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Une trêve olympique chargée pour Marion Allemoz

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Quelques semaines après un premier entretien, nous avons de nouveau rencontré la capitaine de l’équipe de France de hockey sur glace Marion Allemoz, avant un entraînement avec les Canadiennes de Montréal. Nous sommes revenus avec elle sur les matchs amicaux avec les Bleues pendant la trêve olympique, les JO, le voyage en Chine avec son club et les Playoffs qui approchent.

Bonjour Marion, malheureusement, l’équipe de France n’était pas aux JO 2018. Vous avez profité de la trêve olympique pour affronter 3 fois la Hongrie en amical avec 3 victoires (3-1 et 2 fois 2-1 après prolongations). Que retiens-tu de ces confrontations contre un adversaire que vous retrouverez dans un mois au Mondial ?

Nous étions satisfaites de la performance d’ensemble. On a prouvé notre force de caractère en allant chercher deux fois la prolongation avant de remporter le match. Je pense qu’au fur et à mesure des rencontres, on était vraiment mieux au niveau de l’efficacité offensive et sur ce que les coaches attendaient de nous.

Et puis, ça peut permettre d’avoir un petit avantage psychologique en vue du Mondial avec ces trois victoires en 3 matchs.

C‘est sûr que ça fait du bien étant donné que c’était le dernier tournoi de préparation avant le mondial. Il nous reste 2 matchs de préparation contre l’Allemagne à Besançon où on pourra se retrouver avec l’équipe au complet puisque jusqu’à maintenant, il manquait toujours quelques joueuses. Là, on a une belle équipe compétitive, donc ça va être intéressant de voir ce que ça va donner avec une bonne préparation.

Pour le Mondial D1A (NDLR : du 8 au 14 Avril), vous allez jouer à domicile, à Vaujany. Penses-tu que c’est un avantage en vue du titre et un accès à la division supérieure ou qu’au contraire, il y aura plus de pression ?

On est habitué car ce n’est pas la première fois qu’on a un mondial à la maison. On a déjà eu Strasbourg, Caen donc on sait que c’est toujours un plus si il y a du monde qui nous pousse pendant les matchs.

Comme on l’a évoqué, les Bleues n’étaient pas aux Jeux Olympiques. As-tu pu malgré tout suivre l’évènement, que ce soit pour le hockey ou d’autres disciplines ?

Oui, oui, bien sûr, même si entre les entraînements et le décalage horaire, ce n’était pas toujours facile de voir les compétitions en direct. Mais en règle général, j’ai suivi les Jeux et notamment les tournois de hockey.

Et qu’as-tu pensé du tournoi, ou tout du moins de la finale ?

Sur le tournoi en général, on a eu le résultat auquel on s’attendait. Pour la finale, c’était un beau match de hockey, très disputé mais c’est dommage que ce soit terminé en fusillade. Concernant le tournoi masculin, on retiendra le beau parcours des Allemands.





Certaines de tes coéquipières y ont ramené la médaille d’argent. As-tu déjà échangé avec elles sur cet épisode ?

Je les ai croisées rapidement mais on n’a pas eu trop le temps d’échanger là-dessus. Et puis, c’est aussi le temps pour elles de souffler après cette longue saison avec l’année d’entraînement qui précède les Jeux.

Pour en revenir aux Canadiennes, vous êtes allées faire une tournée de matchs en Chine (NDLR: à Shenzhen, face au club du Red Star Kunlun) dans le cadre du championnat. Peux-tu nous parler de cette expérience particulière qui est une 1ère pour ton club ?

C’est sûr que c’était une belle expérience de pouvoir vivre ça avec l’équipe, surtout que c’était une première de partir ensemble pendant 7-8 jours. Et puis, il a fallu s’adapter entre la fatigue, le décalage horaire et nos 4 matchs en 7 jours. Et moi, en club, je n’avais jamais fait ce genre de choses avant donc c’était une belle expérience. En termes de résultat, c’était décevant car on a pris que 3 points sur 8 possibles, donc les matchs de ce week-end seront important en vue des séries.

Du coup, vous affrontez ce week-end Calgary dans un double choc aux allures de Playoffs, mais également sous forme de revanche par rapport à votre finale victorieuse de l’an dernier. Est-ce important de prendre un avantage psychologique juste avant les séries ?

Un avantage psychologique mais également de la glace car jouer à la maison en série, c’est un plus pour nous donc la double confrontation est importante dans cette optique.

Pour le 1er match contre Calgary, vous allez avoir un maillot rose pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. C’est quelque chose qui te tient à cœur ?

Je trouve cela vraiment bien de faire un match comme ça et je ne me fais pas de soucis sur le fait que ça sera un bel événement. J’espère que les spectateurs viendront en grand nombre pour soutenir cette cause.

Un dernier mot sur Hilary Knight, la championne olympique américaine qui vient de signer chez les Canadiennes. Tu la connaissais pour l’avoir peut-être déjà affrontée sous le maillot bleu ou en club ? Comment vois-tu son arrivée dans votre effectif ?

La France n’a jamais rencontré les États-Unis en hockey. Et quand elle jouait à Boston en LCHF (NDLR : championnat dans lequel évolue Marion), je ne jouais pas encore aux Canadiennes donc je n’ai jamais eu l’opportunité de l’affronter. C’est sûr que d’accueillir dans son équipe une médaillée d’or olympique, c’est un gros plus. Elle va être d’une grande utilité par son apport offensif pour les séries.

Damien Meunier

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