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Rugby à XV

Pro D2 : Les favoris de la saison 2024-2025

Etienne Goursaud

Publié le

Pro D2 Les favoris de la saison 2024-2025
Photo Icon Sport

PRO D2 2024-2025 – Antichambre de l’élite du rugby français, la Pro D2 promet d’être une nouvelle fois dense cette saison. Focus sur les favoris.

Oyonnax, favori logique

Habitué à faire l’ascenseur Top 14/Pro D2, Oyonnax, qui n’a pas tenu la cadence dans l’élite du rugby français la saison passée, reste sans doute le favori pour remonter, dans une formule de Pro D2 sans aucune montée directe et où le vainqueur de la finale accède directement en Top 14. Les Aindinois ont recruté quelques joueurs d’expérience. On pense forcément à Zack Holmes (34 ans), qui vient de l’UBB et qui a connu le plus haut niveau du rugby français. Vasil Lobzhanidze, Maëlan Rabut, Antoine Miquel et Paulo Tafili, tous joueurs de Top 14, renforcent également les Oyomen.

Détenteur du record de points en Pro D2 (111 en 2022-2023), Oyonnax est une équipe qui ne se laisse que rarement abattre en cas de coup dur. Néanmoins, il y a quelques départs qui vont aussi peser. Les deux ouvreurs Jules Soulan et Domingo Miotti, ainsi que Charlie Cassang et Théo Millet, ont quitté le navire oyonnaxien. Malgré tout, Oyonnax semble armé pour terminer à l’une des deux premières places, directement qualificatives en demi-finales.

Provence Rugby et le CA Brive, les deux autres mastodontes

Néanmoins, l’exemple du CA Brive doit inciter tout le monde à la prudence. Relégués en 2022-2023, les Brivistes étaient les grands favoris à la remontée directe. Et après une saison compliquée, ils ont bien failli ne même pas accéder aux barrages. Et n’ont jamais vraiment pesé sur la lutte à la montée. Malgré un effectif pléthorique et très peu de départs après la relégation du Top 14. Un effectif qui a évolué à l’intersaison. Avec la recrue de la star anglaise Courtney Lawes, 35 ans et 105 sélections avec le XV de la Rose. Le championnat de France, qui a attiré de nombreuses stars anglaises cet été. Un renfort de poids dans le paquet d’avants des Corréziens. Qui ont également recruté Konstantine Mikautadze. Pour l’heure, les Brivistes ont encore Léo Carbonneau dans leurs rangs. Mais le jeune demi-de-mêlée est courtisé par le Racing 92.

Comme Vannes, Provence Rugby est une équipe qui s’est considérablement structurée depuis sa montée en 2017. Ils viennent de prolonger leur entraîneur des trois-quarts, Julien Dupuy, pour deux saisons supplémentaires. La saison passée, ce sont eux qui ont terminé à la première place de la saison régulière. Avant de coincer en demi-finale, face à de surprenants Grenoblois (22-23), qui ont bien failli accéder en Top 14. Avec des arrivées d’envergure comme Jules Plisson et George North, mais aussi de joueurs expérimentés de Pro D2, comme Thomas Sauveterre, le recrutement des Provençaux est celui d’une équipe qui veut monter en Top 14. Possédant désormais une expérience des phases finales. Un passage et un échec souvent obligés pour continuer de grandir.

Dax et Béziers, des surprises éphémères ?

Troisième de la dernière saison, sa meilleure place depuis la descente de Top 14, et une première qualification en phase finale depuis 2017-2018, la saison sera sans doute plus difficile pour l’AS Béziers. Qui a perdu Raffaele Costa Storti, meilleur marqueur d’essais de Pro D2, reparti au Stade Français. À voir comment les arrivées arriveront à prolonger le projet de jeu absolument exceptionnel, proposé par cette équipe la saison passée. Promue et 5e de Pro D2, l’US Dax a cassé la baraque, réalisant un parcours complètement fou pour un promu à qui on promettait quasiment une descente directe en Nationale. Les Landais seront bien plus attendus cette saison. Les matchs seront sans doute plus accrochés, sans cet effet de surprise et cette dynamique folle créée par cette équipe.



Parmi les habitués de la phase finale, Mont-de-Marsan ou encore Agen seront une nouvelle fois des candidats plus que crédibles à la qualification en playoffs. Et plus si affinités. Le FC Grenoble, énorme rouleau-compresseur en fin de saison passée, a été à 10 minutes d’une montée en Top 14. Le club isérois continue néanmoins de marcher sur des œufs, avec des finances encore une fois précaires. Il ne faudra pas enterrer Nevers, club habitué à jouer le haut de tableau, mais sans réussir à être totalement candidat à la montée en Top 14.



Colomiers est également une des équipes fortes de ce championnat, même si un lent déclin semble être déjà installé dans le club de la banlieue de Toulouse. Biarritz, qui a frôlé la catastrophe d’une relégation en Nationale, marche aussi sur une corde, tandis qu’il faudra se méfier de Soyaux-Angoulême et de son trois-quarts anglais Jonny May. Si tant est que les Angoumoisins se décident enfin à débuter bien une saison de Pro D2, ce qui n’a pas été le cas sur leurs trois derniers exercices à ce niveau-là.

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