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Rugby à XV

World Rugby veut adoucir les règles au niveau amateur

Nicolas Mezine

Publié le

Rugby Amateur : Dernière saison avant le grand chamboulement
Photo Icon Sport

INTERNATIONAL – La semaine dernière, le board de World Rugby était réuni pour discuter notamment de la règle d’éligibilité en sélection nationale, mais aussi de l’avenir du rugby mondial. Dans cette lignée, la plus haute instance du rugby dans le monde donne la possibilité aux fédérations de pouvoir changer certaines règles du jeu au niveau amateur, afin de rendre le jeu plus communautaire. 

Des tests réussis en Afrique du Sud et en France

À partir du 1er janvier, les fédérations sportives agréées à World Rugby auront la possibilité de modifier certaines règles courantes du rugby, afin d’améliorer le bien-être et la santé des joueurs de pré. Dans un projet appelé « Game on Global« , World Rugby propose donc 10 nouvelles règles que pourront utiliser à leur convenance les fédérations, au niveau amateur. Ces changements incluent le nombre de joueurs dans chaque équipe (entre 10 et 15), la durée des matchs qui pourront être découpés en quart-temps ou en tiers-temps, la hauteur des plaquages, mais aussi des restrictions liées au poids des joueurs. Dans le cas d’un match à 10 contre 10, les mêlées pourront être disputées par cinq ou quatre joueurs de chaque équipe. World Rugby recommande également de ne pas faire refaire des mêlées : si une mêlée n’a pas été réussie, le jeu redémarre par un coup-franc en faveur de l’équipe attaquante.

Des tests ont été effectués en Afrique du Sud et en France, et ceux-ci ont été validés par les entraîneurs et les joueurs. Ces changements de règles permettent un jeu plus aéré, avec plus de passes, moins de contacts, un temps de jeu effectif plus élevé qu’à l’accoutumée et une réduction drastique des commotions cérébrales. De plus, World Rugby a reconnu le succès des matchs à catégories de poids limité, notamment en Nouvelle-Zélande qui a mis en place une compétition avec uniquement des joueurs de moins de 85 kilos, et les autres pays sont donc encouragés à adopter des positions similaires.

Attirer les participants grâce à un jeu plus ludique

Le directeur général du rugby en Nouvelle-Zélande, Steve Lancaster, a salué la série de changements proposée par World Rugby, dont beaucoup ont déjà été adoptés.

Pouvoir adapter l’expérience du rugby pour améliorer la participation est extrêmement important pour la pérennité de ce sport en Nouvelle-Zélande. Il n’y a rien de pire pour les joueurs que de se présenter à un match, et constater qu’on ne peut pas le jouer car il manque des joueurs dans une des deux équipes. Dans le cadre du projet Game On Global, nous avons introduit une compétition sur le plan national, qui a été un franc succès pour les acteurs et qui a été un outil essentiel pour permettre au rugby de se produire. Je suis convaincu que le projet Game on Global verra un effet tout aussi positif sur le jeu, dans tous les pays du monde.

Les dernières publications et révélations d’anciens joueurs concernant leurs problèmes liés à la mémoire, dus en partie aux commotions cérébrales, sont un véritable frein pour le développement de ce sport, car les familles n’ont pas envie de faire découvrir à leurs enfants un sport jugé dangereux sur le long terme. De ce fait, World Rugby espère que la permission donnée aux fédérations d’être flexibles sur les règles du jeu, aidera à résoudre certains de ces problèmes et encourager une participation élevée.

Bill Beaumont (World Rugby) enthousiaste

Président de World Rugby, Bill Beaumont se réjouit que World Rugby mette en place des règles en faveur d’un jeu plus durable, où les notions de passion, plaisir et engagement sont prioritaires.



Le jeu communautaire est le cœur et l’âme de notre sport. Nous sommes constamment à l’écoute de la famille mondiale du rugby à tous les niveaux, nous nous engageons donc avec elles avec l’introduction de ces règles facultatives pour nos fédérations partout dans le monde. Je suis ravi que les résultats soient positifs, qui sont le fruit d’une enquête initiale qui a reçu plus de 1800 répondants sur des modèles existants en Nouvelle-Zélande, en Angleterre ou au Pays de Galles. Les modifications législatives annoncées aujourd’hui sont un élément clé de notre objectif à long terme, de rendre le jeu plus accessible, plus durable, plus sûr partout dans le monde. La passion, l’engagement et le plaisir que l’on voit sur les terrains de rugby amateurs du monde entier, c’est ce qui nous motive de continuer à évoluer et à améliorer le jeu que nous aimons pour tous.

 

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