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Tennis

WTA Miami : Danielle Collins sacrée face à Elena Rybakina

Etienne Goursaud

Publié le

WTA Miami : Danielle Collins sacrée face à Elena Rybakina
Photo Icon Sport

WTA 1000 DE MIAMI 2024 – Surprise de ce tournoi, l’Américaine Danielle Collins est allée au bout de son rêve en finale. Elle a dominé Elena Rybakina en deux manches (7-5, 6-3) pour s’offrir le plus beau trophée de sa carrière, dans ce qui est sa dernière saison. Elle a écœuré son adversaire, qui échoue pour la deuxième année consécutive en finale.

Et dire que Danielle Collins va arrêter sa carrière à la fin de l’année… Avec des désirs de maternité. Mais aussi cette endométriose qui la perturbe depuis quelque temps. On en aurait oublié que la joueuse de 30 ans a été dans le Top 10 WTA. Elle vient de le rappeler, en remportant là le plus beau titre de sa carrière, à Miami, dominant Elena Rybakina, au terme d’un sacré combat. Qui s’est joué autant dans la tête que dans la raquette. Un final en apothéose pour sa dernière saison. Là revoilà 22e mondiale à l’issue de sa semaine.

Collins plus forte dans les moments importants du premier set

Le premier set a consacré Danielle Collins la joueuse la plus agressive (7-5). L’Américaine en a souvent mis plus que la Kazakhstanaise dans cette première manche. Notamment dans les moments clés où elle a fait preuve d’une grande solidité. Elle a eu cinq balles de break à négocier dans ce set, quatre à 3-3 et une à 5-5. Résultat ? Quatre premières balles et une distribution merveilleuse sur la cinquième, avec un coup droit gagnant exceptionnel. L’Américaine, en plein rêve… américain chez elle, a pourtant eu plus de services à négocier (45 points contre 38). Souvent poussée dans les cordes par la finaliste sortante ici.

Ce ne fut par le set le plus brillant du tournoi. La partie a même mis du temps à décoller, avant ce jeu tendu à 3-3 dans lequel Elena Rybakina a pris plus de risques, n’hésitant pas à monter au filet pour conclure les points. Mais avec faillite au moment de conclure et prendre le jeu de l’Américaine qui, au fil des jeux, a pris confiance. 4-4, 5-5 et cette nouvelle balle de break magistralement sauvée. 6-5. Et, à ce moment-là, comme en début de partie, Danielle Collins en a rajouté encore plus, mettant son adversaire dans les cordes et s’offrant des premières balles de break, synonymes de balle de set. Les deux premières sont sauvées. Pas la troisième. Et le public, acquis à la cause de Collins, peut laisser éclater sa joie.

Comme dans le second set

Sur sa lancée de la fin de la première manche, Danielle Collins continue sur ses fondamentaux de jeu. Plus que jamais, Elena Rybakina est dans les cordes. Et avec un retour absolument monumental ponctué d’une gifle dont elle a le secret, l’Américaine renvoie déjà son adversaire à ses doutes et mène 2-0. À ce moment-là du match, on ne donne pas cher de la peau de la lauréate de Wimbledon 2022. Et pourtant, dès le jeu suivant, elle en remet un peu plus, lâche ses coups, profite aussi de la fébrilité de l’Américaine, pour effacer directement son break de retard. Les mystères du tennis…

Retour case départ et deux joueuses qui se rendent coup pour coup. Mais c’est bien Elena Rybakina qui en met plus. Mais, encore une fois, cela coince dans les points importants. Elle loupe trois balles de break. Comme dans le premier set, ce fut dur à 3-3, mais Danielle Collins s’en sort. Et sur un énorme bras de fer, elle passe tout proche de prendre le service de son adversaire dans la foulée. La tension s’est installée dans la finale.





Mais le niveau est monté d’un cran encore. Et la deuxième est la bonne. Les 65 % de réussite de l’Américaine, sur le second service adverse, dans cette manche a peut-être fait cogiter Rybakina. Le jeu pour conclure sera à l’image du match. Serré, intense, mais en faveur de l’Américaine. Qui a pourtant eu le bras lourd. Et malgré le 30-0, une petite attaque timide et cela tourne. Balle de débreak, sauvée miraculeusement par une faute adverse. Les fameux points importants. Une balle de break convertie sur les 11 pour la tête de série numéro 4, qui sauve pourtant magistralement la première balle de match contre elle. Une deuxième, pour un coup sorti de quelques centimètres. Une deuxième balle de break sauvée magistralement. La troisième balle de match est encore ratée. Mais pas la quatrième.

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