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Hockey sur glace

Ligue Magnus : La chasse aux Dragons est ouverte

Maxime Cazenave

Publié le

Ligue Magnus  La chasse aux Dragons est ouverte
Photo Icon Sport

LIGUE MAGNUS – Vainqueur du premier championnat post-Covid la saison passée, Rouen va une nouvelle fois faire figure de favori dans la conquête d’un nouveau titre. Malgré tout, les Dragons ne devront pas faiblir face à une rude concurrence. Plus bas dans le classement, les strapontins pour les playoffs vont également donner lieu à une joute de tous les instants, tout comme la lutte pour le maintien. Le coup d’envoi sera donné dès ce mardi soir (à partir de 20h) avec cinq belles affiches pour se remettre dans le rythme.

Après plusieurs mois d’attente, les douze équipes qui vont disputer la Ligue Magnus s’apprêtent à lancer les hostilités ce mardi soir, avec cinq affiches au programme. Une saison qui on l’espère ne sera cette fois pas gênée par un énième confinement afin de retrouver une certaine normalité. Tenants du titre, les Dragons de Rouen abordent la compétition avec l’ambition légitime d’obtenir une nouvelle fois le Graal. Déjà engagé en CHL, le club de Seine-Maritime dispose d’un effectif solide qui lui octroie naturellement un statut de favori. Malgré tout, les Dragons vont faire face à des rivaux ambitieux et renforcés.

Angers, Grenoble et Gap, des outsiders aux dents longues

Deuxièmes la saison passée, les Ducs d’Angers représenteront une menace réelle. Ils présentent la particularité de compter sur un effectif quasi similaire à celui de la saison précédente. Ainsi, pour compenser les quelques départs, deux recrues sont arrivées. Zach Torquato débarque de D2 Suisse pour renforcer l’attaque, tandis que Evan Cowley va prendre la place devant le filet de Florian Hardy, avec les grosses responsabilités qui en découlent. Cependant, c’est sur le banc que le plus gros changement a eu lieu puisque c’est Ethan Goldberg qui a succédé à Brennan Sonne, mettant ainsi fin à un cycle de quatre ans. L’Américain devra donc frapper fort avec un roster qui se connaît déjà bien, et l’a prouvé durant la préparation en enquillant les succès.

Autre candidat au titre, Grenoble a aussi changé de coach cet été puisque le Finlandais Jyrki Aho a débarqué. Dans sa valise, il a ramené plusieurs joueurs du pays de qualité (Jere Rouhiainen, Janne Jalasvaara, Markus Poukkula) afin de compenser les départs ayant affaibli l’effectif (Aleardi, Rohat, Kearney…). La base est donc très intéressante puisque les Brûleurs de Loups ont en plus réussi à attirer le meilleur pointeur de Ligue Magnus la saison passée (Nicolas Deschamps), tout en remplaçant devant le filet Lukas Horak par l’expérimenté Jakub Stepanek (35 an), auteur d’une grosse carrière dans les meilleurs championnats européens (KHL, Liiga, NLA, Extraliga). Ajoutez à cela la présence une nouvelle fois d’internationaux comme Damien Fleury ou Sacha Treille, et cela donne un ensemble suffisamment homogène et cohérent pour avoir de l’ambition.

Quatrième en 2021, Gap espère aussi de son côté viser plus haut cette saison. Comme à Angers, l’effectif n’a pas connu de gros bouleversements. Les Rapaces peuvent donc toujours compter sur leurs principales armes (Julien Correia, Bostjan Golicic, Chad Langlais…), en s’appuyant en plus sur le retour de Sebastien Rohat (en tant que joueur et entraîneur adjoint), champion de France avec le club en 2015. Arturs Mickevics signe lui aussi son retour après une nouvelle année prolifique en Lettonie tandis que Benjamin Lagarde va découvrir le maillot gapençais après avoir été excellent du côté de Chamonix durant les trois dernières saisons (91 points au total).

Une place dans l’ascenseur à éviter

Sauvé grâce au gel des relégations la saison dernière, Briançon va devoir encore cravacher pour assurer sa place au plus haut niveau. Avec seulement 4 victoires la saison dernière et la pire défense de Magnus, les Diables Rouges ont clairement été en retrait. Cet été, de nombreux changements ont eu lieu, impliquant le départ de trois des meilleurs pointeurs de la saison précédente (Jussi Nättinen, Sami Markkula, Urban Sodja). Afin de combler les départs, le club s’est tourné vers la Slovaquie puisque cinq joueurs du pays sont arrivés ! Est-ce que cela sera suffisant ? Rien n’est moins sûr.





Autre formation destinée à lutter en bas de tableau, Chamonix sera dirigé par un nouvel entraîneur, le Canadien Marc Lefebvre. Ce dernier aura une mission compliquée puisque l’on vise les playoffs côté chamoniard. Cependant, il ne faudra pas oublier de regarder plus bas puisque la lutte sera acharnée avec un niveau moyen homogène. Pour essayer de faire mieux qu’une anecdotique 11e place, les Pionniers ont misé sur trois joueurs qui évoluaient en Mestis (D2 finlandaise), dont Samuel Salonen, auteur d’une excellente saison 2019-2020 avec les Chamoniards. Adversaire des Bleus au TQO de Riga avec la Hongrie, le vétéran Janos Vas va apporter son métier pour compenser les départs de Malo Ville, Benjamin Lagarde ou encore Andrei Rychagov.

Mulhouse en quête du Top 8, Cergy-Pontoise cherche la continuité

De son côté, Mulhouse souhaiterait bien décrocher un spot en playoffs, mais le 9e du dernier exercice sera sans doute encore limité. Déjà, la perte de Quentin Papillon, parti en Norvège, fait mal, et a été compensée par l’arrivée du jeune Anthony Morrone, auteur d’une belle saison en AlpsHL. Les Scorpions ont perdu plusieurs joueurs sur leurs différentes lignes (Danick Crête, Colin Campbell, Erik Robichaud…) et se sont attelés à les remplacer en puisant notamment là encore en AlpsHL avec l’arrivée des deux frères italo-canadiens, Chad et Phil Pietroniro. Le vétéran Olivier Labelle débarque lui de Bordeaux après trois belles années en Gironde. Pouvant toujours compter sur des Kevin Hecquefeuille ou Teemu Loizeau, l’équipe alsacienne devrait pouvoir se maintenir, mais cela ne sera pas une sinécure.

Au milieu de tout ça, la lutte pour les spots en playoffs sera elle alléchante. Si les quatre équipes de haut de tableau citées précédemment devraient logiquement assurer leur place, il y aura quatre autres strapontins à décrocher. Surprenant 5e pour son retour dans l’élite, Cergy-Pontoise va essayer de truster le Top 8 une nouvelle fois, même s’il faudra faire sans son meilleur buteur, Max Kalter. Jesse Pelamo et Joonas Sammalmaa ont également pris leur envol, mais les Jokers peuvent compter sur de belles recrues comme Denny Kearney (Grenoble), Tuuka Rajämaki ou encore Ryan Tait, meilleur buteur de Division 1 en titre avec les Dogs de Cholet. Le roster reste donc consistant et devrait pouvoir atteindre les objectifs du club.

Une lutte pour les playoffs qui s’annonce acharnée

De son côté, Amiens va essayer d’oublier un exercice 2020-2021 décevant, conclu à l’équilibre (11v-11D, 6e). Pour cela, les moyens ont été mis avec le recrutement de joueurs internationaux comme le Biélorusse Stanislav Lopachuk ou encore le Slovaque Klemen Pretnar. Les Gothiques ne vont donc pas être là pour faire de la figuration, et peuvent pourquoi pas espérer s’immiscer dans la lutte au podium. Septième la saison passée, Bordeaux est parti pour une saison de transition où les attentes ne seront pas forcément élevées. En misant sur un groupe rajeuni (Jules Boscq, Louis Vitou), et handicapé par la blessure de la recrue phare Austin Fyten, les Boxers cherchent à construire sur la durée un nouveau groupe pour de nouveau jouer le haut de tableau à moyen terme. Une saison réussie serait synonyme de Top 8.

Enfin, respectivement 9e et 10e de la dernière saison, Nice et Anglet vont eux tenter de se relancer avec un seul objectif clair et précis : la qualification en playoffs. Pour cela, les Aigles se sont renforcés avec une colonie finlandaise de qualité (Jesse Pelamo, Julius Valtonen, Mikael Kuronen, Jere Karlsson) tandis que dans le sens des départs, les pertes de Thomas Knotek et Peter Hrehorcak font mal. Côté Hormadi, on a mis les petits plats dans les grands, notamment au poste de gardien puisque c’est tout simplement Florian Hardy qui vient compenser le départ d’Antoine Bonvalot. Des joueurs en provenance de Mestis (Elias Karvonen, Juho Mäkelä) et de Magnus (Peter Hrehorcak, Kévin Massy, Jules Gallet) comblent les autres départs. Le mercato est donc intéressant, et donne donc de l’ambition au club basque de retrouver une place solide dans le Top 8.

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