24 Heures sur piste : Stéphanie Gicquel en route vers le record du monde en 2025
ATHLÉTISME – Stéphanie Gicquel a battu ce dimanche la meilleure marque nationale de course en 24 heures sur piste en parcourant près de 250 kilomètres. Une performance qui n’est qu’une étape pour l’avocate de métier, qui espère battre le record du monde l’année prochaine.
249,3 kilomètres, c’est, à une dizaine de kilomètres, la distance qui sépare Paris de Bruxelles. Mais c’est aussi la distance que Stéphanie Gicquel a courue ce dimanche lors du Desert Solstice Invitational Track, une course de 24 Heures sur piste.
Pendant 1 140 minutes, la spécialiste d’ultra-fond a tourné en rond sur une piste d’athlétisme de 400 mètres, et avec un total de 623 tours, Stéphanie Gicquel a remporté la course scratch en s’offrant la meilleure performance française de la discipline. Elle ajoute ainsi une nouvelle ligne à son palmarès, elle qui détenait déjà le record de France de 24 heures non-stop, dont les records s’établissent sur des boucles plus grandes, généralement entre 1 et 1,6 kilomètre.
Look at this women’s field. Wow. Stéphanie Gicquel with the overall winner at the Desert Solstice 24hr. pic.twitter.com/Fn0O2fH48Z
— Ultra Feed (@theultrafeed) December 15, 2024
Plus de 270 kilomètres à parcourir pour battre le record du monde
Cette course n’était, cependant, qu’ « une première étape vers le record du monde que je tenterai d’améliorer en 2025 », comme elle le confiait quelques jours avant sa performance. Pour cela, elle devra parcourir plus de 270 km pour effacer la marque de la Japonaise Miho Nakata. Elle se prépare donc depuis plusieurs mois, en se faisant notamment accompagner par des chercheurs de l’INSEP, l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance. Car pour y arriver, elle devra gérer de nombreux paramètres : la distance, évidemment, mais aussi « la gestion du sommeil, l’alimentation en course, le mental en raison de la monotonie du circuit et l’absence de variation des sollicitations musculaires sur un format qui nécessite de courir toute la distance et non d’alterner course et marche », détaille-t-elle.
Stéphanie Gicquel n’a pas encore annoncé la course sur laquelle elle s’alignera pour essayer de battre le record du monde, mais une chose est sûre, à deux semaines de la nouvelle année, elle voit déjà bien et de loin 2025. Plus loin que la distance qui sépare Paris et Bruxelles.

