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Tournée d’Automne : Les Bleus matent les All Blacks !

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Tournée d'Automne Les Bleus matent les All Blacks !
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TOURNÉE D’AUTOMNE 2021 – Trois sur trois pour le XV de France dans cette tournée. Au Stade de France, les Bleus ont fini par venir à bout de la Nouvelle-Zélande 40-25, dans un match d’un très haut niveau. Les Français ont confirmé les belles promesses entrevues depuis plusieurs mois, et ce succès est une étape importante en vue de la Coupe du monde 2023.

Pour le dernier match de sa tournée d’automne, le XV de France avait rendez-vous avec le n°1 mondial, la Nouvelle-Zélande. Les All Blacks, après une défaite en Irlande la semaine dernière, souhaitaient remettre la machine en route pour terminer leur tournée européenne sur une note positive. Les Bleus voulaient eux s’étalonner face à la nation référence de ce sport, et poser une nouvelle pierre en vue de la Coupe du monde 2023. Fabien Galthié n’avait procédé qu’à peu de changements pour cette rencontre, le plus marquant étant la titularisation de Jonathan Danty à la place de Matthieu Jalibert, Romain Ntamack récupérant le n°10. En face, Beauden Barrett était absent pour ce match.

Des Bleus pied au plancher

Dès le coup de sifflet donné par Wayne Barnes, les Bleus sont remontés comme des pendules, et une percée de Ntamack fait passer un premier frisson dans le Stade de France, mais Danty gâche l’opportunité sur le renversement. Ce n’est que partie remise car sur la touche suivante, un groupé pénétrant parfaitement orchestré envoie Peato Mauvaka derrière la ligne (7-0, 3ème).

Mais on le sait, chaque erreur se paie cash face aux All Blacks qui inscrivent deux pénalités coup sur coup par Jordie Barrett, sur deux fautes évitables. Alors que le match semble s’équilibrer, les Bleus se chargent de montrer à leur adversaire de quel bois ils sont faits. Après une magnifique percée de Damian Penaud, Antoine Dupont alterne parfaitement entre avants et trois-quarts jusqu’à trouver Romain Ntamack, qui crochète intérieur et va à dame (14-6, 12ème).

Les Blacks semblent touchés au moral après ce deuxième essai encaissé. Ils tentent d’occuper le terrain au pied, mais commettent plusieurs fautes inhabituelles (en-avants évitables, touche directe). Cela permet à Melvyn Jaminet de rajouter trois points au pied, et aux Bleus de baisser légèrement le rythme pour gérer leur avantage, en procédant par contres. Sur l’un d’entre eux, Gaël Fickou tape astucieusement à suivre mais Jaminet est trop court pour ramasser le ballon avant l’en-but.

Les Français sentent que leur adversaire chancelle, et appuient là où ça fait mal. Sur un ballon récupéré, Dupont envoie une chandelle magnifique pour Fickou qui volleye pour Ntamack, lequel trouve Gabin Villière qui échoue à 5 mètres de la ligne. Sur la touche suivante, Mauvaka aplatit son deuxième essai, copie conforme de son premier (24-6, 34ème). Les Blacks tentent de réagir, mais un bon plaquage de Jelonch fait avorter un essai qui semblait tout fait pour Dan Coles avant la pause (24-6).

Chahutés, les Français montrent leur caractère

Les Tricolores tardent à se remettre en route  au retour des vestiaires. Les All Blacks, eux, ont dû se faire secouer à la mi-temps, car ils se remettent à l’endroit d’entrée de jeu, bien plus volontaires et déterminés. Après une première pénaltouche gâchée, les Blacks trouvent finalement la solution en bout de ligne par Jordie Barrett, après plusieurs pick’n’go. Cet essai agit comme un déclic pour la Nouvelle-Zélande, puisque deux minutes plus tard, les Blacks récupèrent un ballon bêtement perdu par Dupont. Rieko Ioane hérite du ballon, perce sur plus de 50 mètres, se joue de Gabin Villière avant d’aplatir un essai somptueux (24-18, 50ème).

Sonnés, les Bleus montrent alors du caractère en retournant au combat. Ils agressent les Néo-Zélandais au cœur du jeu, Jaminet continue son 100% au pied, et l’intensité du match remonte subitement. Mais les Bleus semblent usés physiquement, malgré le coaching précoce de Fabien Galthié. Les Français multiplient les fautes, et au lieu de tenter les pénalités, les All Blacks choisissent d’aller en touche, à raison puisqu’Ardie Savea aplatit le troisième essai néo-zélandais, concrétisant le travail de ses avants (27-25, 59ème).

Alors qu’on les croit à l’agonie, les Bleus sortent une action dont eux seuls ont le secret. Romain Ntamack récupère un coup de pied néo-zélandais dans son en-but, efface superbement trois adversaires et trouve Jaminet d’une chistera. Le Catalan accélère, fixe et retrouve Antoine Dupont à l’intérieur, repris à l’orée de 22 adverses. Le ballon est renversé vers l’autre aile, ou Danty, Taofifenua et Woki assurent la conservation et provoquent la faute des Blacks, qui leur coûte trois points et un carton jaune pour Ardie Savea (64ème). Cette action de grande classe réveille les Bleus et le Stade de France, et deux minutes plus tard, Damian Penaud réalise une interception assassine sur une tentative de relance des All Blacks à l’entrée de leurs 22 mètres (37-25, 69ème).

Ce coup de poignard met les Blacks à terre. Sur une attaque classique, Melvyn Jaminet vient s’intercaler dans la ligne et perfore la défense adverse, trouve à hauteur le nouvel entrant Matthieu Jalibert, qui n’assure pas sa transmission pour Dupont à 5 mètres de la ligne. Mais les avants français mettent au supplice leurs homologues, qui reculent de dix mètres sur une mêlée pourtant en leur faveur. Les Bleus font alors le siège de la ligne adverse, gardant les Blacks sous l’éteignoir, maîtrisant parfaitement leur fin de match avant de sceller leur succès par une ultime pénalité de Melvyn Jaminet, parfait ce soir (40-25).

Succès de prestige pour le XV de France, puisque cette victoire de 15 points est tout simplement la plus large de leur histoire face à la Nouvelle-Zélande. Les Bleus font donc carton plein dans cette tournée d’automne, et nul doute qu’ils tiennent là un résultat sur lequel s’appuyer pour préparer leur montée en puissance en vue du grand rendez-vous de 2023. Surtout, les Bleus décrochent la première victoire face aux All Blacks depuis 2009, la première en France depuis 2000. Loin, très loin d’être anodin.


John Stockton, Gianni Bugno, Zinedine Zidane, Steffi Graf, Frode Andresen, Stéphane Stoecklin, Davis Kamoga, Primoz Peterka, Werner Schlager et Aurélien Rougerie. Point commun entre ces sportifs? Ils m'ont fait rêver et ont bercé mon adolescence. Je suis un fondu de sports et j'essaie de retranscrire ma passion à travers mes articles. Originaire du Périgord, ma passion pour les Girondins, les Jaunards et les Jazzmen transpire dans mes écrits.

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