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Arthur Fils, Luca Van Assche et Gabriel Debru : Le trio qui monte

Tom Compayrot

Publié le

Arthur Fils, Luca Van Assche et Gabriel Debru Le trio qui monte
Photo Icon Sport

TENNIS – Arthur Fils, Luca Van Assche et Gabriel Debru (tous trois âgés de 18 ans ou moins), sont en train de se démarquer des autres jeunes français et même mondiaux. Amis en dehors des courts, ils arrivent à se pousser entre eux afin d’avoir la meilleure carrière possible.

Ils peuvent être considérés comme la relève du tennis français. Arthur Fils (18 ans), Luca Van Assche (18 ans) et Gabriel Debru (17 ans) laissent entrevoir de belles promesses quant à leur avenir. Debru, plus jeune d’un an et demi que ses deux compatriotes, va disputer aujourd’hui à Cherbourg ce qui est déjà son deuxième quart de finale de Challenger en carrière. Il pourrait d’ailleurs retrouver Van Assche – qui participe aussi au tournoi – en finale si les deux y arrivent. Les destins de ces trois joueurs ne cessent de se croiser, et ce n’est sûrement que le début.

Des temps de passage excellents

Ils étaient finalistes de Roland-Garros juniors en 2021, et les voilà deux ans plus tard aux portes du top 100. Alors qu’ils n’ont qu’une saison professionnelle complète dans les jambes, Fils (117ème) et Van Assche (152ème) sont déjà dans le top 15 des meilleurs joueurs français. Leur précocité est remarquable. En ce qui concerne leur génération, ils la dominent sans partage. Aucun autre joueur dans le monde né en 2004 ne figure dans le top 400. Ils ont un temps d’avance sur tous leurs concurrents. Chez les 2005, Debru est aussi très bien classé (4ème mondial), même s’il est devancé par des phénomènes comme le Chinois Junsheng Shang. Son adaptation au monde professionnel nécessite un peu plus de temps. D’autant plus qu’il est arrivé sur le circuit Challenger quasiment sans passer par le circuit intermédiaire ITF.

Avec une telle réussite, vient forcément le jeu des comparaisons. Notamment celles avec leurs prédécesseurs, à savoir les Mousquetaires : Richard Gasquet, Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon. Ce qui ne dérange pas l’aîné des trois, Luca Van Assche, qui est « content » d’être comparé à ceux qu’il considère comme « des exemples ». Pour l’instant en tout cas, ils sont dans leurs temps, et même mieux. Seul le précoce Gasquet avait terminé avec un meilleur classement que Van Assche et Fils l’année de ses 18 ans. Les trois autres pointaient en dehors du top 200. Et à l’image de leurs aînés, les trois jeunes comptent bien se pousser entre eux pour arriver le plus haut possible.

Une rivalité amicale et bénéfique

Ces trois-là viennent aussi colmater un trou béant dans le tennis masculin français depuis les Mousquetaires. Lucas Pouille et Ugo Humbert sont les seuls tricolores nés dans les années 1990 à avoir remporté un titre ATP. Et à avoir atteint le top 30 mondial. Et ni l’un ni l’autre n’a vraiment semblé en mesure de remporter un titre majeur. Paul-Henri Mathieu, aujourd’hui en charge de la jeune génération à la FFT, parlait récemment à Ouest-France d’un « trou générationnel », qui allait « mettre quelques années à se combler. » Ce sont donc les joueurs nés dans les années 2000 qui vont prendre le relais. Gabriel Debru est confiant sur cette génération, comme il l’a expliqué à Cherbourg :

On a de la chance en France d’avoir de très bons joueurs. Pouvoir être compétitifs avec Arthur et Luca, outre le fait qu’on soit amis, c’est quand même une bonne chose. Plein de pays rêveraient d’avoir cette génération. On peut juste être fiers de nous et de ce qu’on fait.

Debru, Van Assche et Fils – qui ont notamment remporté ensemble les championnats d’Europe par équipe U18 l’été dernier – sont solidaires. Les bons résultats de l’un poussent les autres à faire pareil, voire mieux. Une relation bénéfique dont a parlé Van Assche à Cherbourg :





On s’entend super bien, on a passé des super moments ensemble. On s’entraîne très souvent ensemble, surtout avec Arthur mais aussi avec Gabriel. Ça se passe très bien, on essaye de se tirer vers le haut. J’espère qu’on percera tous les trois cette année, et qu’on sera le futur du tennis français.

Cette volonté de se tirer vers le haut était déjà présente chez les Mousquetaires. De plus, ils ne sont pas les seuls jeunes français à faire parler d’eux. Chez les 2002, Arthur Cazaux est en train de performer sur le circuit Challenger et s’approche du top 200, tandis qu’Harold Mayot et Terence Atmane ne sont pas loin derrière et ont encore du potentiel à faire valoir. Du côté des 2003, Giovanni Mpetshi Perricard, Sacha Gueymard Wayenburg et Robin Bertrand sont tous les trois dans le top 500 mondial. Bien sûr, seuls certains d’entre eux arriveront à accrocher le top 100 dans leur carrière. Mais le vivier français est talentueux et n’a rien à envier aux autres pays. Le tennis tricolore a encore de beaux jours devant lui.

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