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Voile : Le Vendée Globe de Violette Dorange, un vent de fraîcheur dans la discipline

Louka Lesueur

Publié le

Voile Le Vendée Globe de Violette Dorange, un vent de fraîcheur dans la discipline
Photo Icon Sport

VOILE – Elle vient de boucler son premier Vendée Globe et fait office de nouvelle star de la navigation française. À 23 ans, Violette Dorange apporte un vent de renouveau dans la discipline grâce à sa spontanéité. La rédaction de Dicodusport vous propose un retour sur son tour du monde et sur ce qu’il a apporté à son sport. 

Quatre-vingt-dix jours, 22 heures, 37 minutes et neuf secondes. C’est le temps qu’il aura fallu à Violette Dorange pour finir son premier Vendée Globe, en 25ème position. À 23 ans, elle est devenue à la fois la 5ème, et surtout la plus jeune femme, à venir à bout de ce mythique tour du monde à la voile. Mais ce n’est pas le seul exploit qu’elle a réalisé.

Un sourire contagieux, une aventure partagée avec le public

Alors qu’elle s’apprêtait à s’élancer dans la course, Violette Dorange a eu la brillante idée de partager son expérience, sur les réseaux sociaux, pour montrer au monde ce que représente le Vendée Globe. Elle a alors débuté, avant même le départ, a présenté son bateau, l’équipe qui travaille dessus et même créer un fan club. Par conséquent, le jour du grand départ, le 10 novembre, des centaines de personnes étaient présentes pour encourager la jeune navigatrice. L’engouement avait bel et bien pris, plus que Violette Dorange ne l’avait imaginé.

Une fois cette foule dépassée, c’est toute seule que la skippeuse s’est retrouvée sur son bateau. Tout le long de son tour du monde, elle a donc filmé différentes choses pour informer le public sur son état, les différents pays passés, ou la manière de vivre sur la mer. Le public a donc pu voir comment prendre une douche sur un bateau avec un simple seau, comment manger du taboulé lyophilisé avant qu’il ne tombe à terre, ou encore voir Violette décorer son bateau pour Noël.

Mais le Vendée Globe, ce n’est pas que des moments faciles, et ça, Violette Dorange l’a aussi montré. C’est ainsi qu’elle a partagé ses craintes au moment de franchir le Cap de Bonne-Espérance, avec des énormes rafales, son choix de ralentir avant le Cap Horn pour éviter la tempête – et donc faire le choix de reculer au classement. Mais aussi une nuit difficile, où sa voile est tombée à l’eau l’obligeant à monter au mât, ou encore le passage au milieu des icebergs.

Une communication parfaite, le cœur des gens touché

Ce qui a marché avec Violette Dorange, c’est sa communication sans filtre. Le public l’a vu manger, danser, rire, et pleurer, et tout était naturel. Parce que c’est ce que voulait la skippeuse, ne pas tout prévoir, ne pas organiser sa communication de telle ou telle manière. Mais bien tout partagé, de manière spontanée et authentique, pour montrer le réel envers du décor.

C’est là où la navigatrice s’est démarquée. Parce qu’en partageant tout cela, elle n’a pas touché que les pros de la navigation, mais aussi tout un public de néophytes. Avec Manon Maléjacq, et David Lupion, chargés de sa communication, ils sont parvenus à toucher le cœur des gens.





Et cela s’est magnifiquement terminé, le jour de l’arrivée de Violette Dorange, le long du chenal plein à craquer de spectateurs venus en nombre accueillir la plus jeune femme à terminer le Vendée Globe. S’il y avait du monde pour son départ, ce n’était rien à côté de son arrivée. Des milliers de spectateurs en délire, une cinquantaine de bateaux qui l’ont rejoint, un feu d’artifice et des pancartes en son honneur par centaines. C’est un véritable élan populaire qu’a créé la skippeuse et une bouffée d’air frais dans une discipline où les femmes sont peu présentes.

On a tout vu avec Violette Dorange, et cette arrivée, tout en émotion, partagée avec des milliers de personnes, restera pour sûr dans les annales de son sport.

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