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Endurance

6h de Monza : Au terme d’une course acharnée, Alpine l’emporte devant Toyota

Antoine Ancien

Publié le

6h de Monza Au terme d'une course acharnée, Alpine l'emporte devant Toyota
Photo Icon Sport

WEC : Marquée par les débuts en course de la nouvelle Peugeot 9X8, la quatrième manche du championnat du monde d’endurance se tenait ce week-end sur l’Autodrome de Monza. Alors que la marque au Lion a connu de grosses difficultés, la victoire est revenue à l’Alpine du trio Lapierre-Negrao-Vaxivière. Les deux Toyota, la n°8 et la n°7 complètent le podium.

Glickenhaus prend le large, Peugeot en difficulté

À l’extinction des feux, la Glickenhaus pilotée par Romain Dumas, partie en pole position, garde la tête devant la Toyota GR0 10 Hybrid #8 et l’Alpine #36 qui se maintient dans les roues de l’auto nippone. La meilleure des deux Peugeot, la #94 est en retrait tandis que sa sœur, la #93 remonte les GT et les LMP2 après s’être élancée en fond de grille.

L’Oreca 07 #22 du team United Autosports maintient le leadership devant le Realteam by WRT #41 et le Prema Orlen #9. Après avoir pris un bon départ, l’auto du Richard Mille Racing #1 est en embuscade juste derrière.

Du côté des deux catégories de Grand Tourisme, Ferrari truste les deux premières places en GTE Pro avec la #51 suivie de la #52, qui a dépassé l’unique Corvette. En GTE Am, le trio féminin des Iron Dames avec la Ferrari #85 domine devant l’Aston Martin du TF Sport #33 et la Ferrari AF Corse #21.

Après 10 tours de course, un Full Course Yellow intervient pour une sortie de piste d’une Ferrari en Am. Au moment de la relance, la Peugeot 9X8 #93 qui était remontée en 7ème position, s’immobilise en bord de piste pour un problème de suralimentation. Pendant de nombreuses minutes, Mikkel Jensen n’arrive pas à repartir malgré un reset complet de la voiture. Finalement, le Danois arrive à la ramener, non sans mal aux stands où elle fut rentrée dans les box. La Française repartira une heure après s’être arrêtée avec Paul Di Resta aux commandes qui accuse un débours de 35 tours.

Le crash terrible d’Aston Martin, Toyota devant à la mi-course

Peu avant la mi-course, l’Aston Martin du TF Sport #33, lauréate de la dernière édition des 24h du Mans en juin dernier, est victime d’un accident effroyable. Lancée à toute allure, l’Anglaise n’arrive pas à freiner à la deuxième chicane et décolle sur le toit après avoir roulé sur un vibreur. Henrique Chaves, retombé de l’autre côté de la piste, s’en tire très bien. Fort heureusement, personne n’était devant ni derrière.





Au gré des ravitaillements et suite à la neutralisation, c’est la Toyota #7 de Mike Conway qui prend la tête de la course devant Glickenhaus. L’autre Toyota, la #8 complète le podium juste devant l’Alpine. La rescapée des deux Peugeot pour le classement général est loin derrière, à près d’un tour.

En LMP2, Filipe Alburquerque au volant de l’Oreca de United Autosports #22, devance celle du Prema Orlen #9. Ferdinand Habsburg complète le tiercé de tête avec le Realteam By WRT #41.

C’est toujours aussi serré en GTE Pro avec la Porsche 911 RSR #91 qui précède les deux Ferrari AF Corse, la #51 et la #52. Tommy Milner est quatrième avec la Corvette #64 et la seconde Porsche, la #92 est cinquième.

La Ferrari #85 des Iron Dames continue son bonhomme de chemin en tête. La Porsche #77 du Dempsey-Proton Racing est deuxième et celle du Team Project 1 #46 suit en troisième position.

L’abandon de Glickenhaus laisse les deux Toyota en tête

Coup de théâtre à 2h 50 de l’arrivée quand la Glickenhaus, passée en quatrième position après un passage à la pit lane, pour une pénalité infligée en début de course, est aperçue fumante. Oliver Pla parvient à ramener l’Américaine aux stands mais le mal est fait. Le turbo vient de casser, synonyme d’abandon.

D’une manière presque inespérée, les Toyota se retrouvent aux deux premières places avec la #7 suivie de la #8. Nicolas Lapierre, avec l’Alpine #36 livre un magnifique duel avec la #8 de Brendon Hartley. Se dépassant et se repassant successivement pendant quelques tours, le Néo-Zélandais a le dernier mot après une légère sortie du Français en voulant attaquer ce dernier. Les écarts sont très serrés, le trio de tête se tient en moins de 10 secondes.

Alpine triomphe au terme d’un duel de titans

La bataille fait rage entre les deux autos nippones et la structure de Signatech. Alors troisième à 1h 30 du terme de l’épreuve, Matthieu Vaxivière harcèle le Japonais Hirakawa qui doit céder après plusieurs tours d’anthologie. Dans le tour suivant, le Français se porte à la hauteur du leader Kamui Kobayashi. En se déportant légèrement sur l’Alpine, il y a contact et la Toyota voit son pneu arrière gauche et son diffuseur très abîmés. Il faut admettre que le duel, certes de toute beauté était musclé et impressionnant.

Dès lors, la gagne ne concerne plus que l’Alpine et la Toyota #8. Jusqu’au bout, Vaxivière résiste au retour de la firme japonaise et s’impose avec moins de trois secondes d’avance. La Toyota #7 termine troisième. Les Peugeot, pour leur grande première, apparaissent dans les profondeurs du classement. La #93 a même dû abandonner.

Comme chez les Hypercars, les écarts sont très faibles dans les autres catégories. Le Realteam By WRT #41 s’impose en LMP2 devant le team Jota du numéro #38. Le Vector Sport #10 finit sur la troisième marche du podium.

Victoire de Corvette sur le fil en GTE Pro, grâce à une meilleure gestion du carburant. Les deux Ferrari AF Corse #51 et #52 complètent le tiercé de tête. Les deux Porsche #92 et #91 sont reléguées respectivement aux 4èmes et 5èmes places.

Longtemps première, la Ferrari #85 des Iron Dames devra se contenter de la deuxième place. C’est la Porsche #77 du Dempsey-Proton Racing qui l’emporte sur le fil. La Porsche #46 du Team Project 1 est troisième.

Prochain rendez-vous, le samedi 11 septembre à l’occasion des 6h de Fuji.

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