peut pas s’asseoir sur des éventuelles bonifications, pour tenter de récupérer un maximum de temps. Une accélération fatale à Juliette Labous, malade avant le Tour d’Italie et qui n’avait pas les jambes tout au long de la semaine.

Coup de force d’Elisa Longo Borghini

Shirin van Anrooij s’est isolée à 29 kilomètres du but, alors que son avance n’était plus que de trois minutes. Ce sera également son avance au pied de la montée. Mais non pas sur un peloton, mais sur trois femmes. Car le premier coup de force a eu lieu avant même la montée. Dans une petite descente à 23 kilomètres du but, la formation UAE-ADQ a accéléré. Silvia Persico a emmené Elisa Longo Borghini, qui a fait un break sur Marlen Reusser, pour un premier moment de tension. Flanquées de Liane Lippert (Movistar), vainqueur de la sixième étape la veille et en surveillance, elles creusent petit à petit un écart, alors que la montée se profile. Avec un petit avantage de 30 secondes au pied de la montée. Un crédit « gratuit » pour celle qui occupe la deuxième place du général.

Silvia Persico s’est écartée à 11.5 kilomètres du but, tandis que Liane Lippert a explosé dans la foulée. À ce moment de la course, il y a péril dans la demeure pour Movistar, avec un écart qui est monté à 35 secondes. Puis une minute à sept kilomètres du but. Elle avale Shirin van Anrooij à 4,5 kilomètres du but. Tandis que Marlen Reusser n’avait sans doute pas les jambes, car elle n’a pas pu répondre à l’attaque de Sarah Gigante à 6 kilomètres de l’arrivée. Pourtant, en prenant le relais à 1800 m du but, elle a comblé une partie de son retard. Mais perd le maillot. En concédant 38 secondes (bonifications comprises). La Suissesse semblait marquée sur la ligne d’arrivée.





Le show Sarah Gigante

Sarah Gigante n’avait pas cette préoccupation. Elle a fait à son tour le break sur le peloton, après son attaque tranchante. Et réussit l’exploit de boucher près de 50 secondes sur Elisa Longo Borghini, qui semblait pourtant s’envoler pour la victoire d’étape. Sans sa perte de temps sur la cinquième étape, elle aurait été une vraie cliente pour la victoire finale de ce Giro. Elle en est une des grandes révélations tant on ne l’attendait pas à ce niveau. Elle lâche Elisa Longo Borghini, avec énormément de facilité, pour s’envoler. L’Italienne, en 2500 m, lui concède près d’une minute (45 secondes), mais assure l’essentiel avec le maillot rose. La vainqueure, elle, reprend la 3ème place du général à 1:11. Et au vu de sa forme, tout n’est peut-être pas finie pour elle. Anna van der Breggen, a reculé, après une défaillance. Elle n’est plus que 6ème.

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