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Cyclisme sur route

2026 sera-t-elle l’année de Romain Grégoire sur les Ardennaises ?

Paul Lalevee

Publié le

2026 sera-t-elle l'année de Romain Grégoire sur les Ardennaises
Photo Icon Sport

CYCLISME – Fort de cinq victoires d’étape cette saison, Romain Grégoire s’est affirmé comme un solide prétendant pour les classiques ardennaises en 2026. Peut-il battre Tadej Pogačar ou Remco Evenepoel dès l’an prochain ? Tentative de réponse.

Sur Milan-San Remo 2025, il était le dernier à suivre Tadej Pogačar, Mathieu van der Poel et Filippo Ganna dans la Cipressa, avant d’exploser. Sur les premières étapes vallonnées du Tour de France, il était l’un des seuls à accompagner les favoris dans les pentes raides de Boulogne-sur-Mer ou Rouen. Romain Grégoire a franchi un cap en 2025. Devenu l’un des meilleurs puncheurs du monde, le Français de 22 ans a de quoi rêver sur les Ardennaises en 2026.

Un punch en constante progression

Amstel Gold Race, Flèche Wallonne ou Liège-Bastogne-Liège : pour Romain Grégoire, ces trois courses sont taillées pour son profil. Rapide au sprint lors d’arrivées en petit comité, le coureur de la Groupama-FDJ pourrait profiter d’une Amstel disputée en petit groupe pour s’imposer, comme lors du Tour de Grande-Bretagne. Ce jour-là, il avait battu Julian Alaphilippe, auquel il est souvent comparé depuis son émergence au haut niveau.

Cette année, sa 7e place sur la classique néerlandaise – derrière Louis Barré, mais à la lutte pour la 4e place – ainsi que sa 7e place sur la Flèche et son top 20 à Liège-Bastogne-Liège ont marqué les esprits. Capable d’être performant sur les trois courses en une semaine, le Français a montré qu’il était devenu l’un des hommes forts du peloton. Dans des conditions détrempées, Romain Grégoire a su démontrer son punch dans le terrible Mur de Huy, terminant notamment devant Thibau Nys et Remco Evenepoel.

L’année 2025 l’a vu passer un cap au niveau de l’explosivité. Sur le Tour du Luxembourg, il a notamment creusé l’écart sur le peloton lors de la première étape uniquement sur son punch. Les adversaires n’étaient certes pas ceux du printemps ardennais (hormis Marc Hirschi), mais la démonstration était nette.

Liège, l’objectif le plus inatteignable pour Romain Grégoire en 2026 ?

Seul point noir à l’horizon : son endurance. Romain Grégoire peut-il conserver son explosivité lorsque la course dépasse les 200 kilomètres et que la bagarre s’intensifie ? Dernièrement, sur le Tour de Lombardie, il a totalement explosé, terminant 83e. Sur les 252 kilomètres de Liège-Bastogne-Liège 2025, il s’est classé dans le milieu du groupe arrivant pour la 5e place. Pour espérer jouer les premiers rôles – voire gagner – ces grandes classiques, il doit encore progresser dans ce domaine.





Sur le Tour de France 2025, il s’est montré à son avantage sur les premières étapes. À Boulogne-sur-Mer, lors de la deuxième étape, le Français a terminé quatrième, juste derrière le trio van der Poel – Pogačar – Vingegaard : les hommes à battre sur les classiques printanières (hormis le Danois qui ne sera sans doute pas présent, tout comme MVDP sur les Ardennaises). À Rouen, il a de nouveau fini derrière le trio, avec Oscar Onley intercalé. Pour que 2026 soit son année sur les Ardennaises, Romain Grégoire doit être en capacité de jouer devant.

Une équipe autour de lui

Ses coéquipiers de la Groupama-FDJ peuvent-ils lui permettre d’être au bon endroit au bon moment ? Le niveau actuel impose aux leaders d’être parfaitement protégés par leurs équipiers. Seuls quelques coureurs peuvent encore se permettre des initiatives solitaires. Romain Grégoire n’en fait pas encore partie.

Louis Barré, qui visera lui aussi les classiques en 2026 au sein de la formation Visma Lease a Bike, expliquait récemment l’importance du collectif dans nos colonnes : « En fin de course, je me retrouvais souvent seul, sans coéquipiers. Le placement n’étant pas ma spécialité, ça devient compliqué quand ça joue des épaules. »

Désormais leader unique sur les classiques ardennaises, Romain Grégoire peut être mieux entouré en 2026. Valentin Madouas, Rudy Molard, Quentin Pacher, mais aussi les recrues Clément Berthet, Bastien Tronchon et Ewen Costiou, pourraient l’accompagner efficacement.

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