Nous suivre
Cyclisme sur route

Victoire Berteau : « Paris-Roubaix est la course qui me fait le plus rêver »

Maxime Cazenave

Publié le

Victoire Berteau L'objectif est de décrocher une médaille sur la piste
Photo Icon Sport

PARIS-ROUBAIX FÉMININ 2023Dix-septième et première française l’année dernière, Victoire Berteau sera une nouvelle fois l’une des meilleures cartes tricolores pour tenter de décrocher une belle place sur cette édition. La coureuse de Cofidis aborde ce Paris-Roubaix avec ambition et une motivation décuplée.

Ce samedi, le peloton féminin va s’avancer sur le troisième Paris-Roubaix de l’histoire. Si les coureuses ont déjà eu l’occasion de goûter aux pavés ces derniers jours, il va falloir cette fois se coltiner les mythiques secteurs au nombre de 17, avec le Carrefour de l’Arbre et Mons-en-Pévèle en têtes de gondole.

« Je roule sur ces pavés depuis mon plus jeune âge »

Si pour la plupart des filles, l’Enfer du Nord porte bien son nom, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Comme Victoire Berteau par exemple. Native de Lambres-lez-Douai, à moins d’une heure de route de Roubaix, la jeune coureuse de Cofidis est la locale de l’épreuve, le tout au sein d’une équipe nordiste. Elle aborde ainsi cette dernière avec les étoiles dans les yeux, et des souvenirs marquants en tête.

« Pour moi, cette course est la plus importante, celle qui me fait le plus rêver ! C’est un peu comme ma course du quartier car j’ai toujours connu ces pavés, je roule dessus depuis mon jeune âge. Mes premiers souvenirs remontent à la bagarre entre Tom Boonen et Fabian Cancellara sur cette course mythique. De la vitesse à laquelle ils arrivaient dans les secteurs, et surtout de la fatigue sur leur visage à l’arrivée dans le vélodrome. »

Cette proximité lui permet également de pouvoir compter sur le soutien sans faille de ses proches au bord de la route. Ce fut déjà le cas lors de la précédente épreuve, et ce le sera une nouvelle fois demain.

« C’est le plus important pour moi. Je sais que ma famille et mes proches me supportent. S’ils sont fiers de moi, une partie du job est réussi. Je veux me battre pour eux. Le fait de savoir qu’ils m’attendent quelques secteurs plus loin, pour m’encourager ou même au Vélodrome pour me réconforter est toujours dans un coin de ma tête pendant la course. »





 

YouTube video

« J’espère obtenir un Top 15 »

Évidemment, avec sa capacité à accumuler les kilomètres, sa résistance et surtout sa connaissance du terrain, Victoire Berteau s’avance comme une coureuse à surveiller attentivement parmi les outsiders pour aller décrocher une belle place. Côté Tricolore, elle sera d’autant plus scrutée puisque peu de coureuses semblent pouvoir rivaliser. Forte d’une solide 17e place et un statut de première française lors de l’édition 2022, cette dernière ne manque donc pas d’ambition.

« L’année dernière, j’arrive dans le groupe qui se joue la 13e place. Le terrain était sec mais ce sera une autre histoire cette année. On ne sait jamais comment la course va se dérouler mais j’espère obtenir un top 15 en arrivant pour jouer le Top 10, voire mieux. »

« Je sens que j’ai la forme pour performer »

Après avoir brillé sur la piste durant l’hiver, la coureuse a connu un retour brutal à la route avec une chute ayant entraîné son abandon sur Gand-Wevelgem. Malgré tout, elle s’en est tirée sans blessure. Cela lui a permis d’ensuite s’aligner sur À Travers la Flandre où elle s’est illustrée en pesant sur la course, tout en décrochant une belle 14e place. Le week-end dernier, c’est sur le Tour des Flandres qu’elle s’est fait les jambes (44e). De quoi se rassurer sur les sensations, et engranger des kilomètres précieux avant l’objectif ultime, Paris-Roubaix.

« Je me sens assez bien et confiante. J’ai pris du rythme sur les trois dernières courses. Les parcours sont très différents entre Paris-Roubaix et les classiques belges car il n’y a pas de monts, c’est du pavé plat et dur. Mais je sens que j’ai la forme pour performer à un bon niveau sur Paris-Roubaix, donc ce sera à moi de le montrer. Il faut être intelligente et ne pas faire d’efforts superflus tout en évitant les problèmes mécaniques ou les chutes. »

Sur une course aussi piégeuse, son expérience du terrain sera un avantage non négligeable pour réaliser une belle course. Rendez-vous ce samedi, au départ de Denain, pour plus de 145 kilomètres dont près de 30 bornes de pavés répartis en 17 secteurs. De quoi offrir un magnifique spectacle !

À lire aussi

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *