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17 février 1946 : le toit d’une tribune s’effondre à Lille

Sophie

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17 février 1946 - Le toit d’une tribune s’effondre à Lille
Photo via droguebierecomplotlosc.unblog.fr

FOOTBALL – Pour comprendre l’engouement ce 17 février 1946, reprenons l’histoire. Le LOSC, c’est la fusion en 1944 de l’Olympique Lillois et du Sporting Club Fivois, deux clubs possédant chacun leur stade, le LOSC jouant en alternance sur les deux. L’enceinte de l’ex-Olympique Lillois d’abord « terrain de l’avenue de Dunkerque » est rapidement nommé Victor-Boucquey, nom d’un ancien vice-président du club. De son côté le SCF joue à Jules-Lemaire.

Ça s’est passé le 17 février 1946

Avant cette rencontre du 17 février 1946, le record d’affluence au stade Victor-Boucquey est déjà annoncé. Les places assises ont toutes été vendues, il faut donc rester debout pour les retardataires. Le match du jour : Lille-Lens. La confrontation entre l’Olympique Lillois et le Sporting Club de Fives ayant disparu lors de la fusion, le LOSC trouve en son voisin lensois un nouveau rival. De plus en ce jour, la compétition fait rage entre les deux équipes. Si Saint-Etienne est leader du championnat, Lille est second -et peut prendre virtuellement la tête-, Lens est troisième. Un derby qui s’annonce chaud bouillant, trop peut-être.

Sur 15 000 places disponibles dans le stade, plus de 17 000 amateurs sont attendus. Certains spectateurs, désireux de voir le match malgré tout, escaladent les barrières. D’autres montent sur le toit des habitations. Les plus fous arrivent sur le toit d’une tribune. Si l’ouverture du score lilloise quelques secondes après le coup d’envoi n’a pas fait de dégâts, le mouvement de foule plusieurs minutes après sur le toit de la tribune si. Ce dernier s’effondre sur les spectateurs. Un drame qui aurait pu coûter cher : 53 personnes sont blessées, aucune n’est décédée. Un petit miracle en soi…

©La Voix du Nord

Info : Après plusieurs minutes d’arrêt, le match a repris et le LOSC s’est imposé 3-1 contre Lens. Si le stade n’était pas connu pour sa fragilité, il est néanmoins rénové pour permettre d’accueillir plus de monde. Avant son inauguration en 1947, Lille a utilisé le stade Jules-Lemaire, ancienne enceinte du Sporting Club Fivois.

Sophie Clapier


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