XV de France féminin : Champon, Arbez, Grisez, les notes des Bleues face à la Nouvelle-Zélande
COUPE DU MONDE DE RUGBY FÉMININE 2025 – Retrouvez les notes du XV de France féminin face à la Nouvelle-Zélande, après la défaite des Bleues (42-26).
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La charnière
Pauline Bourdon-Sansus – 6
Le + : Marque le premier essai du match (10e) et s’est montrée globalement dynamique, avec plusieurs franchissements (94 mètres parcourus ballon en main, deuxième total côté français à sa sortie).
Le – : Manque un plaquage sur Jorja Miller, à l’origine du 4e essai néo-zélandais (40e). A parfois précipité ses libérations de balle une fois la différence faite.
En bref : Fidèle à elle-même, le « feu follet » a alterné le bon et le moins bon. Mais elle a eu le mérite de redynamiser, voire de réveiller son équipe par séquences. Remplacée par Alexandra Chambon (67e).
Carla Arbez – 2
Le + : RAS.
Le – : Ne trouve pas la touche dans ses 22 mètres, offrant une nouvelle munition aux adversaires. Défensivement trop tendre sur le deuxième essai néo-zélandais (33e).
En bref : Match raté offensivement, avec beaucoup d’approximations, tant à la main qu’au pied. Trop tendre également en défense. La France cherche toujours une ouvreuse fiable et régulière : ce n’est pas encore le cas. Remplacée par Lina Tuy (55e), impliquée sur une grosse occasion (56e) et qui a apporté un vrai plus à son entrée.
Les arrières
Marine Ménager (Capitaine) – 4
Le + : Passeuse décisive, avec une passe après contact sur le premier essai des Bleues (10e).
Le – : Un en-avant en bonne position (20e). Plus en difficulté en défense : 4/6 au plaquage dans le premier acte et une implication insuffisante sur le 4e essai adverse (40e).
En bref : Un match trop neutre pour une joueuse de son statut. Pour sa dernière en équipe de France, elle aurait sans doute rêvé d’une sortie plus aboutie.
Gabrielle Vernier – 4
Le + : Auteure du troisième essai des Bleues (66e). Bonne passe à l’origine du premier essai français (10e).
Le – : Défense trop naïve sur l’essai de Ruahei Demant (15e). Première mi-temps compliquée avec 3 plaquages manqués sur 8 tentés.
En bref : Son essai sauve partiellement son match, mais l’impression générale est celle d’une baisse de régime par rapport à son énorme phase de poules. Et quand une joueuse essentielle flanche, cela se voit immédiatement.
Nassira Konde – 2
Le + : RAS.
Le – : Transparente en première mi-temps (seulement deux courses ballon en main), peu d’impact défensif (4 plaquages tentés).
En bref : Absente dans les deux secteurs de jeu, hésitante avec ballon en main, elle a semblé à court de forme. Comme si ses jambes étaient restées en demi-finale, où elle avait pourtant brillé face aux Anglaises. Remplacée par Kelly Arbey (55e), plus tranchante.
Joanna Grisez – 6
Le + : Une des joueuses les plus actives et percutantes des Bleues (six défenseures battues). Son accélération et sa passe après contact sont à l’origine du premier essai français (10e).
Le – : Elle vendange un 3 contre 1 en début d’action avant que l’essai ne soit finalement marqué. Un en-avant dès la 1re minute et 0/2 aux plaquages dans le premier acte.
En bref : Un match correct, parfois brillant quand elle met sa vitesse au service du collectif. Plus brouillon lorsqu’elle veut jouer en soliste. Reste l’une des satisfactions de ce match… et du tournoi.
Émilie Boulard – 5
Le + : Marque le 4e essai français (72e). Par séquences, elle a su être tranchante ballon en main (146 mètres gagnés). Son jeu au pied provoque une grosse occasion (56e).
Le – : Termine le match sans avoir tenté le moindre plaquage, ce qui reste problématique à ce niveau, même pour une arrière.
En bref : Son bilan offensif est gonflé par les 20 dernières minutes plus réussies des Bleues, mais elle a répondu présente dans ce temps fort.
Gaëlle Mignot (sélectionneuse) – 3
Le + : Les changements à partir de la 50e minute ont apporté un vrai souffle au collectif.
Le – : Le XV titulaire, modifié par quelques ajustements, n’a jamais tenu le rythme des Néo-Zélandaises. Défensivement, ses joueuses ont été trop naïves face à l’intensité adverse.
En bref : Bien sûr, ce ne sont pas ses mains sur le terrain, mais c’est à elle de façonner le groupe. Or, cette équipe donne l’impression de ne pas avoir progressé depuis la dernière Coupe du monde.


