Une défense en béton : la clé de la qualification des Bleues dans le dernier carré du Mondial de hand
MONDIAL DE HANDBALL FÉMININ 2025 – Pour dominer le Danemark en quarts, les Bleues ont enfin su s’appuyer sur une défense solide.
Ne nous laissons pas tromper par ce chiffre de 26, qui est celui du nombre de buts encaissés par les Bleues dans ce quart de finale du Mondial de handball remporté (31-26) contre le Danemark. En première lecture, on pourrait croire que le match s’est gagné offensivement. En réalité, c’est en défense que les Bleues sont allées chercher leur 3ème demi-finale consécutive, la 4ème en cinq éditions. Cette défense, qui a parfois été le point d’interrogation de cette équipe de France depuis le début du mondial, a su répondre présent au meilleur des moments et face à un des favoris de ce mondial. Peut-être même un peu plus que les Bleues.
Une activité défensive folle
« On a été des mortes de faim, on a défendu toutes ensemble », confie Clarisse Mairot, au micro de beIN SPORTS, dans la foulée de son match. En une phrase, l’arrière brestoise a résumé la prestation des Bleues, qui ont livré une prestation d’une constance défensive qui a frôlé la perfection. Que ce soit aux postes 1, 2 ou 3, tout le monde a livré une grande partie. Des ailières comme Lucie Granier et Nina Dury, qui ont su réussir de très belles montées inversées pour perturber la circulation de balle danoise.
Des arrières et pivots qui ont su fermer les espaces, provoquant quantité de passages en force du côté du Danemark. Dans le premier acte, on a senti une équipe danoise totalement perdue, qui s’en est remise à Kristina Jorgensen (7 des 12 buts de son équipe). Mais surtout sur 7 mètres et des shoots dans le but vide.

Le temps faible du second acte bien maîtrisé
Les Bleues ont sans doute un peu tremblé après un peu moins de dix minutes dans le second acte, lorsque le Danemark est revenu à deux buts (19-17, 39ème). Cinq buts encaissés en moins de neuf minutes et deux petits buts inscrits. On a senti des Danoises qui ont trouvé plus de solutions. Des buts marqués plus facilement, avec des temps de possession plus longs et dans le secteur central. C’est alors que Sébastien Gardillou a procédé à quelques ajustements.
Ondono Foppa bouktit la qualité de nos pivots nous porte et tu met l’expérience de horacek des talents comme clarisse ou Lena on peut tellement jouer ( surtout quand Danemark met pas en confiance sa meilleure arrière )
— Handballfan (@Handballfan8) December 10, 2025
Le sélectionneur, qui peut prendre sa part dans ce beau succès avec quelques bons choix, a resserré son équipe dans l’axe. Tout en propulsant Léna Grandveau dans une sorte de position libre. Dans un système qui n’était pas totalement une « 1-5 », mais pas totalement une « 6-0 ». La Messine se chargeant de monter au bon moment pour perturber les demi-centres adverses. Pendant six minutes, les Françaises n’encaisseront pas de but. Elles reprennent cinq longueurs d’avance (22-17, 45ème). Premier tournant de ce second acte.
Le jeu à 7 des Danoises a été bien géré
Au cœur du second acte, alors que les Bleues avaient repris une certaine marge au score (lire ci-dessus), le Danemark a basculé sur un jeu à 7. Qui a un temps fonctionné, avec des attaques victorieuses. Là encore, il a fallu cinq minutes d’adaptation aux Bleues, qui ont fini par trouver des solutions. Portées par un duo Oriane Ondono – Pauletta Foppa déterminant sur la séquence.
Des solutions traduites en ballons récupérés et en shoots sur un but vide. Deux réalisations signées Suzanne Wajoka (50ème) et Lucie Granier (53ème). Les Bleues prennent alors sept buts d’avance, le plus gros écart de ce quart de finale. Le Danemark est assommé et ne se relèvera plus. Les Bleues peuvent exulter d’une prestation digne de leurs plus grands matchs.
La stat : 38
Les Bleues n’ont concédé que 38 tirs dans la rencontre. Un véritable exploit au plus haut niveau. C’est le meilleur total des Bleues dans ce mondial, avec la première rencontre contre la Tunisie et la 4ème contre l’Autriche. Mais il faut remettre du relief : ce sont deux adversaires qui, sans leur manquer de respect, n’ont ni l’activité ni le potentiel offensif du Danemark, médaillé sur les cinq dernières compétitions auxquelles il a participé.
Hatadou Sako a réalisé les parades qu’il fallait, mais la gardienne tricolore n’a pas été sursollicitée, comme ce fut le cas contre les Pays-Bas, match dans lequel elle avait livré une grande partie. Une rencontre dans laquelle les Françaises avaient concédé 47 tirs. Un autre monde, pour un tout autre destin.


