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Qui sont Emma Raducanu et Leylah Fernandez, les deux finalistes surprise de l’US Open ?

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Qui sont Emma Raducanu et Leylah Fernandez, les deux finalistes surprise de l'US Open ?
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US OPEN 2021 – L’US Open, dernier Grand Chelem de la saison à New York, a accouché d’une finale inédite et inattendue, avec deux très jeunes joueuses qui ont coupé de nombreuses têtes (de série) pour arriver à ce niveau de compétition. Focus sur deux météorites qui viennent de rejoindre l’élite du tennis féminin, peut-être pour longtemps.

Emma Raducanu, sur un nuage depuis Wimbledon

Avant son Grand Chelem national à Wimbledon, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la Britannique Emma Raducanu. Seulement 333ème mondiale avant ce tournoi, elle a obtenu une wildcard et en a fait bon usage, atteignant les 8èmes de finale avant d’être contrainte à l’abandon. Mais beaucoup de monde pensait alors qu’elle avait bénéficié d’un parcours favorable, et surtout d’un appui inconditionnel du public, tout heureux de voir une nouvelle tête d’affiche après le forfait de la n°1 nationale Johanna Konta, en net retrait ces derniers temps.

Or, la teenager a prouvé qu’il ne s’agissait pas d’un one-shot : elle a disputé plusieurs tournois de préparation à l’US Open, remportant 6 matchs sur 8, et atteignant la finale à Chicago. Néanmoins, elle a dû disputer les qualifications pour entrer dans le tableau final de ce Grand Chelem, et même si elle a franchi cette étape avec brio, personne ne l’imaginait réaliser un tel parcours.

Cependant, c’est là que la soi-disant promesse sans lendemain s’est transformée en machine de guerre. Aucun set perdu, cinq jeux concédés en moyenne par match, un puissance de feu impressionnante au service : Emma Raducanu a déjoué les pronostics, battant des joueuses confirmées comme Sara Sorribes Tormo, la championne olympique Belinda Bencic, ou la révélation grecque Maria Sakkari, le tout sans montrer un seul signe de fébrilité.

D’un niveau acceptable chez les juniors (20ème mondiale au mieux), elle n’avait pas joué pendant 15 mois avant son apparition à Wimbledon. Elle est la seconde joueuse la plus mal classée à rejoindre la finale de l’US Open après Kim Clijsters en 2009. La dernière victoire d’une Britannique dans ce tournoi remonte à 1968, avec Virginia Wade, et l’on souhaite à la nouvelle star un destin similaire, même si son adversaire ne l’entend pas de cette oreille.

Leylah Fernandez, une domination chez les juniors qui se confirme

La Canadienne a en effet été bien plus victorieuse chez les juniors que sa rivale. Elle a ainsi remporté Roland-Garros dans cette catégorie d’âge en 2019, marchant dans les traces de sa compatriote Eugénie Bouchard. Egalement finaliste de l’Open d’Australie cette année-là, elle a décidé de faire le grand saut chez les séniors dans la foulée de son sacre Porte d’Auteuil, son entourage estimant que son talent était bien assez prometteur pour réaliser une transition efficace.

Et en effet, elle a tout de suite montré l’étendue de son potentiel, remportant deux trophées en catégorie W25 en 2019. Néanmoins, l’année 2020 a été plus compliquée pour elle, malgré une apparition en 16èmes de finale de Roland-Garros pour se faire connaître du grand public. Cette saison, elle a décroché son premier titre sur le circuit WTA à Monterrey en mars, mais il s’agissait du seul tournoi avant l’US Open où elle avait réussi à remporter au moins deux matchs consécutifs. Ainsi, les attentes n’étaient pas élevées concernant son parcours dans ce dernier Grand Chelem de la saison.

Or, la Canadienne a renversé les pronostics, montrant une force mentale incroyable tout au long de la quinzaine. Elle s’est signalée au troisième tour par une victoire monumentale contre la tenante du titre Naomi Osaka, qui a servi pour le match au troisième set. Elle a ensuite confirmé par des succès contre des joueuses bien plus chevronnées qu’elle, Angelique Kerber, Elina Svitolina et la n°2 mondiale Aryna Sabalenka, à chaque fois en trois manches.

Ayant fêté ses 19 ans cette semaine, elle sera la joueuse la plus âgée de cette finale. Son bon parcours participe au renouveau du tennis féminin canadien (Bianca Andreescu l’avait emporté ici en 2019), et même si son talent avait été aperçu en juniors, personne n’aurait misé sur elle pour rejoindre la finale de ce tournoi majeur. Son comportement est irréprochable, elle sait mettre le public de son côté, et au regard de ce qu’elle a prouvé dans ce tournoi, elle sera une adversaire redoutable pour la jeune britannique.

Les favorites n’ont pas tenu leur rang dans cet US Open (on pense notamment à la n°1 mondiale Ashleigh Barty) et ce sont deux stars montantes qui en ont profité. Il est cependant difficile de dégager une favorite pour cette finale, mais une chose est sûre, le spectacle sera au rendez-vous pour conclure un tournoi féminin d’un très haut niveau ici à Flushing Meadows.


John Stockton, Gianni Bugno, Zinedine Zidane, Steffi Graf, Frode Andresen, Stéphane Stoecklin, Davis Kamoga, Primoz Peterka, Werner Schlager et Aurélien Rougerie. Point commun entre ces sportifs? Ils m'ont fait rêver et ont bercé mon adolescence. Je suis un fondu de sports et j'essaie de retranscrire ma passion à travers mes articles. Originaire du Périgord, ma passion pour les Girondins, les Jaunards et les Jazzmen transpire dans mes écrits.

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