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XV de France : le paradoxe français

Nicolas Jacquemard

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6 Nations – Le XV de France, battu par les Gallois après avoir mené 16 à 0, anime tous les débats depuis quelques jours, avec un paradoxe qui persiste.

On a souvent entendu ces derniers mois, et à juste titre, que le jeu proposé par l’équipe de France n’était pas beau, en plus de ne pas être efficace et trop stéréotypé. Mathieu Bastareaud a bien souvent été pointé du doigt à cet égard, son profil, un centre qui rentre dans l’adversaire, sans vraiment avoir la possibilité de diversifier son jeu. On a aussi plus récemment entendu les critiques sur la titularisation de Paul Willemse, dont le profil n’était pas forcément adapté à la recherche d’un jeu de vitesse et de mouvement.

Force est de constater que la France face aux Pays de Galles a proposé du jeu pendant au moins une mi-temps, et par intermittence dans lors du deuxième acte. Il y a d’ailleurs eu quelques erreurs techniques en première période, mais qui n’ont pas eu de conséquences au score. Car il est bien évident qu’un jeu plus au large, plus débridé ou le ballon passe de mains en mains, engendre un risque plus grand d’erreurs de la part des joueurs, notamment par rapport à un jeu

L’essai de Louis Picamoles face aux Gallois, à l’issue d’une séquence où les Bleus ont envoyé du jeu – James Crombie/INPHO

On en vient à cette fameuse 72ème minute lors de laquelle Sébastien Vahaamahina a tenté une passe sautée, compliquée, qui reste dans l’idée de faire jouer son équipe. Force est de constater par le résultat de ce choix (et même s’il n’avait pas eu de telles conséquences), que cette passe est une erreur à ce moment-là du match. Trop de risques dans un moment clé de la rencontre où les Bleus, qui ont repris le score quelques minutes plus tôt, sont en plus de cela plutôt dominés. Que l’erreur soit réelle est une chose, mais doit-on condamner et critiquer aussi durement un joueur qui finalement, a mis en pratique la demande qui est faite au XV de France, certes, au mauvais moment ?

Le paradoxe français est là : d’un côté, réclamer du beau jeu et d’un autre, mettre sous terre un joueur qui se trompe en proposant cela car comme il a été dit plus tôt, ce plan de jeu plus ambitieux implique davantage d’erreurs. En somme, à en croire les observateurs et le public français, il faudrait pile poil le bon dosage de jeu, le tout sans jamais faire aucune erreur… On n’est pas sorti de l’auberge !



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Nicolas Jacquemard
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