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Cyclisme sur route

Vauquelin, Godon, Cosnefroy… pourquoi les coureurs français quittent l’Hexagone ?

Olivier Dobiezynski

Publié le

Vauquelin, Godon, Cosnefroy pourquoi les coureurs français quittent l’Hexagone
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE – À l’heure de la transformation du cyclisme français, les meilleurs coureurs tricolores cèdent à l’appel des équipes WorldTour étrangères. Mais pour quel rôle exactement ?

Le marché des transferts n’est pas encore clos, et le record est déjà battu. Pour la saison 2026, pas moins de 21 Français évolueront au sein d’équipes WorldTour hors de l’Hexagone, dont huit nouveaux venus.

Vauquelin, Godon et Cosnefroy font leurs valises

La tendance est claire : c’est désormais l’élite du cyclisme français qui s’exporte. En 2025, Lenny Martinez (Bahrain Victorious) avait déjà ouvert la voie, rejoignant une liste où figuraient déjà Christophe Laporte, pionnier avec son départ chez Visma Lease a Bike en 2022, mais aussi Axel Zingle, Axel Laurance ou encore Paul Magnier. Ce dernier, devenu l’un des meilleurs sprinteurs du monde à seulement 21 ans, a d’ailleurs réalisé, jusqu’à présent, toute sa carrière professionnelle à l’étranger.

Ce contingent déjà fourni va encore s’étoffer en 2026 avec de véritables séismes dans le peloton tricolore. INEOS Grenadiers a enrôlé le champion de France Dorian Godon ainsi que le 7e du dernier Tour de France, Kévin Vauquelin. Bruno Armirail rejoindra pour sa part Visma Lease a Bike, tandis que Benoît Cosnefroy a créé la surprise en signant chez les ogres de UAE Team Emirates – XRG.

Le cyclisme français en perte de vitesse ?

Comment expliquer un tel exode ? Désormais, seuls Romain Grégoire et Paul Seixas font figure de locomotives au sein d’équipes françaises. La disparition d’Arkéa-B&B Hôtels a laissé nombre de coureurs sans point de chute, les poussant à s’expatrier. Kévin Vauquelin, notamment, avait anticipé cette situation depuis plusieurs mois.

S’ajoutent à cela des raisons structurelles : l’internationalisation de Decathlon CMA CGM, qui s’est séparée de plusieurs talents français, ou encore les restrictions budgétaires de Groupama-FDJ, qui limitent les opportunités pour les leaders tricolores. Quant à Cofidis, reléguée en deuxième division, son image écornée n’attire plus autant qu’avant.



De nouveaux défis à relever

L’exemple de Julian Alaphilippe, double champion du monde et référence à l’étranger, a inspiré toute une génération. Dans une moindre mesure, les réussites de Christophe Laporte chez Visma et de Paul Magnier l’an passé nourrissent aussi cette envie de s’exporter pour progresser.



Reste que tous ne deviendront pas des leaders. Pour Benoît Cosnefroy, par exemple, la concurrence sera rude chez les Émiratis, et son rôle exact demeure à définir. Tous devront aussi s’adapter à une nouvelle culture et à d’autres méthodes de travail – un défi exigeant, mais pas insurmontable.

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