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JO d'hiver 2026

Tout ce qu’il faut savoir sur le ski alpinisme aux JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina

Maxime Cazenave

Publié le

Tout ce qu’il faut savoir sur le ski alpinisme aux Jeux Olympiques d’hiver
Photo Icon Sport

JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2026 – Histoire, présentation des épreuves, favoris… On fait le point sur la grande nouveauté des JO d’hiver 2026 : le ski alpinisme.

Pour cette 25e édition des Jeux olympiques d’hiver, le programme a été étoffé avec l’ajout de nombreuses épreuves au sein de disciplines déjà labellisées olympiques. En revanche, le ski-alpinisme représente la véritable curiosité de cette édition pour le grand public, en effectuant son apparition pour la première fois. Avant les trois épreuves (sprint hommes, sprint femmes, relais mixte) de Bormio (19 et 21 février), on vous présente tout ce qu’il faut savoir.

Le ski-alpinisme, c’est quoi ?

Le ski-alpinisme, aussi appelé ski de randonnée, se démarque des autres sports d’hiver par son côté aventure au grand air. Avant de devenir une discipline à part entière, il consiste tout simplement à gravir des pentes sévères sur des distances plus ou moins longues, tout en alternant certaines phases de descente. Un sport qui fait donc la part belle à la nature, aux grands espaces et à une certaine forme de liberté que l’on retrouve difficilement dans le sport moderne.

Lorsque la discipline a réellement commencé à se structurer au tournant des années 2000, deux épreuves existaient : l’individuel et la vertical race. L’individuel représente l’essence même de ce sport : les courses durent entre 1 h 30 et 2 h et présentent un dénivelé positif allant au-delà des 1 500 m, le tout en alternant phases de montée et de descente. La vertical race, comme son nom l’indique, est une course verticale plus courte, mais bien plus éprouvante. Les athlètes s’attaquent alors à des pentes à plus de 30 % pour un effort d’une vingtaine de minutes.

Au fil des années, la fédération internationale a fait le choix de se diriger vers l’olympisme. Pour cela, deux nouveaux formats ont vu le jour : le sprint et le relais mixte. Un choix qui a entraîné une forme de scission, certaines références de la discipline — notamment William Bon Mardion et, côté français, Axelle Gachet-Mollaret — ayant décidé de ne pas poursuivre le rêve olympique pour rester sur les épreuves traditionnelles.

Quelles sont les épreuves ?

Le sprint

Épreuve dynamique, le sprint consiste à aller le plus vite possible sur un parcours découpé en plusieurs phases. Un effort mêlant à la fois physique et précision, où six athlètes se retrouvent au départ de chaque course. En premier lieu, les concurrents effectuent une montée raide en skis en traversant les désormais incontournables diamants. S’ensuit une phase de franchissement d’escaliers à pied, avant une courte descente finale menant vers la ligne d’arrivée.



Mais entre chaque phase, il existe des zones de transition qui revêtent également une importance capitale. Dans ces zones, les athlètes adaptent leur matériel à la section suivante en réalisant des gestes chirurgicaux pour aller le plus vite possible, en suivant cet ordre (selon les obstacles) : peautage, dépeautage, cramponnage, portage.



Ainsi, une course peut se gagner ou se perdre sur une transition réussie ou ratée. Alors qu’il y a encore quelques années, les athlètes mettaient parfois une bonne vingtaine de secondes, les techniques et le matériel ont évolué pour que cela ne prenne plus qu’une poignée de secondes.

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Le format :

  • Qualification : tous les concurrents effectuent le tracé à une reprise, les 30 meilleurs temps filent vers le tableau final.
  • Quarts : les 30 athlètes sont répartis en cinq séries de six. Les deux premiers de chaque série vont en demi-finales. Les deux meilleurs chronos parmi les athlètes classés au-delà des deux premières places sont repêchés.
  • Demi-finales : comme en quarts, les deux premiers de chaque série sont qualifiés pour la finale, et les deux meilleurs chronos parmi les 3e et 4e sont repêchés.
  • Finale : les 6 finalistes en décousent sur une ultime course pour se disputer les médailles.

Le relais mixte

Le relais mixte se dispute sur le même tracé que le sprint. Chaque équipe dispose de deux skieurs — un homme et une femme — qui vont se relayer en parcourant chacun le tracé à deux reprises. Douze équipes (au maximum une par nation) participent à la finale.

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Qui sont les favoris ?

Le relais mixte à portée de la France

La grande première du ski-alpinisme aux Jeux olympiques d’hiver a toutes les chances d’être un succès total pour l’équipe de France. À l’heure d’aborder cette olympiade, les Bleus disposent tout simplement du collectif le plus fort de la discipline, mais aussi — et surtout — des vainqueurs sortants du gros globe de cristal : Emily Harrop et Thibault Anselmet. Le duo tricolore fait ainsi figure d’épouvantail sur le relais mixte.

Le week-end dernier, les Français ont confirmé leur statut en dominant nettement la dernière répétition générale à Boí Taüll. D’autant plus que leurs principaux rivaux n’affichent pas de garanties suffisantes. Malgré la présence d’Oriol Cardona Coll, l’Espagne est handicapée par les difficultés d’Ana Alonso Rodríguez à retrouver son niveau, suite à un accident à l’automne dernier. De son côté, la Suisse est plus en retrait cet hiver, tandis que les autres nations semblent clairement un cran en dessous.

Emily Harrop en épouvantail, un duel Cardona CollAnselmet chez les hommes ?

En ce qui concerne les épreuves du sprint, Emily Harrop semble tout simplement intouchable. Depuis quasiment deux ans, seul le sprint des Mondiaux 2025 (2e) lui a échappé, et elle a multiplié cet hiver les victoires en disposant d’une marge stratosphérique sur ses rivales. Seule skieuse capable de la titiller l’hiver dernier, la Suissesse Marianne Fatton est moins tranchante cet hiver. L’Italienne Giulia Murada et l’autre Française, Margot Ravinel, semblent les mieux armées pour compléter le podium.

Du côté des hommes, Thibault Anselmet s’est mis en confiance en s’imposant à Boí Taüll. Une victoire importante qui met la pression sur les épaules d’Oriol Cardona Coll, tant les deux hommes se livrent à chaque fois des batailles épiques. Si le Français était un cran en dessous l’hiver dernier, il a réalisé une montée en puissance progressive cet hiver pour se retrouver dans les meilleures conditions le jour J.

Derrière ces deux hommes, le podium est plus ouvert que jamais, avec les Suisses Kistler et Lietha, ou encore le Kazakh Nikita Filippov comme principaux candidats. Autre tricolore engagé, Pablo Giner Dalmaso essaiera de s’y mêler.

Le programme du ski-alpinisme à Bormio

Jeudi 19 février

  • 9 h 50 : sprint F, séries.
  • 10 h 30 : sprint H, séries.
  • 12 h 55 : sprint F, demi-finales.
  • 13 h 25 : sprint H, demi-finales.
  • 13 h 55 : sprint F, finale.
  • 14 h 15 : sprint H, finale.

Samedi 21 février

  • 13 h 30 : relais mixte, finale.

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