Maryse Ewanjé-Épée : « La FFA a dit à Dimitri Bascou qu’il avait une dette envers elle »
ATHLÉTISME – Maryse Ewanjé-Épée pousse un cri du cœur pour défendre Dimitri Bascou, athlète médaillé olympique, licencié à Noisy-le-Grand, club dont elle est présidente. Bascou se retrouve en difficulté financière à dix mois des JO de Paris. Il devait toucher une modeste aide de 1 500 € en 2023, de la part de la FFA. Argent qui n’est jamais arrivé, car la fédération lui réclame le coût de ses entraînements à l’INSEP, entre 2019 et 2020. Aujourd’hui, le hurdleur se retrouve au pied du mur, alors qu’il est un candidat crédible à la qualification olympique. Elle a lancé une cagnotte participative pour aider Dimitri Bascou à financer sa saison 2023-2024.
Maryse Ewanjé-Épée – « Quand Dimitri est arrivé, je pensais que ce serait plus simple que cela de trouver des aides pour lui »
Il y a quelques jours, tu as lancé une cagnotte pour Dimitri Bascou. C’est là qu’on se rend compte qu’être médaillé olympique ne suffit pas à bien vivre.
Maryse Ewanjé-Epée (ex-recordwoman de France du saut en hauteur et présidente du club de Dimitri Bascou, le G.A Noisy-le-Grand, dit le « Gang ») : Quand il a signé dans le club de sa ville de résidence, je pensais que ce serait plus simple que cela de trouver des aides pour lui. On est passé par la voie normale, recherche de partenaires, dossiers et rencontres. Mais rien n’est sorti de cela. Au niveau institutionnel, j’ai frappé à la porte des collectivités. La mairie de Noisy-le-Grand nous a aidé à hauteur de ses moyens. Il y a de nombreuses associations dans la ville et ce que tu mets d’un côté, tu le prends de l’autre. Ils ont réglé une partie de la mutation à l’US Créteil – 4000 € – car on ne pouvait pas la payer.
Je suis allée voir le Conseil Général, qui nous a dit qu’il ne rentrait pas dans leurs critères, pour diverses raisons : trop âgé ou pas en recherche d’un emploi à un an des JO.
Effectivement, c’est de la fatigue en plus.
Dimitri s’est dit qu’il ne lui restait plus que 3-4 ans au plus haut niveau et il a fait le choix de quitter son travail. Il avait un CIP (contrat d’insertion professionnelle) et travaillait pour Eiffage Construction. Où il intervenait sur la prévention du geste sur les chantiers. C’est quelque chose qui lui plaisait énormément. Mais il couvrait l’Île-de-France et passait sa vie sur les routes, parfois dès 5h du matin, avant la prise de service des ouvriers bien sûr. Ce n’est pas compatible avec le haut niveau. En accord avec Eiffage, il a stoppé son contrat. Car il ne pouvait plus. Avec l’âge, tu ne deviens pas moins performant. Mais tu dois être plus vigilant à ce qu’il y a autour de l’entraînement. Le sommeil, l’alimentation.
Les difficultés que nous rencontrons, outre l’absence de partenaires privés, vient du fait que Dimitri n’entre plus dans les cercles de la performance définis par la fédération. Il n’est plus sur la liste ministérielle des sportifs de haut niveau, malgré son incroyable palmarès. Il n’est plus dans les tuyaux des critères d’aides de la FFA.
Maryse Ewanjé-Épée – « Quand on atteint un certain âge, il faut perfer tous les ans, pour rester sur une liste ministérielle »
Quels sont ces critères ?
La FFA propose de mettre des athlètes sur la liste et le ministère valide ou non. Des critères qui sont revus tous les ans. Et il y a deux ans, Dimitri se blesse et sort des radars. Si on ne lui donne pas une chance, il disparaît de partout. La liste « élite » concerne le champion d’Europe en titre ou les finalistes mondiaux et JO de la dernière édition (sa médaille date de 2016 et il n’est « que » demi-finaliste mondial en 2019). Il n’est plus assez jeune pour être sur les listes « espoirs ». Reste la liste « relève » ou le « collectif national » qui ne sont pas des listes qui ouvrent beaucoup de droits. Et il faut perfer tous les ans, pour rester sur une liste.
Ce qui complique les choses pour lui.
Dans chaque cercle de performance, il y a plusieurs boîtes d’entrée. Le cercle le plus haut, c’est quasiment impossible. Il faut être champion d’Europe ou dans les quatre mondiaux. Sinon, il y a la boîte « performance » accessible. Il faut faire 13.47 pour être listé « relève » ou « collectif national », et il les a faits. Par ailleurs, la liste « reconversion » est un droit pour tous les athlètes qui ont été sur les listes « élite » dans leur carrière.
Maryse Ewanjé-Épée – « La région nous a dit qu’elle avait potentiellement 10 000 € (…) Mais vu qu’il n’est pas sur les listes, ils ne peuvent rien faire »
Le club de Noisy a mis en place des choses pour lui.
Oui. Dimitri s’entraîne seul depuis cinq années. J’ai lui ai proposé d’entraîner un groupe de sprint à Noisy et ses athlètes sont aussi devenus ses partenaires d’entraînement. Des gens certes moins fort que lui. Mais il les met cinq mètres / dix mètres devant. Cela fonctionne. Tous les athlètes dont il s’occupe ont battu leur record cette saison (sourires). Et lui est revenu pratiquement à son meilleur niveau. Et s’il avait eu un peu plus de chance aux championnats de France Élite, où il fait 13.14 avec cinq mètres de vent dans le dos, le bilan aurait été encore meilleur.
On peut avoir l’impression que les athlètes sont favorisés par le vent, mais pas tant que cela sur les haies. Cela peut même être catastrophique, car on est en surmultipliée sur les haies avec une bourrasque dans le dos et on se met en danger. Quand il se blesse en finale, il est en avance à la 4e haie.
Côté sport donc, il a fait le taf. Mais côté soutiens, c’est compliqué. La région nous a dit qu’elle avait potentiellement 10 000 € à mettre sur les athlètes qui préparent les JO. Mais vu qu’il n’est pas sur les listes, ils ne peuvent rien faire. Il faut arriver à le mettre sur les listes avant cet hiver, sinon, il n’aura rien. D’où le lancement de la cagnotte, car attendre des décisions qui ne viennent pas est trop aléatoire.
Maryse Ewanjé-Épée – « Il faut penser à l’après. Qu’il puisse prévoir son avenir »
Sa bonne saison en 2023 peut ne pas suffire ?
Je n’en sais rien. Dimitri a demandé un entretien avec la FFA. Je viens de leur faire un courrier. D’abord, pour leur demander à ce qu’il soit a minima en liste « reconversion ». Évidemment, Dimitri aspire au plus haut niveau et ne compte pas se reconvertir aujourd’hui et cela peut être douloureux pour un athlète d’entendre cela. Mais être sur cette liste permet d’aller chercher des financements pour ton double-projet, et même au-delà des Jeux Olympiques.
Cela fait trois ans que Dimitri a mis sa carrière professionnelle entre parenthèses. Au-delà du risque qu’il prend cette année, il faut penser à l’après pour le sécuriser, lui permettre de vivre pleinement cette saison olympique sans angoisses inutiles. Il veut devenir naturopathe. Cela peut aussi lui permettre d’étaler sa formation, car une formation à plein temps n’a pas de sens l’année des JO. Et surtout, les financements alloués au club de l’athlète permettraient à ce dernier de le salarier, ce que nous n’avons pas les moyens de faire aujourd’hui. Dimitri qui mentalise tout, a besoin de sérénité pour performer.
Maryse Ewanjé-Épée – « La cellule haute performance lui a dit qu’elle lui attribuerait 1 500 € pour l’année. Une somme qu’il n’a jamais touchée »
D’autant qu’il y a d’autres problèmes ?
Avant même de songer à la « reconversion », je m’interroge sur les aides personnelles allouées aux top athlètes. Après sa demi-finale des championnats d’Europe cet hiver, la cellule de la haute performance a dit à Dimitri qu’on lui attribuerait 1 500 € pour la saison sur présentation de factures,comme toujours. Il a donc engagé des frais nécessaires. Sauf qu’il n’a jamais touché cette somme car il aurait une dette envers la FFA. On lui a ressorti une facture de 2019, pour s’être entraîné à l’INSEP de fin 2018 à fin 2020 !
Une grosse facture de 7 500 € incluant les accès à l’INSEP, ou encore des frais de stage national. Sauf que, je m’interroge sur le fait de faire payer l’INSEP à un athlète médaillé olympique en 2016 et encore demi-finaliste mondial en 2019 (NDLR : Et demi-finaliste européen cet hiver). Et comment est-ce possible de lui présenter la facture près de trois ans après, tout en lui indiquant qu’il n’a touché aucune de ses aides personnalisées affectées à ladite dette.
Rien n’est clair en fait. Il a eu un courriel en 2022 lui indiquant qu’on lui alloue 8 000 euros d’aides personnalisées, mais trois ans plus tard, un autre courriel affirme que c’est 1 500 euros et non 8 000, mais qu’il n’en verra pas la couleur parce qu’il a une dette ! Et il faut savoir qu’on lui facture notamment l’INSEP en 2020, alors que Dimitri est demi-finaliste mondial. Cette année-là, Dimitri est en stage à la Réunion au déclenchement du confinement, ce qui lui a coûté près de 5 000 euros. À son retour, c’est la surprise du chef !
Il n’a plus accès à l’INSEP aujourd’hui, sauf par le biais du club. C’est un peu l’aberration de l’INSEP. Tu n’y as pas accès en tant qu’individu si tu n’es pas validé par ta fédération. Mais si tu passes par des clubs qui ont des conventions, comme nous – en payant évidemment – tu peux obtenir un créneau collectif. Cela nous coûte environ 1 800 euros par an pour un groupe d’une dizaine d’athlètes, une fois par semaine l’hiver, mais on n’a pas le choix. Dimitri est « privilégié » – je plaisante – : il a accès à un créneau 2 fois par semaine.
Maryse Ewanjé-Épée – « Au moment d’envoyer la facture, on lui a dit qu’il a sa dette »
Il n’avait pas de justificatif, ni de devis ?
Non, rien, sauf quand l’athlète demande des explications. On lui sort alors une facture incompréhensible avec des vases communicants entre aide allouée et compensation de la dette ou du coût du centre d’entraînement. La FFA explique par ailleurs qu’il n’a pas « réclamé » son aide de 2021 et que la somme est perdue. Par contre, la dette, elle, n’est pas perdue. L’exercice est clos pour les primes, mais il ne l’est pas pour le dû ? À la base, il n’a jamais eu de convention qui disait : « Monsieur Bascou, vous avez attribué tant pour votre préparation. Mais sur cet argent, on en prend tant pour votre centre d’entraînement qui coûte tant ».
Et c’est donc trois ans après, alors qu’il prépare les JO sans argent, qu’on lui dit qu‘on ne peut lui rembourser aucun frais de préparation, car il a toujours une dette envers la fédération. Cela fait écho à l’histoire de Wided Atatou. C’est la même problématique. Pour être précis, on leur attribue une somme de préparation. Pour financer un kiné, un préparateur mental etc. La FFA rembourse. Dimitri, en pensant qu’il avait cette somme, s’est entouré. Au moment d’envoyer la facture, on lui a dit qu’il a une dette. Comment peut-on en arriver à cette situation ?

Maryse Ewanjé-Épée – « Si demain, un fournisseur me présente une facture sans un devis préalable, je ne vais pas payer la facture »
On a l’impression d’institutions qui fonctionnent à l’envers.
Je ne sais pas comment cela fonctionne, mais si demain, un fournisseur me présente une facture sans un devis préalable, je ne vais pas payer la facture.
Si en 2022 puis 2023, tu reçois un mail disant qu’en 2019, tu devais telle somme pour t’être entraîné à tel endroit, sans te dire au préalable combien ton entraînement allait te coûter et sur quels budgets il serait imputé, c’est compliqué. Dimitri a fait le choix de s’entraîner seul l’été 2018 (il était dans le groupe de Giscard Samba à Créteil, visé par une enquête interne) et a rencontré l’ancien DTN Patrice Gergès, en expliquant qu’il souhaitait tester sur lui-même une méthode d’entraînement (qui lui réussit pas mal !) et qu’il voulait accéder à l’INSEP, ce que Patrice valide au vu de son palmarès olympique et de son projet. Mais Dimitri se retrouve sans preuves, si ce n’est une parole donnée.
Maryse Ewanjé-Épée – « J’ai du mal à croire qu’en 2018, deux ans après la médaille olympique de Dimitri, on lui fasse payer ses entraînements »
Il aurait fallu une trace écrite…
Mais même sans traces écrites, j’ai du mal à croire qu’en 2018 et deux ans après la médaille olympique de Dimitri, on lui fasse payer ses entraînements. Et que la Fédé n’efface pas en 2023 cette ardoise, en la jugeant indécente.
À 10 mois des JO, c’est un constat terrible pour l’athlétisme français, entre cette histoire et les athlètes qui lancent leur cagnotte.
Je parle pour Dimitri, car c’est quelqu’un d’extrêmement discret. Il a voulu jouer la carte de l’humilité et faire profil bas, concentré sur ses performances car c’est un garçon qui vit, mange et dort athlé jusqu’à Paris 2024. C’est à la fin de cette saison qu’il m’a appelé catastrophé. Il m’a mise en copie de ses échanges avec la fédération. À la base, je n’étais pas au courant de cette histoire de dette. Aujourd’hui, je demande un écrit qui dit qu’en 2018, on a informé Dimitri de ses conditions de préparation, du montant de ses aides personnalisées et de leur affectation. Et surtout, j’interpelle la haute performance pour qu’elle se penche plus sérieusement sur le cas de l’un de leurs rares médaillés olympiques. C’est l’année la plus importante de sa vie. Il doit pouvoir la vivre pleinement, comme les cinq autres stars françaises de cette discipline pourvoyeuse de médailles.
Maryse Ewanjé-Épée – « Je trouve qu’il n’y a pas d’héritage fait par Ghani Yalouz »
Il arrive tout de même à se préparer sereinement ?
Il est vraiment dans l’angoisse. L’an passé, il jouait son retour après des blessures. Il a voulu mettre tout cela de côté, sans perdre son énergie. Il s’est préparé sur ses fonds personnels. Sauf qu’on arrive en fin d’année et qu’il n’a plus un sou. Il a joué le jeu et est même revenu en équipe de France. Et là, il apprend qu’il ne sera pas aidé tant que sa « dette » ne sera pas soldée.
C’est paradoxal de réclamer de la performance et ne pas être capable d’accompagner ces athlètes vers cette performance.
Je n’ai rien contre les cadres fédéraux. L’argent ne pousse pas sur les terrains d’athlé, mais le cas Bascou est tout de même choquant. Ce n’est pas comme si on avait des dizaines de médaillés olympiques.
Mais je me refuse à pointer une responsabilité, car il y a un faisceau de responsabilités. Les sports olympiques non-professionnels sont des sports pauvres. J’ai un fils qui joue en Fédérale en rugby. Il a son salaire mensuel, son appartement et son frigo rempli. Il sait qu’il peut se consacrer pleinement à son sport. En athlé, il y a des athlètes qui font des championnats d’Europe et les JO et qui ne savent pas comment ils vont remplir le frigo l’année d’avant.
Maryse Ewanjé-Épée – « Dimitri était en panique tout à coup en se rendant compte qu’il n’y arrivait plus »
Le maillot de l’équipe de France ne te garantit pas de vivre de ton sport.
C’est exactement cela et c’est cela que je veux dénoncer. Ghani Yhalouz, qui a eu une grande réussite à la tête des équipes de France de 2009 à 2017, avait mis du lien avec les athlètes. Ce n’était pas un technicien de l’athlétisme, mais il était entouré de spécialistes et surtout, il était à l’écoute. Il n’a pas fait quelque chose d’exceptionnel. Mais il a remis de la confiance au sein des équipes. Les athlètes n’avaient plus confiance en leurs dirigeants et ne parlaient plus de leurs problèmes. Il a été les voir un par un. Et leur a donné les moyens en leur disant juste : « Ne me déçois pas. Il faut que tu aies un comportement irréprochable en équipe de France. Être prêt au bon moment, ne pas arriver blessé et montrer de l’engagement aux compétitions ».
C’est vrai qu’on a ce sentiment d’athlètes qui ont peur des institutions.
C’est exactement cela et cela se ressent. Ils disent qu’ils sont en difficulté, mais s’ils parlent, ils vont être encore plus en difficulté. Dimitri a cette nature effacée et modeste qui fait que s’il se met à penser négatif et dire des mots négatifs, il va se mettre dans un processus négatif. Il travaille énormément avec sa préparatrice mentale, Elyse Lopez. Et il a besoin de voir les choses de façon positives.
Il était en panique tout à coup en se rendant compte qu’il n’y arrivait plus. Et quand il est en panique, il n’avance plus. Mais c’est le cas de beaucoup d’athlètes. Il faut leur sortir ce soucis-là de la tête. Surtout sur une discipline aussi millimétrée que les haies.
Maryse Ewanjé-Épée – « On ne peut pas du jour au lendemain transformer l’athlétisme »
On ne peut pas, comme dans les sports collectifs, leur offrir un salaire ?
Ce n’est pas possible. On ne peut pas comparer avec les sports collectifs qui sont professionnels. On ne peut pas du jour au lendemain transformer l’athlétisme. Cela a été essayé, avec une ligue qui a été absorbée. L’argent ne tombera pas du ciel, tant que l’athlétisme ne sera pas professionnel, avec des interclubs revisités, et un calendrier attractif, pour que ce soit comme le basket et le foot et que les gens y comprennent quelque chose. Tu ne peux pas faire une injonction de professionnalisation, sans droits télés et sans argent. J’en reviens au fait que l’athlétisme est un sport pauvre. L’argent d’un sport collectif comme le rugby vient en partie de la partie visible, des droits télés injectés. Nous, on n’a plus de partie visible. On l’avait un petit peu, mais maintenant, on n’a plus de médiatisation.
Alors dans l’immédiat, soit on accepte que le sport olympique numéro un avec ses 144 médailles distribuées sur 44 disciplines, hommes et femmes confondus, sera encore en bas du podium l’an prochain face à son public, soit on fait en sorte de mettre les athlètes dans de bonnes conditions. Et cela passe par un nerf méridien : l’argent. Une cagnotte est un aveu d’échec, mais rester les bras croisés n’est pas plus confortable.



Frédéric BERNARD
17 septembre 2023 à 22h28
Lorsque la ministre des sports dit ne pas comprendre et demande des explications à la fédé après la bérézina des mondiaux d’athlétisme à Budapest et cela à 1 an des JO de Paris. Il ne faut pas chercher plus loin. Quand bien même il n’y a pas que cela, il faut au moins prendre en considération l’état d’anxiété psychologique des athlètes en les installant dans un cadre d’accompagnement rassurant et confiant qui leur permet de porter leur attention et un réel engagement dans l’effort de performance qui se construit sur un temps long d’entraînement à ce niveau. On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, au même titre on ne gagne pas de titre de champion olympique ou mondiaux sans disposer de toute la sérénité nécessaire à consacrer 100% de son temps à s’y préparer sérieusement. Quel gâchis !!!
Frederic BERNARD
Psychologue du Sport
Coach mental
JM SERRA
16 septembre 2023 à 4h31
Effectivement c’est le dur constat de l’ère Gergès qui a désagrégée le peu de sérénité qui avait été construit. J’avais déjà tiré la sonnette d’alarme en 2019 mais on a préféré tout étouffer et me faire passer pour le « méchant » dysfonctionnant.
On ne récolte que ce que l’on sème.
C’est bien dommage pour Dimitri qui est un charmant garçon dont le potentiel mental est grand quand il est serein, les résultats suivent.
Malheureusement des cas comme lui il y en a pléthore dans cette fédération qui bien que centenaire n’apprend rien de ses erreurs ou de ses errances. Paris 2024 s’annonce très sombre pour notre Athlé national