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Victoires pour Diane Parry et Chloé Paquet : les Françaises brillent sur le circuit ITF

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TENNIS – Peu en verve sur le circuit principal, la WTA, les joueuses françaises sont bien plus constantes à l’échelon inférieur, le circuit ITF. Ainsi, Diane Parry et Chloé Paquet ont toutes deux remporté un tournoi de catégorie W25 ce week-end. Focus sur ces deux performances et les perspectives des lauréates.

Diane Parry, la championne du monde juniors qui ne demande qu’à exploser

La terre battue est la surface de prédilection de Diane Parry, qui a disputé tous ses matchs sur cette surface depuis février. Ce samedi, elle s’est imposée en finale du tournoi W25 (qui rapporte donc à la gagnante 25 points ATP) de Séville sur cette surface. Elle a surclassé en finale la Russe Elina Avanesyan, 6-2, 6-0, et remporté son troisième titre cette saison (elle a également remporté deux tournois du même niveau à Périgueux et Turin), le quatrième de sa carrière. Elle s’est particulièrement distinguée cette semaine, gagnant tous ses matchs en deux manches et ne perdant que 25 jeux en cinq rencontres.

La saison est donc très positive pour la championne du monde 2019 chez les juniors. Au lieu de débarquer sur le circuit WTA, elle préfère se faire les dents sur le circuit secondaire ITF. Avec 34 victoires pour 20 défaites cette saison, elle a gagné plus de 100 places au classement WTA. 193ème en début de semaine, elle va logiquement gagner encore quelques places. Pourtant, malgré son statut dans les catégories de jeunes, elle semble encore un peu verte pour les grands évènements. Elle a déjà disputé Roland-Garros à quatre reprises, la majorité grâce à une wildcard, mais n’y a remporté qu’un seul match dans le tableau principal, éliminant une obscure joueuse biélorusse en 2019.

Peut-être que sa magnifique saison l’encouragera à disputer plus de qualifications pour des tournois WTA, afin de voir si elle peut transposer chez les séniors son niveau junior, ce que n’a pas réussi à faire pour le moment celle a qui elle a succédé sur le trône des juniors, Clara Burel.

Chloé Paquet, l’éloge de la patience

La Francilienne a elle aussi remporté son troisième trophée W25 de la saison (après Wroclaw en Pologne et Kiev en Ukraine), sur les courts en dur de Netanya, en Israël. Elle a facilement dominé l’Anglaise Matilda Mutavzic, 6-3, 6-3, pour mettre un point final à une saison de bonne qualité sur le circuit inférieur, puisqu’elle vient de remporter huit de ses neuf derniers matchs. L’affaire a été autrement plus corsée en WTA, puisqu’elle n’a remporté aucun match en tableau principal, ne décrochant qu’une poignée de victoires en qualifications.

Légèrement mieux classée que Diane Parry (165ème lundi dernier), elle est aussi plus âgée. A 27 ans, elle n’a plus beaucoup de temps à perdre. On la croyait lancée vers une belle carrière après une saison 2018 réussie, où elle avait remporté son premier titre au W25 de Joué-Lès-Tours, mais après une année 2019 en demi-teinte, la pandémie est passée par là, et Chloé Paquet n’a disputé que 13 matchs l’an dernier. Après beaucoup de revers sur le circuit WTA jusqu’en juin, elle a passé la majorité de son temps par la suite sur le circuit inférieur. Bien lui en a pris, puisque dès le mois de juillet, elle a empoché deux nouveau titres sur terre battue, avant cette belle victoire ce dimanche. Chloé Paquet a plusieurs fois bénéficié d’invitations pour des grands chelems, et une belle performance dans un tournoi majeur pourrait lui offrir l’exposition nécessaire à son ascension

Ces deux performances prouvent que le tennis français dispose d’un réservoir important, mais l’affaire est bien différente sur le circuit principal, puisque la meilleure Tricolore, Alizé Cornet, est classée 66ème mondiale. Ainsi, ces deux joueuses préfèrent garnir leur palmarès sur le circuit inférieur que faire de la figuration dans des tournois plus huppés. Pragmatisme froid ou manque d’ambition ? Nul n’est besoin de juger, mais tout succès est bon à prendre pour l’essor du tennis féminin français en l’absence d’une locomotive capable de performances régulières à très haut niveau.


John Stockton, Gianni Bugno, Zinedine Zidane, Steffi Graf, Frode Andresen, Stéphane Stoecklin, Davis Kamoga, Primoz Peterka, Werner Schlager et Aurélien Rougerie. Point commun entre ces sportifs? Ils m'ont fait rêver et ont bercé mon adolescence. Je suis un fondu de sports et j'essaie de retranscrire ma passion à travers mes articles. Originaire du Périgord, ma passion pour les Girondins, les Jaunards et les Jazzmen transpire dans mes écrits.

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