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Tour d'Espagne

Vuelta ou pas, Romain Grégoire et Lenny Martinez continuent d’épater

Maxime Cazenave

Publié le

Vuelta ou pas, Romain Grégoire et Lenny Martinez continuent d’épater
Photos via Icon Sport

TOUR D’ESPAGNE 2023Ce mercredi, Romain Grégoire est passé à deux doigts de décrocher un premier succès World Tour au terme d’une échappée royale. Comme Lenny Martinez, l’autre pépite de la formation Groupama-FDJ rayonne en luttant à armes égales avec ce qu’il se fait de mieux au monde. Définitivement, les deux gamins n’ont aucune limite.

Si le seul vainqueur français sur ce Tour d’Espagne est le très expérimenté Geoffrey Soupe (35 ans), la donne aurait pu être bien différente. En terminant chacun 2ᵉ des étapes 6 et 11, Lenny Martinez et Romain Grégoire sont passés proche de lever les bras du haut de leurs 20 printemps. S’ils n’ont pas encore l’âge de commander une bière aux États-Unis, les deux jeunes talents de la Groupama-FDJ ne souffrent d’aucun complexe face au gratin du peloton mondial.

Une première saison professionnelle couronnée de succès

Il y a encore une dizaine de jours, on rêvait de les voir briller sur le bitume espagnol. Il faut dire que pour leur première saison professionnelle, les deux jeunes hommes ont prouvé qu’ils avaient déjà les épaules assez larges pour endosser de grosses responsabilités. Lenny Martinez a ainsi déjà remporté le CIC Mont Ventoux 2023 tout en accumulant les places d’honneur, même lors de courses World Tour (Top 10 d’étapes du Tour de Catalogne et du Dauphiné), et s’est affirmé comme un grimpeur hors-norme.

De son côté, Romain Grégoire a fait parler son profil de puncheur ultra-complet pour remporter le classement général des Quatre Jours de Dunkerque et du Tour du Limousin pour un total de cinq victoires sur le circuit. Impressionnant.

Une équipe entière dédiée à deux gamins de 20 ans

Ainsi, la Groupama-FDJ a décidé de lancer ses deux protégés sur la Vuelta en cette fin de saison, sans réelle pression. Les deux gamins bénéficient du soutien total de leurs équipiers en étant protégés constamment. Lors des deux échappées au long cours leur ayant permis de terminer 2ᵉ d’une étape, ces derniers ont à chaque fois pu compter sur l’appui précieux de leur équipe, dont leur capitaine de route Rudy Molard. Il faut dire que malgré leur jeune âge, les deux jeunes hommes se sont affirmés tout au long de l’année comme de véritables leaders naturels.

Ce mercredi, Romain Grégoire a enfin repris un peu de lumière à son coéquipier. Septième de la 2ᵉ étape arrivée à Montjuic, il avait ensuite naturellement pris du recul pour laisser la place à Martinez. En devenant le plus jeune maillot rouge de l’histoire de l’épreuve, tout en conservant au passage une excellente 5ᵉ place au général, le fils de Miguel réalise une Vuelta parfaite jusque-là. Mais on pourrait également en dire autant pour Romain Grégoire, qui a claqué deux Tops 10 sur les deux étapes sans doute les plus adaptées à ses qualités.





Quelle deuxième partie de Vuelta ?

Ce qui restera certainement le plus impressionnant, sera le fait de voir les deux gamins faire craquer des tauliers. Oui, Sepp Kuss et Jesus Herrada nous ont privé d’un immense bonheur. Mais impossible de ne pas vibrer en voyant les deux gamins échouer d’un souffle après avoir éjecté de leurs roues Geraint Thomas, Andreas Kron, Mikel Landa ou Marc Soler parmi tant d’autres. Désormais, le plus dur reste à faire. Le menu des prochains jours va être corsé, et surtout, il s’agit de leur première course de trois semaines. Impossible de prédire comment ils vont pouvoir gérer cette accumulation d’efforts durant les prochains jours.

De plus, ils seront également surveillés de très près par leurs adversaires. Ces derniers étaient déjà au courant des capacités des bambins de la Groupama-FDJ, et ils ne leur laisseront sans doute plus la même latitude. Si Martinez va essayer de préserver au maximum une bonne place au général, Grégoire tentera sûrement de nouveau sa chance en échappée. On pense en particulier à l’étape 15 de Lekunberri dimanche, ou encore à l’étape 20 de Guadarrama, la veille de l’arrivée.  Comme depuis le grand départ de Barcelone, cela se fera sans pression. La formation de Marc Madiot tentera évidemment de lever les bras avant dimanche prochain, mais elle peut aussi envisager l’avenir sous les meilleurs auspices. La relève pouponnée au sein de l’équipe Continental est en train d’exploser, et de reprendre le flambeau à une vitesse vertigineuse.

 

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