Vincent Brehonnet et Vincent Herbst, duo d’entraîneurs à l’ADN rugby
Nous avons rencontré les deux coachs du Stade Rennais féminin, Vincent Brehonnet et Vincent Herbst ! Saison passée, celle à venir et Coupe du Monde, ils ont répondu à toutes nos questions.
Pouvez-vous chacun votre tour vous présentez en quelques mots ?
Vincent Brehonnet : Je m’appelle Vincent Brehonnet, j’ai 38 ans et c’est ma deuxième saison d’entraîneur au Stade Rennais.
Vincent Herbst : Vincent Herbst, 43 ans et c’est ma 3ème saison au Stade Rennais comme entraîneur des avants.
Quel est votre parcours sportif jusqu’à devenir coach de l’équipe féminine de rugby de Rennes ?
V.B. : J’ai été joueur en Pro D2 à Marmande, en fédérale à Bazas et en Angleterre avec le club d’Eton Mannor. J’ai obtenu mon CRT en Nouvelle Calédonie, j’ai ensuite été Responsable du pôle jeune à Eton Manor puis entraîneur Balandrade US Marmande.
V.H. : En tant que joueur j’évoluais au poste de 3ème ligne aile ou deuxième ligne. J’ai notamment joué à Colomiers en espoir, à Suresnes, à Marseille Provence XV et à Leguevin. Comme entraîneur c’est ma 17ème saison, j’ai occupé des postes de managers dans plusieurs clubs avant d’entraîner les avants du Stade Rennais.
Vous êtes un duo d’entraîneurs, comment vous organisez-vous ? Avez-vous chacun des fonctions définies ?
V.B. : Nous fonctionnons réellement à 5 avec Charles Moullec et Anne Berville, entraîneurs Fedérale 2 et Céline Allainmat, préparateur physique. Je m’occupe plus précisément du projet, de l’animation offensive et des 3/4 top 8.
V.H. : J’ai en charge au stade Rennais, l’entraînement des avants du top 8, avec la conquête (mêlée, touche). J’ai pour mission de mettre en place les meilleurs lancements de jeu possibles, afin de favoriser au maximum l’animation offensive définit pas Vincent Brehonnet.
Quel bilan avez-vous fait de la saison précédente ? Pas de play-offs pour 1 point, un échec selon vous ?
V.B. : La saison dernière fut frustrante car le potentiel de l’équipe était important, on se réveille tardivement réalisant une belle fin de saison.
V.H. : Frustrante, mais saison constructive, qui peut nous permettre de grandir encore.
Nouvelle saison, nouveaux objectifs, quels sont-ils ?
V.B. : Nos ambitions pour cette saison sont de bousculer l’ordre établi, le groupe est solide et nous n’avons pas perdu de joueuse ce qui est notre meilleur recrutement.
V.H. : Ne rien s’interdire.
Êtes-vous satisfaits de l’effectif que vous avez à disposition ? Vous avez notamment enregistré la venue de Jessy Trémoulière, une recrue de choix.
V.B. : L’arrivée de Jessy est un atout considérable dans notre quête de 1/2 finale.
V.H. : Toujours compliquée comme question, oui on accueille une internationale, mais il est vrai qu’on aimerait toujours plus.
Qu’avez-vous pensé de la performance globale des bleues à la coupe du monde ?
V.B. : Le parcours des bleues est à mon sens logique, une phase de poules très maîtrisée, je n’ai pas bien compris pourquoi nous parlions de poule de la mort. Comme tout le monde, déçu du résultat mais l’équipe a proposé de belles choses quoi qu’à mon sens il manquait un peu d’alternance dans le jeu.
V.H. : Huit coupes du monde, toujours l’incapacité à passer une demi-finale, oui le jeu était un petit peu mieux, mais toujours aussi incapable de battre les nations majeurs lors des coupes du monde. Heureux de l’engouement populaire.
Plus globalement, que pensez-vous de l’évolution du rugby féminin en France ?
V.B. : Je suis un peu inquiet du chemin que prend le rugby féminin, il y a peu de considération pour le travail réaliser en club. Nous ne pouvons jamais travailler avec nos effectifs au complet. Après bien évidement les effectifs vont augmenter et c’est une bonne chose.
V.H. : Très inquiet sur son évolution, le manque de considération pour le travail réalisé en club. Un rugby a deux vitesses, incapacité à travailler avec un collectif total permanent.
Si vous devez me citer une joueuse à suivre cette saison ?
V.B. : Peut être Valentine Lothoz qui pourrait former une remarquable paire de centre avec Yolaine Yengo bien lancée par Caroline Drouin
V.H. : L’équipe.


